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Avenir de Bergevin : Robitaille prêt à toute éventualité

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Après Blake, Robitaille verra-t-il partir Bergevin? Entrevue avec le président des Kings, Luc Robitaille.

Que Marc Bergevin décroche ou non le poste vacant de directeur général des Islanders de New York au cours des prochains jours, Luc Robitaille aura de quoi se réjouir.

De passage en entrevue au 5 à 7 jeudi, le président des Kings de Los Angeles a mentionné être préparé à toute éventualité en ce qui a trait au processus d'embauche d'un successeur à Lou Lamoriello à New York.

« Notre nouveau directeur général Ken Holland connaît très bien Marc. Ils ont travaillé ensemble ces dernières années, je crois que c'était en 2016 au sein [d'Équipe Canada]. Il a bien épaulé Rob Blake, et je sais que Ken veut travailler avec Marc. Dans la vie, tu n'as pas toujours des opportunités de ce genre, et si Marc obtient le poste avec les Islanders, je vais être très content pour lui et fier de lui, en sachant qu'il va faire une job exceptionnelle. Si ça ne fonctionne pas, on va être aussi bien heureux qu'il revienne avec nous. »

L'annonce de l'arrivée en poste de Holland a fait suite à la décision de l'ancien joueur des Kings Rob Blake de délaisser ses fonctions, peu après la quatrième élimination consécutive de son club au premier tour des séries, chaque fois contre les mêmes adversaires, les Oilers d'Edmonton.

« Ce n'est jamais facile, a observé Robitaille. Il y a beaucoup de passion dans le monde du hockey professionnel. D'un point de vue extérieur, c'est facile pour les gens de dire ‘Ils devraient ça et non ça'. Mais beaucoup de choses peuvent arriver, et un DG a près de 100 employés à gérer. Il y a de la pression, et on apprécie ce que Rob a fait pour nous. Comme il l'a dit lui-même, c'était peut-être préférable qu'il y ait une nouvelle voix pour l'organisation. »

Blake, qui a porté les couleurs des Kings de 1990 à 2001, n'entretient aucune rancoeur après avoir tourné cette page dans son après-carrière.

« On va continuer d'être de bons amis. Il a soupé avec Ken il y a quelques jours, et je suis allé déjeuner avec lui pas plus tard qu'hier. C'est simplement qu'il voyait ça comme la meilleure décision d'un point de vue personnel, autant que du point de vue de l'équipe. Il va toujours avoir à cœur le succès des Kings. »

Le vaste bagage d'expérience de Holland, triple vainqueur de la coupe Stanley (en 1998, 2002 et 2008) et finaliste à quelques reprises, n'est évidemment pas étranger à sa récente nomination.

« Notre équipe, on sait où elle se trouve, et on essaie toujours d'enclencher vers l'étape suivante. Ken est un gars qui connaît le cheminement requis pour bâtir un club gagnant. Il y a des manipulations à faire pour améliorer notre équipe, et il saura quoi faire avec ça. Son expérience, et pas seulement avec Detroit, mais aussi avec Edmonton, où il a fait beaucoup ces cinq dernières années. À son arrivée, c'était l'équipe de deux des meilleurs joueurs au monde. Mais il a construit autour de ça et ajouté des joueurs de caractère qui ont aidé à faire des Oilers la puissance qu'ils forment aujourd'hui.

Robitaille a blagué à l'effet que sa mise sous contrat par Holland au tournant des années 2000 avec les Red Wings avait aussi fait une différence dans le processus d'embauche.

« Je lui ai dit que ça avait été sa meilleure décision en carrière! Un vrai coup de génie! », a plaisanté Lucky Luke.

Malgré une récolte honorable de 48 victoires et 105 points au classement, il continue de manquer un ingrédient ou deux pour les Californiens. De l'avis du président, il est difficile d'identifier précisément ce qui permettrait aux Kings d'avancer au-delà du premier tour éliminatoire, et de mettre fin à cette fâcheuse séquence d'exclusions rapides une fois arrivé le printemps.

« On ne bâtit pas une équipe en fonction de battre les Oilers. C'est difficile en soi de participer aux séries, et on l'a, le succès une fois entrés en éliminatoires, ce n'est rien d'assuré non plus. Il faut s'améliorer année après année. (…) Cette année, on a gagné les deux premiers matchs et on était très proches dans les deux suivants. Il faudrait développer cet instinct du tueur, et nos ajouts de personnel vont s'aligner vers ce besoin-là. »

Finalement, Robitaille ne s'est pas fait prier pour vanter les mérites du centre québécois Phillip Danault, qui vient de conclure sa quatrième année à L.A.

« Je regardais justement son match avec le Canada aux Mondiaux avant de vous parler. On est réellement contents de l'avoir avec nous autres. C'est un joueur fiable, qui joue toujours bien en éliminatoires. Avec des gars comme Danault, tu gagnes. Notre équipe s'améliore chaque année, et il est toujours une grosse partie de ça. Plus le match a de gros enjeux, plus il performe », a-t-il insisté.