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Au milieu d'un rêve éveillé, Desharnais tente de rester posé

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Après avoir bousillé une superbe première période lundi soir et ainsi perdu un deuxième match de suite, l'heure n'est pas à la panique à Edmonton. Si Martin Saint-Louis était l'entraîneur des Oilers, il dirait certainement que son club s'est tiré lui-même dans le pied et c'est un peu ce que pense la bande à Connor McDavid mais on le verbalise différemment.

« Les Stars sont sortis forts et on a joué sur nos talons. On a arrêté de faire les petites choses qui nous avait permis de connaître une super bonne première période, a expliqué le défenseur québécois Vincent Desharnais, au lendemain de la défaite crève-cœur encaissée à domicile. On l'a fait aussi contre Vancouver et il faut jouer une partie complète de soixante minutes. Dallas a trop une bonne équipe pour qu'on s'assoit pour un dix ou quinze minutes. »

Malgré tout leur talent, les Oilers n'ont pas accédé à la finale d'association sans traverser quelques moments d'adversité. En deuxième ronde, en retard 2-3 face aux Canucks, ils ont sauvé leur peau. Cette fois-ci, la situation se veut moins inquiétante et l'heure n'est pas à la panique. Sauf qu'en même temps, il demeure impératif de revenir avec une victoire, mercredi soir, au Rogers Place.

« C'est de ça que l'on a discuté hier et aujourd'hui. Il faut rester calmes. On ne se fait pas dominer par les Stars. On se fait mal nous-mêmes, a résumé Desharnais après le léger entraînement optionnel de mardi midi. Les trois buts sans réplique qu'ils ont marqué en deuxième période, c'est le résultat d'erreurs de notre part. C'est positif, ce n'est pas un problème parce que Dallas est trop bon ou qu'ils sont meilleurs que nous. Ça, ça serait une autre histoire. On est capable de jouer avec eux et on l'a prouvé, il suffit de le faire pendant soixante minutes et non seulement cinquante ou quarante-cinq minutes. Si tu leur donne dix minutes, ils en auront assez pour se sauver avec la partie. »

Desharnais vit le rêve

Pendant que son coéquipier Darnell Nurse est visé par les partisans en raison de sa fiche de moins douze en quinze parties, Vincent Desharnais offre des minutes de qualité à son équipe, loin des réflecteurs. Lundi soir, il s'est toutefois retrouvé près de faire les manchettes et peut-être même jouer les héros quand son tir a frappé le poteau alors que les deux clubs se retrouvaient à égalité, en milieu de troisième période.

« C'est l'histoire de mes séries, rigole le colosse de six pieds et sept pouces. J'ai l'impression que j'ai des chances et que ce n'est jamais très loin mais c'est de plus en plus proche. J'espère que la prochaine va rentrer »

Si le sympathique défenseur avait réussi à inscrire son premier but en carrière en séries lundi soir, il aurait pu partager ce précieux moment avec ses parents Jacques et Josée qui assistaient au match, tout comme son agent Philippe Lecavalier.

« C'est cool d'avoir mes parents ici, qui vivent ce rêve-là avec moi, avoue-t-il avec des yeux brillants de bonheur. C'est un rêve pour moi! Si tu m'avais dit, il y a cinq ans, que j'allais me retrouver en Finale de l'association de l'ouest, j'aurais ris et je ne t'aurais probablement pas cru! En grandissant, je regardais les playoffs et je trouvais ça incroyable l'intensité et c'est moi qui le vit maintenant. D'avoir mes parents qui sont ici, eux qui ont tellement sacrifier de choses pour moi, qui sont ici pour deux ou trois matchs à chaque ronde, c'est vraiment spécial. C'est plus agréable quand on gagne, en espérant que demain on puisse célébrer une petite victoire ensemble. »

Et on leur souhaite de célébrer beaucoup plus qu'un gain dans le quatrième match!