LAVAL – Le Canadien de Montréal savait ce qu’il faisait lorsqu’il a permis à Daniel Jacob de prendre les rênes du Rocket de Laval. Les premières semaines de la saison de la Ligue américaine n’ont d’ailleurs pas manqué de réaffirmer le sentiment de continuité au sein de l’équipe.
Les chaussures étaient grandes à remplir, mais Jacob se sentait d’attaque. Il agissait à titre d’entraîneur adjoint à Pascal Vincent lorsque le Lavallois a aidé l’équipe de sa ville à retrouver ses lettres de noblesse, après deux campagnes plus difficiles.
De 2024 à 2026, Vincent a guidé le club-école du Tricolore vers deux titres consécutifs de la section Nord, une conquête du trophée Macgregor-Kilpatrick, remis aux champions de la saison, une présence en finale de l’Association Est et une séquence de huit victoires, une marque d’équipe.
Maintenant que Vincent a fait le saut dans la LNH avec le Kraken de Seattle, Jacob a connu d’excellents débuts à la barre du Rocket en appliquant les mêmes principes d’intensité, de travail et d’esprit de famille que son prédécesseur.
Sa troupe s’est notamment approchée à une seule victoire de son record, ce week-end, avant de subir un revers de 2-1 aux mains des Hammers de Hamilton, samedi. Le Rocket (7-2-0) trône tout de même au sommet de sa section.
« Daniel était prêt et c’est naturel pour lui. Il apporte sa saveur aussi et tous les gars poussent avec lui et écoutent. Beaucoup de nouveaux joueurs ont les yeux grands ouverts, parce que c’est parfois rafraîchissant pour eux d’avoir un entraîneur-chef très détaillé. Nous sommes chanceux de l’avoir, parce qu’il est en haut de la liste des entraîneurs dans la ligue », a insisté le vétéran Alex Belzile.
L’arrivée d’une dizaine de nouveaux joueurs aurait pu justement rendre la tâche ardue à Jacob, qui jouit d’une expérience très limitée comme entraîneur-chef. Toutefois, la chimie semble s’être créée dès les premiers coups de patin.
On le constate d’abord en défensive. L’équilibre entre la rapidité, le jeu physique, les habiletés offensives et la stabilité défensive place actuellement le Rocket au premier rang de la Ligue américaine pour la moyenne de buts alloués par match (1,78). Sans parler du fait que Luke Mittelstadt trônait au sommet du classement des meilleurs pointeurs de la ligue (15) après neuf parties, avant les rencontres de dimanche.
« La défensive, c’est un truc d’équipe. C’est comment nous revenons dans la zone, comment nous défendons, comment nous communiquons ou comment nous approchons chacune des situations, a indiqué Jacob. Nous avons acheté le principe qu’en défendant rapidement, ça nous donne de l’offensive. »
Et en parlant d’attaque, les Lavallois ne se dérouillent pas mal du tout dans cette facette du jeu. Dimanche matin, ils affichaient la deuxième meilleure moyenne de buts par match du circuit (3,89).
Les joueurs de talent ont régulièrement obtenu une place pour se faire valoir lorsque Vincent était l’entraîneur-chef, mais les joueurs de soutien ont toujours semblé le moteur de l’équipe. Les choses sont restées sur la même voie avec Jacob, et ce n’est pas pour rien qu’il n’a pas hésité à louanger des boules d’énergie comme Xavier Simoneau ou à donner un rôle accru à Filip Mesar, un choix de première ronde en 2022 qui est peut-être à la croisée des chemins.
« Le message de Daniel est clair et nous voulons jouer pour lui. Nous avons embarqué les plus jeunes dans le bateau, mais ils sont également faciles à intégrer, a souligné Simoneau. Daniel est un gars intense. Si tu joues de la bonne façon, il va t’utiliser. Si tu travailles fort et que tu fais attention aux détails, tu vas avoir du succès. »
« J’ai une très bonne relation avec Daniel, et il m’a beaucoup aidé lors des deux dernières années, a ajouté Mesar. Il fait beaucoup de vidéo avec nous et il nous aide dans les détails du sport. »
Après avoir amassé quatre points sur une possibilité de six à la Place Bell cette semaine, le Rocket prendra maintenant la direction de Calgary pour une série de deux duels contre les Wranglers. Le premier se tiendra jeudi soir.