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Une longue pause qui n’a pas dérangé la Victoire

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Si plusieurs craignaient que la pause de plus d’une dizaine de jours dont a profité la Victoire de Montréal après avoir obtenu son premier succès de la saison freine son erre d’aller, l’appréhension a finalement cédé la place à la sérénité dimanche après-midi à la Place Bell.

Grâce à un effort soutenu et du jeu particulièrement robuste le long des rampes, la Victoire a enregistré son deuxième gain de la saison en battant les Sceptres de Toronto 3-1. Un drôle de match qui aurait cependant pu basculer à des moments précis, mais encore une fois, la gardienne de but Ann-Renée Desbiens a fermé la porte lorsque cela s’est avéré nécessaire.

En effet, les choses n’ont pas été aussi simples que le laissent croire la marque finale et la domination de 30-22 au chapitre des lancers. À commencer par cette longue séquence de 7:42 sans interruption commencée dès la première minute de jeu et qui s’est déroulée essentiellement dans le territoire de la Victoire, mais dont les Sceptres n’ont pas pu profiter.

Mais c’est véritablement pendant plus d’une minute en infériorité numérique à cinq contre trois en troisième période que Desbiens a encore une fois démontré toute l’étendue de son talent. C’est d’ailleurs au cours de ce dernier tiers qu’elle a réussi douze de ses arrêts, dont un particulièrement éclatant aux dépens d’Ella Shleton, qui en fera d’atroces cauchemars.

Un contraste frappant avec la première période au cours de laquelle il n’a reçu que trois tirs.

« Elle a vraiment été incroyable », a dit l’entraîneuse-chef de la Victoire Kori Cheverie au sujet de sa gardienne. Elle nous donne une chance de gagner à chaque match, mais surtout de pratiquer le style de jeu que nous désirons. Elle a été extraordinaire à cinq contre trois. »

« J’ai été habituée à ces matchs-là (où elle reçoit peu de lancers, NDLR) avec l’Université du Wisconsin et l’équipe canadienne, a continué Desbiens. J’essaie de rester la plus engagée possible en parlant à mes coéquipières pour être prête à faire des arrêts aux moments clés.

« Mais si j’ai reçu aussi peu de tirs, c’est parce que les joueuses ont bien joué devant moi. »

Hormis les deux grands moments décrits précédemment, la Victoire a contrôlé le rythme de la rencontre en frappant durement les joueuses des Sceptres, dont au moins deux ont mis un peu de temps avant de se relever en raison de la force du choc qui avait été subi.

Plusieurs patineuses de la Victoire ont d’ailleurs mis l’épaule à la roue à ce chapitre. Leurs adversaires ont ainsi eu beaucoup de mal à s’imposer pour récupérer les rondelles libres.

« C’est l’un de nos objectifs d’être physiques et d’être une équipe difficile à affronter », a expliqué Laura Stacey, qui a marqué un but et qui aurait obtenu une passe n’eut été que le filet inscrit par Marie-Philip Poulin au premier engagement avec le patin – ne fut pas refusé.

« Travailler sur notre jeu physique a représenté une grande part de notre saison morte et de notre camp d’entraînement. C’est gros pour nous que nos adversaires le reconnaissent. »

« Les joueuses de la Victoire ont été nettement plus physiques qu’elles ne l’ont jamais été en trois saisons, avait précédemment avoué l’entraîneur-chef des Sceptres Troy Ryan. Malheureusement, nous n’avons pas été capables de répondre adéquatement à tout cela. »

« Nous savions que cela serait un match difficile, mais nous n’avons pas été en mesure d’égaler leur niveau de compétitivité, a ajouté l’attaquante Renata Fast. Il aurait fallu essayer de les faire jouer sur les talons, mais nous n’avons cependant pas réussi à le faire. »

Kati Tabin, à l’origine d’un gênant revirement qui a commencé la séquence sans arrêt de jeu en début de match avant d’y mettre fin en marquant, ainsi que Hayley Scamurra, ont été les autres buteuses de la Victoire. Emma Gentry a assuré la répliqué des Sceptres et surtout redonné espoir à son équipe en réduisant l’écart à 2-1 en début de troisième, avant que Stacey ne redonne une priorité de deux buts à la Victoire lors d’une supériorité numérique. Dubois a finalement fermé les livres se dressant devant les attaques répétées des Sceptres.

« Nous avions une chance unique de revenir dans le match, mais nous n’avons pas été en mesure d’en profiter, a conclu Fast. Nous étions capables de bien faire bouger la rondelle en la faisant circuler autour du filet, mais nous n’avons pas pris suffisamment de lancers. »

« Leur pause a peut-être été salutaire pour resserrer certaines choses, a renchéri Ryan. La Victoire avait vraiment l’air d’un club qui tenait à aller chercher les trois points aujourd’hui. »

D’ici à ce que les matchs s’enchaînent pendant les Fêtes, la Victoire et toutes les équipes de la Ligue professionnelle de hockey profiteront d’un congé de dix jours pendant la pause internationale. Les meilleures joueuses de chaque pays rejoindront leur équipe nationale afin de s’entraîner en préparation des Jeux olympiques de Milan Cortina en février 2026.

La Victoire retrouvera les Sceptres le 17 décembre, à Halifax, avant d’affronter les Goldeneyes à Vancouver le 20 et le Torrent à Seattle le 23. L’équipe montréalaise sera finalement de retour devant ses partisans le 27, au Centre Bell, pour accueillir les Sceptres.