Les chances pour les nouveaux visages de percer la formation des Canadiens de Montréal étant équivalentes à la pertinence de la présente campagne électorale provinciale, certains ont néanmoins tiré profit du dernier camp d’entraînement pour laisser une forte impression.
C’est notamment le cas du défenseur américain Luke Mittelstadt, un choix de 7e ronde, en 2023, qui disputera à compter de vendredi sa première saison complète chez les professionnels, après avoir terminé la dernière année avec le Rocket de Laval, à la suite de la conclusion de son long parcours dans les rangs universitaires américains, avec l’Université du Minnesota.
À 5 pieds 11 pouces et 187 livres, le profil de Mittelstadt ne correspond pas nécessairement à celui présentement recherché chez le CH pour s’immiscer au sein du 3e duo, mais qu’à cela ne tienne, plusieurs sont d’avis que l’arrière âgé de 23 ans pourrait être candidat à un rappel cette saison, à commencer par le nouvel entraîneur-chef du Rocket, Daniel Jacob.
« À ses premiers coups de patin contre des gars de la Ligue nationale de hockey, il a été très, très bon, a rappelé Jacob en entrevue avec le RDS.ca, jeudi, après un entraînement organisé à la Place Bell. Je ne serais pas du tout surpris [qu’il soit rappelé] dans un avenir rapproché. »
« Il a démontré qu’il est capable de gérer sur 200 pieds, a-t-il ajouté. En “breakout” (sortie de zone, NDLR), c’est également simple pour lui, il va trouver la bonne option. Si c’est A, c’est A et si ce n’est pas A, il va trouver B. À vrai dire, ce n’est jamais très compliqué pour lui.
« C’est la même chose dans la zone centrale. Il est capable de comprendre les concepts que le personnel d’entraîneurs a amenés. Même si c’est nouveau, tu vois tout de suite qu’il est capable de les essayer. Et non seulement il les essaye, mais s’il y a des corrections à faire, il est capable de s’améliorer de pratique en pratique et de match en match. Pour le personnel d’entraîneurs, c’est “huge”. Je ne suis pas surpris de ses succès lors du camp. »
Il faut dire que Jacob avait eu droit à un avant-goût privilégié des prouesses de Mittelstadt à la fin de la dernière saison. Responsable des défenseurs, alors qu’il était toujours l’adjoint de Pascal Vincent, Jacob a travaillé de près avec l’arrière qui s’est joint au Rocket à la suite de ses quatre campagnes passées avec les Golden Gophers de l’Université du Minnesota.
« La première chose que j’ai aimée, c’est qu’il a joué 14 matchs (saison et séries éliminatoires incluses, NDLR), mais il s’agissait de 14 bons matchs, a dit Jacob. Il était bon dans chaque match. C’est un gars organisé dans sa “game”. Il s’ajuste bien. Et il l’a prouvé. »
« Le premier match [avec le Rocket] a été une formidable expérience, a avoué Mittelstadt. Et plus le temps passait, plus je me sentais bien, grâce à tous ces gens qui m’entouraient.
« Ç’a été la même chose pendant le camp d’entraînement. Je m’y suis présenté pour rencontrer tout le monde et apprendre. J’ai le sentiment d’avoir connu un bon camp et d’avoir bien joué pendant les matchs préparatoires, ce que je considère comme un boni. »
Mittelstadt aurait très bien pu amorcer sa carrière professionnelle la saison dernière, mais il avait préféré retourner à l’Université du Minnesota pour une quatrième et ultime année. Avec le recul, il considère qu’il s’agissait, malgré tout, de la bonne décision, même si l’équipe a connu plusieurs difficultés avant d’être éliminée dès le premier tour éliminatoire.
« J’ai adoré jouer au hockey à l’Université du Minnesota et j’ai eu le privilège de terminer ma quatrième et dernière année aux côtés de mon [grand] frère [John]. J’ai continué d’évoluer comme joueur et personne, a-t-il mentionné. La dernière saison m’a apporté énormément.
« Tout le monde a une voie différente, mais en ne jouant que 30, 35 ou 40 matchs, ça donne beaucoup plus de temps pour l’entraînement et le patinage. Chaque match est intense, à l’image de ceux qui sont disputés en séries éliminatoires. Ça m’a vraiment beaucoup aidé. »
Et même si Mittelstadt est conscient qu’il a « encore énormément de choses à améliorer » et que c’est « la raison pour laquelle » il se retrouve aujourd’hui à Laval, il sait que la route vers Montréal et la Ligue nationale est atteignable, même si elle est plutôt congestionnée.





