L’ancien capitaine des Ducks d’Anaheim, Ryan Getzlaf, fera ses débuts en tant qu’entraîneur sur la scène internationale comme adjoint au sein de l’équipe canadienne lors du Championnat du monde de hockey junior 2027, qui se déroulera à Edmonton et à Red Deer.
« C’est simplement une nouvelle étape, une nouvelle expérience d’apprentissage pour moi », a déclaré à Mark Masters de TSN celui qui a joué 1157 matchs en carrière dans la LNH. « Je pense avoir acquis beaucoup de choses au cours de ma carrière. […] Je peux aider ces jeunes. J’ai déjà été à leur place. Je suis tout simplement impatient de revenir dans le monde du hockey. »
Getzlaf, qui a pris sa retraite en tant que joueur en 2022, a collaboré avec la direction de Hockey Canada lors de la Confrontation des 4 Nations de 2025, du Championnat du monde de 2025 et des Jeux olympiques de 2026 en tant que conseiller chargé des relations avec les joueurs.
Getzlaf a passé la saison 2023-2024 en tant qu’entraîneur chargé du développement chez les Ducks. Qu’est-ce qui attire cet ancien joueur de 41 ans vers le métier d’entraîneur?
« C’est simplement le fait d’être de retour dans le vestiaire », a-t-il déclaré. « Il n’y a rien de mieux que d’être assis dans un vestiaire avec des gars qui s’apprêtent à se battre et de comprendre ce qu’il faut pour y avoir sa place. Je suis impatient de partager un peu de cela et de retrouver cette camaraderie. »
Getzlaf travaillera sous la direction de l’entraîneur-chef Misha Donskov et aux côtés de ses collègues adjoints Drew Bannister, Brad Lauer et Jim Hulton.
Le Canada espère remporter l’or au Mondial junior pour la première fois depuis 2023 à Halifax, lorsque Connor Bedard avait mené son équipe au sacre. Après avoir été éliminé en quarts de finale en 2024 et 2025, le Canada a été éliminé en demi-finales en 2026 avant de décrocher une médaille de bronze.
Getzlaf a remporté l’or au Championnat du monde junior de 2005 et a fait partie des équipes canadiennes championnes olympiques en 2010 et 2014. Il a également aidé le Canada à remporter le titre à la Coupe du monde 2016. Il a soif de nouvelles victoires.
« Ma motivation n’a jamais été aussi forte. J’ai toujours été très fier de jouer pour le Canada, et quand on enfile ce chandail, tout le monde sait bien que c’est la médaille d’or ou rien. Je pense que c’est ce à quoi on s’attend chaque fois qu’on aborde ces tournois. J’adorerais contribuer à ce que le Canada retrouve sa place au sommet. À la Confrontation des 4 Nations, nous avons remporté le titre, ce qui était formidable, mais nous devons renouer avec la victoire sur la scène internationale. »
Getzlaf a remporté la coupe Stanley avec les Ducks en 2007 sous les ordres de Randy Carlyle. Il a également appris aux côtés d’entraîneurs tels que Dallas Eakins et Bruce Boudreau au cours de ses 17 saisons à Anaheim.
« On apprend de tout le monde. On apprend des choses différentes. J’ai eu d’excellents entraîneurs tout au long de ma carrière. Dallas était un très, très bon communicateur. Il discutait beaucoup avec moi. Randy était un peu plus intransigeant, mais en même temps, juste. Et puis Bruce était un homme plutôt sympathique et on s’est bien amusés. Donc, on prend un peu de tout. Je vois ça presque comme un rôle de leader. J’ai observé Scott Niedermayer être un meneur, ainsi que Chris Pronger et Teemu Selanne, et j’ai en quelque sorte développé mon style en m’inspirant de certains de leurs éléments, tout en restant moi-même. »
Alors, quel est le style d’entraîneur de Getzlaf?
« On verra bien, j’imagine », a-t-il répondu en riant. « Je ne sais pas encore si j’ai un style. Je n’ai pas vraiment d’expérience dans ce domaine. Mais je pense que je vais simplement rester moi-même. C’est tout. Je pense que l’un des plus grands problèmes que l’on puisse rencontrer en tant qu’entraîneur, c’est d’essayer d’être quelqu’un que l’on n’est pas, et les joueurs s’en rendront compte tout de suite. J’aborde cela un peu comme si j’étais un leader dans le vestiaire. Ce sera le même genre d’approche : je veux pouvoir m’asseoir avec les gars, plaisanter, leur dire quand je vois qu’ils font des erreurs et [écouter] ce qu’ils auront à me confier et qui aidera notre groupe. »
L’un de ses principes directeurs sera l’ouverture aux nouvelles idées et aux points de vue différents.
« La plus grande leçon que j’ai apprise, c’est que personne ne sait tout. Et, en tant qu’entraîneur, on ne sait pas tout non plus. On apprend des choses des jeunes, et je pense qu’il faut être présent dans l’instant et savoir communiquer. À notre époque, ces jeunes veulent beaucoup d’informations, ils veulent discuter de tout et il faut être accessible. »
Getzlaf et le reste du personnel canadien se mettront au travail la semaine prochaine, lorsque Hockey Canada organisera une vitrine estivale pour les espoirs du Championnat du monde junior à Windsor, en Ontario, qui comprendra des matchs contre les États-Unis, la Finlande et la Suède.






