LAVAL — Après neuf saisons dans la Ligue américaine de hockey, ce n’est plus un secret pour personne : Laval est une destination très attrayante pour les joueurs. Certains nouveaux membres du Rocket ont compris pourquoi, samedi.
L’ambiance survoltée de vendredi soir, à la suite des cérémonies d’avant-match, ne s’était pas totalement transposée sur la patinoire, lors d’une défaite par jeu blanc du club-école du Canadien de Montréal. Ç’a changé du tout au tout, moins de 24 heures plus tard.
Reilly Walsh, un défenseur de 27 ans qui a quitté la KHL pour s’entendre avec le Tricolore, cet été, a lancé le bal avec un tir des poignets précis pour permettre aux Lavallois d’inscrire leur premier but de la saison. Le vétéran de la LAH a enfin pu goûter à l’énergie d’une des foules les plus passionnées du circuit.
« C’était complètement fou, a lancé Walsh. J’ai aussi joué ici quelques fois en séries et l’ambiance est folle. J’étais très emballé de la vivre du bon côté. C’était difficile de ne pas marquer à notre match d’ouverture, mais nous avons réveillé la foule et c’était très plaisant d’être sur la glace. »
Quelques minutes après le but de Walsh, Sasha Pastujov et Brett Berard ont suivi pour enfiler l’aiguille pour une première fois dans l’uniforme du Rocket.
Pastujov a été acquis dans une transaction qui a envoyé Sean Farrell aux Gulls de San Diego, pendant la saison morte. Le talentueux joueur américain n’avait jamais eu l’occasion d’affronter la troupe lavalloise et il a rapidement constaté la culture établie dans le vestiaire.
« Je savais que c’était une équipe qui travaillait fort. J’ai entendu dire que Laval était un endroit magnifique où jouer. Nous sommes très bien traités et comme des professionnels. Tu peux voir qu’ils construisent quelque chose ici depuis quelques années et je suis reconnaissant d’en faire partie », a exprimé Pastujov, qui a récolté trois points dans la victoire de 6-1 contre le Crunch, samedi.
Berard possède de très bonnes habiletés individuelles, mais il est également au bon endroit en raison de son style tenace et dérangeant. Le personnel d’entraîneurs, menés par Daniel Jacob, lui donne déjà de grandes responsabilités sur le top-6 et l’attaquant américain se sent déjà comme un poisson dans l’eau.
« J’adore déjà ça ici. Ça ne fait même pas une semaine que la saison est commencée et je me sens chez moi. L’endroit, l’équipe, les entraîneurs, j’ai le sentiment d’être à la maison même si je suis loin de la maison. J’aime la façon dont nous jouons et la façon dont l’équipe est dirigée. Parfois, quand tu passes à une nouvelle équipe, il y a un moment d’adaptation, mais je n’arrive pas à croire à quel point la transition a été facile », a dit Berard, qui a été échangé par le Wolf Pack de Hartford en retour du défenseur William Trudeau.
Environ une dizaine de joueurs s’est ajoutée au Rocket cette saison et si la réputation du club reste fidèle à celle des années précédentes, il y a de fortes chances que les nouveaux venus se plaisent à Laval.
Maintenant, ce sera aussi à Jacob de s’assurer qu’ils produisent à la hauteur de leur talent.
« Je n’avais pas beaucoup d’informations sur nos nouveaux joueurs, mais j’en ai plus (après le week-end). Comme entraîneur-chef, je ne peux pas dénaturer les joueurs, mais c’est sûr que nous avons besoin d’une version 2.0. Je suis heureux qu’ils puissent exprimer leurs talents, que ce soit offensivement ou défensivement, mais encore plus qu’ils soient restés dans l’identité d’équipe en appliquant les détails », a souligné Jacob.
Le Rocket disputera maintenant ses quatre prochains matchs à l’étranger, en commençant par un duel contre les Thunderbirds à Springfield, samedi.





