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Daniel Jacob veut voir « les bottes de travail »

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BROSSARD – Devenir entraîneur-chef après 15 saisons comme adjoint, ça pourrait représenter un saut périlleux pour de nombreux entraîneurs. Mais pour un enseignant du hockey comme Daniel Jacob, on a tendance à croire le contraire.

Comme joueur, Jacob n’était pas un défenseur vedette, mais il est devenu le capitaine de son équipe à l’Université McGill. Ensuite, il a opté pour l’expérience européenne où il a même dirigé un programme de hockey mineur en Serbie tout en continuant de jouer.

Certains pourraient penser qu’il a emprunté de nombreux détours. Mais pour un entraîneur qui n’a joué que deux matchs dans la LHJMQ et une partie dans la Ligue américaine, il a plutôt garni ses bagages grâce à sa résilience.

Quand l’organisation des Canadiens de Montréal l’a choisi pour succéder à Pascal Vincent, c’était bien plus qu’une petite tape dans le dos.

« J’ose espérer, je sais que ce n’est pas de la charité de la part de l’organisation, les dirigeants me connaissent bien et je les connais bien. Je pense que j’étais l’homme de la situation pour eux. Je savais que j’étais en bonne posture aussi. »

—  Daniel Jacob

« Je n’avais pas joué donc je voulais m’outiller de la bonne façon, je posais beaucoup de questions. Je voulais m’assurer que je pouvais rentrer mon pied peu importe le soulier. Je m’assurais que je pouvais gérer les attaquants, les défenseurs, le jeu de puissance… Je ne disais non à rien. J’aime voir que ça peut donner de l’espoir à certains entraîneurs pour le futur. Je suis content d’être là, j’ai mérité ma place et ce sera à moi de le prouver pendant les prochaines années », a-t-il ajouté avec pertinence.

En héritant de ce poste, Jacob se retrouve au cœur de l’alliance entre le Canadien et le Rocket. Il a participé à des rencontres avec Martin St-Louis et d’autres entraîneurs pour élaborer la philosophie privilégiée pour la saison 2026-2027.

« Je suis dans une belle position. J’arrive dans un nouveau rôle, mais avec une organisation qui me connaît, je suis en terrain connu. On veut s’assurer que le message soit le même de haut en bas. Martin est super fin et très ouvert d’esprit aussi. Je comprends bien mon rôle de développer les espoirs et les préparer à jouer en haut pour y rester », a noté Jacob.

Chez le Rocket, son approche s’articulera autour de cet axe et on sent qu’il accordera une grande importance à conserver un milieu de travail sain.

« On veut être un safe place, où on fait les choses honnêtement et où on enfile nos bottes de travail. On veut expliquer aux joueurs pourquoi on fait les choses de cette manière », a-t-il décrit.

Un Daniel Jacob « crinqué » pour le camp des recrues À titre d’entraîneur-chef du Rocket, Daniel Jacob aborde le camp des recrues des Canadiens de Montréal.

Pendant les deux dernières saisons, Martin Laperrière et Jacob étaient adjoints auprès de Pascal Vincent. En 2026-2027, Laperrière découvrira Jacob comme entraîneur-chef.

« Je suis content de la continuité. Dan possède une bonne feuille de route, c’est un bon communicateur, ses connaissances sont vastes, il a une bonne relation avec les joueurs et j’adore travailler avec lui », a souligné Laperrière.

On lui a demandé ce qu’il anticipe pour l’identité du Rocket sous la direction de Jacob.

« Il est allé à l’école de Joël Bouchard un petit peu, il a travaillé longtemps avec lui. C’est sûr que tu retiens toujours certains aspects des entraîneurs avec lesquels tu as travaillés. Cette intensité-là, il l’a et son attention aux détails évidemment. C’est un entraîneur qui est curieux alors il va toujours s’informer. Il a un très bon réseau d’entraîneurs à travers les ligues et il aime les consulter. Il va te demander ton opinion et il aura aussi consulté ses contacts. Ce sera intéressant et les joueurs vont en profiter », a ciblé Laperrière.

« La transition va être facile avec Daniel » Martin Laperrière discute de son expérience de travail avec le nouvel entraîneur-chef du Rocket Daniel Jacob à l'ouverture du camp des recrues des Canadiens.

Sa première influence d’entraîneur-chef aura lieu pendant le camp des recrues. Ces jeunes joueurs pourront manger avec des joueurs actuels du Tricolore et surtout bénéficier de toutes les ressources de l’organisation.

L’un de ses premiers gestes pour implanter sa couleur d’entraîneur-chef a été l’embauche de David Urquhart, qui dirigeait les Redbirds de McGill, pour compléter son personnel d’entraîneurs.

Les deux hommes ont été coéquipiers à McGill pendant une saison, en 2004-2005, quand Urquhart a fait le saut au niveau universitaire et que Jacob était le capitaine.

« J’ai parlé très souvent de hockey et de coaching avec Dan et c’est la première fois qu’on peut travailler ensemble. C’est le fun parce qu’on a des idées similaires », a exposé Urquhart qui aidera à ouvrir la porte pour d’autres entraîneurs universitaires au Canada.

Jacob croit énormément au volet d’enseignant de l’entraîneur. Il a donc voulu bien s’entourer dans ce sens avec Laperrière et Urquhart.

« David n’a pas volé son parcours, il a été joueur et ensuite entraîneur dans la Ligue américaine. Ses connaissances sont très actuelles et il détient une maîtrise en psychologie du sport. C’est une chose d’être entraîneur et changer les trios, mais notre réalité c’est vraiment gérer des individus. C’est un côté très intéressant et il n’aura pas peur de me défier à propos de mes décisions », a expliqué Jacob.

Selon les dires d’Urquhart, Jacob avait été très bon en tant que capitaine pour créer une cohésion à McGill avec des joueurs provenant d’un peu partout. Un défi semblable l’attend avec le Rocket.