John Chayka ne s’est pas éternisé avant de se prononcer. Craig Berube n’est pas son homme derrière le banc des Maple Leafs de Toronto.
Chayka s’est toutefois bien gardé d’offrir des détails mercredi devant les médias sur un profil précis qu’il recherchait chez d’éventuels candidats. Il n’a d’ailleurs pas offert d’échéancier pour dénicher le successeur à Berube. Le DG a toutefois laissé entendre que l’expérience serait à considérer pour le marché torontois, mais qu’il prendra son temps pour arriver à l’embauche finale.
« Nous aurons un processus en place et nous allons faire nos devoirs avec une vaste recherche, a précisé Chayka. Nous allons prendre notre temps et c’est la décision la plus cruciale pour un directeur général. »
« Nous allons parler aux plus de gens possibles. D’un point de vue plus général, je pense que l’expérience, celle de la LNH dans de plus gros marchés, peut être un atout, mais je n’écarterai rien à ce stade », a-t-il ajouté au sujets de candidats pour le poste d’entraîneur-chef à Toronto.
En voici cinq qui ont le potentiel de le devenir et à qui il pourrait (devrait) songer pour assumer les fonctions d’entraîneur-chef qu’il a maintenant à pourvoir.
L’incontournable
Bruce Cassidy
Le candidat no 1. Pour pas mal n’importe quel club de la LNH à la recherche d’un nouvel entraîneur-chef. Même avec Kris Knoblauch encore aux commandes derrière le banc, les Oilers d’Edmonton auraient tenté une approche avant de se buter au refus des Golden Knights de Vegas de leur faire cette faveur. Cassidy étant encore sous contrat pour un an malgré son congédiement en mars dernier, les Knights ont tous les droits de faire la vie dure à leurs rivaux de division. Le seraient-ils avec un adversaire de l’autre association?
À Chayka de s’informer. Car avec un candidat de la trempe de Cassidy potentiellement disponible, il en a à tout le moins l’obligation. Cassidy n’a jamais raté les séries en neuf saisons passées aux commandes d’un club de la LNH, remportant notamment la coupe Stanley en 2023 à Vegas et menant les Bruins de Boston à la finale en 2019.
Le vieux routier
Peter Laviolette
Si Chayka décidait comme plusieurs de ses confrères de prioriser l’expérience, Peter Laviolette risque d’être convoqué en entrevue. Avec 1594 matchs dirigés pour six clubs de la LNH, l’homme de 61 a tout vécu. Seuls huit entraîneurs de carrière peuvent se vanter d’avoir passé plus de temps que lui derrière un banc du circuit et quatre d’entre eux sont toujours en devoir (Paul Maurice, Lindy Ruff, Joel Quenneville, Torotorella). Son unique conquête de la coupe Stanley ne date pas d’hier – en 2006 avec les Hurricanes de la Caroline –, mais il a mené les Flyers de Philadelphie (2010) et les Predators de Nashville (2017) en finale.
Si le profil de l’expérience est véritablement un « atout » aux yeux de Chayka, nous nous permettons d’ajouter Dean Evason à la liste des candidats à considérer. Lui aussi âgé de 61 ans, Evason a dirigé un club de la LNH lors des sept dernières saisons avant d’être congédié en janvier dernier par les Blue Jackets de Columbus. Avant son séjour en Ohio, Evason a mené le Wild du Minnesota en séries en quatre occasions, sans toutefois ne jamais franchir le premier tour.
Le prochain
Manny Malhotra
Ça ne semble être qu’une question de temps. Manny Malhotra dirigera avant longtemps dans la LNH. Reste à voir qui lui offrira sa première chance. Les compétences de l’ancien joueur de centre ne font plus de doutes, lui qui fait ses classes depuis deux ans avec le club-école des Canucks de Vancouver, le menant l’an dernier à la conquête de la coupe Calder. Adam Foote est toujours l’entraîneur-chef des Canucks, mais le président des opérations hockey du club, Jim Rutherford, a récemment laissé entendre que le statut de Foote sera prochainement décidé par le nouveau directeur général qui reste à être embauché. Advenant un congédiement de Foote, Malhotra serait un candidat logique à sa succession.
À moins que les Leafs ne leur coupent l’herbe sous les pieds. Certes peu expérimenté, Malhotra connaît le marché torontois pour y avoir assumé les fonctions d’entraîneur adjoint de Sheldon Keefe pendant quatre ans. Avant ce séjour, Malhotra a occupé les mêmes fonctions chez les Canucks pendant trois ans sous la direction de Travis Green.
Amenez-en de la pression!
Patrick Roy
Ne dirige pas qui veut dans le marché torontois. La pression devient vite suffocante et il faut avoir la « couenne » dure pour y survivre. Les mandats de Patrick Roy derrière des bancs de la LNH n’ont pas été couronnés de grands succès, mais existe-t-il un candidat plus qualifié que Patrick Roy pour se boucher les oreilles et s’isoler des bruits ambiants?
Après un séjour de trois ans avec l’Avalanche du Colorado, le membre du Temple de la renommée a dû patienter sept ans avant de faire son grand retour dans la LNH chez les Islanders de New York, prouvant qu’il fait encore partie de la conversation.
L’est-il encore même s’il n’est pas parvenu à ramener les Islanders de New York en séries?
Le gagnant
David Carle
Difficile de trouver un entraîneur plus habitué aux championnats dans les dernières années. Depuis huit ans aux commandes du programme des Pioneers de l’Université Denver dans la NCAA, Carle y a remporté trois des quatre derniers titres nationaux, dont le plus récent. À cela s’ajoutent ses deux médailles d’or lors des deux plus récentes éditions du Mondial junior à titre d’entraîneur-chef de la sélection américaine.
Un profil qui attire depuis quelque temps déjà l’attention des directeurs généraux de la LNH. Avant le début de la plus récente saison de ses Pioneers, Carle a signé une prolongation de contrat de plusieurs années après avoir été considéré pour les postes vacants chez les Blackhawks de Chicago et les Ducks d’Anaheim l’été dernier.







