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McDavid : la coupe et rien d’autre

Publié le 

Connor McDavid

EDMONTON - Lorsque Stan Bowman, tout juste embauché par les Oilers d'Edmonton, a visité son capitaine et joueur de franchise en guise de première mission à titre de directeur général, Connor McDavid ne lui a parlé que d'une chose: de la coupe Stanley.

« Il m'a dit que la seule chose qui comptait à ses yeux était de la gagner », a lancé Stan Bowman en ouverture de la journée des médias mettant la table à la grande finale qui opposera à compter de mercredi ses Oilers aux Panthers venus de la Floride.

Aux dires de Bowman, McDavid est en mission afin de réaliser cet objectif.

« Il m'impressionne depuis toujours avec tout ce qu'il est en mesure de faire sur la patinoire, mais je suis à court de superlatifs pour exprimer son désir de gagner et les moyens qu'il prend pour mener notre équipe aux grands honneurs. Il reste quatre victoires à remporter et il est en mission pour y arriver », que le directeur général des Oilers a poursuivi.

Beaucoup plus flamboyant sur la patinoire que devant les journalistes, Connor McDavid a insisté sur l'importance de se retrouver en territoire connu pour maximiser les chances de son équipe de sortir gagnant de la finale de la coupe Stanley plutôt que de la voir leur filer entre les doigts lors d'un septième match. Comme c'est arrivé l'an dernier.

« Tout est plus normal cette année. C'est moins gros, moins dramatique, moins impressionnant que l'an dernier  »,a convenu McDavid avec satisfaction.

« L'an dernier, la pression de me retrouver en finale de la coupe Stanley pour la première fois était tellement intense qu'il était difficile de dormir certaines nuits. Je peinais parfois à faire ma sieste les après-midi de matchs. C'était même parfois difficile de manger », a renchéri le gardien Stuart Skinner.

Déception encore palpable

Skinner, comme ses coéquipiers Leon Draisaitl, Corey Perry, Mattias Ekholm et Evan Bouchard a mis bien du temps à balayer du revers de la main la déception associée à la défaite en sept matchs aux mains des Panthers l'été dernier.

De fait, cette déception est encore palpable. La blessure est même encore vive.

« Je vais composer avec cette déception toute ma vie », a d'ailleurs insisté Leon Draisaitl.

« Ça fait encore mal », a ajouté Ekholm.

Deuxième tête du monstre qui donne le ton chez les Oilers, Leon Draisaitl assure toutefois que lui et ses coéquipiers doivent tirer profit de la déception associée à la défaite de l'an dernier. Qu'ils doivent éviter que la soif de vengeance devienne un mal bien plus qu'un bien.

« Il y a du positif à tirer de l'an dernier alors que nous nous sommes rendus jusqu'à un septième match de finale de la coupe Stanley. Il n'y a pas grand-chose de gros. L'expérience acquise l'an dernier est inestimable et on devra la mettre à profit », a ajouté l'Allemand qui affiche sept buts et 25 points en 16 matchs. Un but de plus et un point de moins que Connor McDavid qui trône au sommet des marqueurs depuis le début des séries.

Draisaitl a aussi impressionné en deuxième ronde contre les Golden Knights de Las Vegas et en finale d'Association contre les Stars de Dallas alors qu'il a obtenu les mandats de ralentir les Jack Eichel et Mikko Rantanen. Des mandats qu'il a relevés avec brio. Ce qui a contribué aux victoires des Oilers en cinq petites parties.

Corey Perry qui a perdu une quatrième finale de la coupe Stanley l'an dernier – il avait perdu avec le Canadien, contre Tampa, avec le Lightning contre Colorado, et avec les Stars encore contre Tampa – est tout aussi convaincu que son coéquipier Draisaitl que les leçons acquises il y a 12 mois pourront aider les Oilers a changé le cours de la finale cette année.

Skinner : imperméable aux critiques

S'il est acquis dans le camp des Oilers que McDavid et Draisaitl seront les fers de lance de l'attaque, que Corey Perry mettra son expérience au service de ses coéquipiers pour contrer la robustesse des Panthers, que Mattias Ekholm renforcera la brigade défensive tout comme l'ancien du Canadien Brett Kulak qui joue le meilleur hockey de sa carrière afin d'aider Evan Bouchard à contribuer offensivement comme il en est capable, des doutes subsistent à l'endroit de Stuart Skinner.

Les Oilers pourront-ils compter sur le gardien qui a été sensationnel en finale de l'Ouest aux dépens des Stars de Dallas – huit buts accordés en cinq matchs et cinq seulement lors des quatre dernières parties toutes gagnées par les Oilers – ou devront-ils composer avec celui qui a été trop généreux à l'endroit des Kings de Los Angeles en première ronde accordant 12 buts en deux matchs avant d'être chassé de son filet?

La réponse à cette question aura un impact prépondérant sur l'issue de la grande finale.

« Stuart a été critiqué démesurément comme c'est souvent le cas avec les gardiens. Car s'ils commentent une erreur ou qu'ils sont généreux, ça donne un but. Stuart a une qualité essentielle pour un gardien. Il est capable de ne pas se laisser hanter par une contre-performance. Il l'a très bien démontré lors de la dernière ronde et nous avons une grande confiance en lui », a assuré Stan Bowman.

Une confiance partagée par Leon Draisaitl.

« Tous les joueurs de hockey commentent des erreurs. Tous les joueurs connaissent des mauvais matchs. Ça m'arrive, ça arrive à Connor. C'est aussi arrivé à «Stuwie». Mais quand il (Stuart Skinner) connaît un mauvais match, nous avons qu'il sera en mesure de se reprendre. C'est pour ça qu'il profite de la confiance de tout le monde dans notre vestiaire », a assuré l'Allemand.

Stuart Skinner Stuart Skinner

Le principal intéressé reste de marbre face à la pression associée au rôle clef qu'il jouera à compter de mercredi. Il sait aussi ne pas laisser les résultats miner sa confiance, ou fausser les données.

« J'ai déjà accordé cinq buts dans un match alors que je me sentais très bien et que je savais que j'avais non seulement disputé un bon match, mais que je n'avais rien à me reprocher. D'autres soirs, je savais que j'avais disputé une vilaine partie même si je n'avais accordé qu'un but ou que j'avais blanchi l'adversaire. Il y a beaucoup de choses qui se passent devant le but. Il y a des bâtons et des jambières qui peuvent tout changer. Tout ce qui compte pour moi, c'est d'offrir à mes coéquipiers la performance nécessaire pour contribuer à la victoire. »

Si Stuart Skinner tient promesse, les Oilers mousseront leurs chances de rapatrier la coupe Stanley au Canadien pour la première fois depuis que le Canadien l'a fait en 1993. Et Connor McDavid pourra réaliser ce qui lui reste à réaliser dans la LNH : soulever la coupe Stanley.