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La capitaine se lève - encore - au moment opportun

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Frost 0 - Victoire 1 (3e prolongation)

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Capitaine Clutch couronne un effort collectif

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Poulin fait la différence en 3e période de prolongation!

Poulin fait la différence en 3e période de prolongation!

« Je ne sais pas comment elle m'a vu avec son œil au beurre noir! »

« Je ne sais pas comment elle m'a vu avec son œil au beurre noir! »

C’est une scène que ceux et celles qui suivent le hockey féminin ont vue à maintes reprises depuis près d’une vingtaine d’années et dont personne ne s’est jamais officiellement lassé : un but de Marie-Philip Poulin à un moment déterminant qui procure la victoire à son équipe.

Cette fois, c’est au début de la 3e période de prolongation du 2e match de la série demi-finale entre la Victoire de Montréal et le Frost du Minnesota que l’opportuniste capitaine a brillé. Une réussite qui a ainsi permis aux locales de l’emporter 1-0, mardi soir à la Place Bell, et de niveler les chances dans la confrontation, plutôt que de faire face à l’élimination.

Postée en plein milieu du cercle des mises en jeu à la gauche de la gardienne du Frost Maddie Rooney, Poulin a accepté une passe transversale d’Abby Roque avant de marquer son premier but des présentes éliminatoires grâce à un solide tir frappé dans le bas du filet.

Le but de Poulin – inscrit pendant la 105e minute de jeu, à 4:02 de la 3e prolongation très précisément – était le 52e tir que la Victoire dirigeait en direction de la cage du Frost. Sur la séquence, les 5 patineuses ont touché au disque et c’est pourquoi l’attaquante québécoise a irréfutablement refusé de s’accorder le moindre crédit pour son important filet vainqueur.

« Je suis super contente, mais il s’agit d’un effort d’équipe, a rappelé Poulin. Avec l’énergie qu’il y avait sur le banc, “shift” après “shift”, on savait que ç’allait finir par arriver et que la série n’était pas finie. L’atmosphère était juste incroyable. On savait ce qu’on avait à faire.  

« On savait que ça n’allait pas être facile, mais on s’entraîne très fort et ç’a vraiment paru ce soir. Une ligne après l’autre, on gardait la rondelle dans leur territoire. On les a épuisées. »

Contrairement à la première rencontre de la série qui s’était terminée 5-4, également en prolongation, à la faveur du Frost, la Victoire a nettement été plus en contrôle de l’action.

Les Montréalaises avaient beaucoup de mal à composer avec la pression exercée par les joueuses du Frost, en particulier Britta Curl-Salemme, et plus de dix minutes s’étaient écoulées entre leurs deux premiers lancers au commencement du premier tiers, samedi.

Mais comme l’attaquante a été suspendue un match pour sa mise en échec à la tête de Kaitlin Willoughby, son absence s’est clairement fait sentir mardi soir. Plus à l’aise, les joueuses de la Victoire ont multiplié les occasions de marquer pendant toute la rencontre.

Poulin et Laura Stacey ont évidemment eu quelques-unes, mais rien à comparer à Dara Greig, dont aucun des cinq tirs n’est parvenu à se frayer un chemin derrière Rooney. Elle est passée bien près de donner la victoire à son équipe au début de la deuxième prolongation, mais le tir de la pointe de Maggie Flaherty qu’elle a fait dévier a toutefois touché le poteau.

« Les deux équipes ont joué un excellent match, mais nous étions meilleures plus le match avançait, a analysé l’entraîneuse-chef de la Victoire Kori Cheverie. Je crois que nous avons enfin présenté notre vrai visage. Je suis vraiment très, très heureuse de notre performance. »

À l’autre bout de la patinoire, Ann-Renée Desbiens s’est formidablement bien rachetée à la suite d’une rare prestation en dents de scie dans le premier match. Elle n’a pas été aussi durement mise à l’épreuve que sa vis-à-vis, mais a su s’imposer dans des moments clés.

Au cours des deux premières périodes de prolongation, Desbiens s’est souvent retrouvée de longs moments sans recevoir de tir et aurait pu se faire surprendre lorsque Kelly Pannek est notamment entrée en territoire montréalais à pleine vapeur avant d’effectuer un lancer.

« Je n’étais vraiment pas inquiète après le dernier match, car je n’ai pas l’habitude d’aligner les mauvaises performances, a mentionné Desbiens, qui a réussi 38 arrêts pour signer son premier blanchissage en séries en carrière dans la Ligue professionnelle de hockey féminin.

« Les joueuses ont travaillé tellement fort devant moi, a-t-elle ajouté. C’était plaisant de voir la contribution d’un peu tout le monde. C’est un peu tout ça ce qui a mené au but gagnant. »

Du côté du Frost, les visages étaient loin d’être longs comme c’est souvent le cas après une défaite crève-cœur en prolongation. Il faut dire que l’équipe double championne en titre de la coupe Walter en a vu d’autres et n’a jamais triomphé sans connaître un peu d’adversité.

« Quand tu commences une série sur la route, la clé, c’est de partager les deux premiers matchs, a expliqué l’entraîneur-chef Ken Klee. Tous les matchs sont différents. La rondelle n’a pas nécessairement roulé pour nous ce soir. Les deux équipes ont très, très bien joué. »

« Nous passons au travers d’une saison pour jouer des rencontres comme celles-là, où la tension est à son paroxysme, a continué Pannek. Je suis extrêmement fière de notre équipe. Chaque lancer peut faire la différence et c’est ce que nous avions toutes en tête ce soir. »

Après avoir disputé un petit peu plus de cinq périodes, les deux équipes ne profiteront que d’une journée de repos – consacrée au voyagement – avant de se retrouver jeudi et vendredi à St. Paul, au Minnesota. Nul doute que la profondeur sera encore une fois mise à l’épreuve.