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La saison du Rocket en cinq questions

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Le meilleur de Florian Xhekaj en 2024-2025 Les meilleurs moments de David Reinbacher lors de la dernière saison

MONTRÉAL – Les Canadiens monopolisent certes l’attention des amateurs de hockey montréalais à l’aube de la prochaine saison de hockey qui approche à grands pas, mais ils ne sont plus seuls dans le portrait.

Le Rocket de Laval est lui aussi de plus en plus au centre des préoccupations. Penchons-nous donc sur cinq questions qui retiennent notre attention à l’aube de la reprise des activités à la Place Bell.

Du succès, encore?

Le Rocket vient de connaître la meilleure campagne de son existence.

Le premier rang du classement général, 48 victoires, une percée jusqu’en finale d’Association… Le club-école du Tricolore peut-il répéter l’exploit cette année, voire faire encore mieux?

L’objectif premier de l’entraîneur-chef Pascal Vincent et son personnel ne changera pas cette saison, le développement primera sur tout. N’empêche, l’équipe risque d’être tout aussi compétitive.

En attaque, les vétérans Alex Barré-Boulet, Rafaël Harvey-Pinard et Brandon Gignac ont quitté durant la saison morte. Cette perte d’expérience sera en partie comblée par le retour d’Alex Belzile, qui malgré ses 33 ans, vient de connaître sa meilleure saison professionnelle chez le Wolf Pack d’Hartford.

Les possibles rétrogradations des Québécois Joe Veleno et Samuel Blais s’ils ne parviennent pas à percer la formation des Canadiens offriront par ailleurs des options de luxe à Vincent.

Autrement, la production offensive des Lavallois devra aussi reposer sur les épaules du vétéran Laurent Dauphin, de même que des espoirs Joshua Roy et Owen Beck, entre autres.

En défense, le départ de Logan Mailloux pour St. Louis prive la brigade d’un arrière à la fois physique, mobile et ayant un penchant pour l’attaque. Le mandat de David Reinbacher ne s’en verra qu’amplifié, tout comme ceux d’Adam Engström et William Trudeau.

Les vétérans Nate Clurman, Marc Del Gaizo et Tobie Paquette-Bisson épauleront cette relève en développement, tout en assurant une certaine stabilité devant le filet, où se dessine une lutte.

Jacob Fowler no 1?

Jacob Fowler Jacob Fowler

C’est avec Jacob Fowler devant son filet que le Rocket a conclu sa plus récente saison. Est-ce avec lui dans les fonctions de no 1 qu’il lancera son calendrier le 10 octobre au Manitoba?

Fort possible.

Car rappelons-nous d’une chose, le Rocket développe avant tout. Plus bel espoir de l’organisation au poste de gardien, l’Américain doit jouer le plus souvent possible, maintenant qu’il a tiré un trait sur sa carrière universitaire dans la NCAA.

Pendant les deux mois qu’a duré le premier séjour de Fowler avec le Rocket le printemps dernier, Pascal Vincent a plus d’une fois salué la capacité de sa recrue à ne pas être déstabilisé par l’importance de l’enjeu.

Pas surprenant donc qu’il ait été préféré à Cayden Primeau à plus d’une reprise en séries. Où était-ce une directive d’en haut… Peu importe la véritable justification, un dilemme similaire attend l’entraîneur-chef cet automne.

Kaapo Kahkonen ayant obtenu un contrat d’une saison à un volet avec le Canadien, il est à se demander s’il ne part pas avec une longueur d’avance sur Jakub Dobes et si ce dernier ira lutter à Laval avec Fowler pour le poste de no 1. Comment la charge de travail sera-t-elle divisée?

Une chose est certaine, le demi-cercle lavallois ne sera pas une zone d’inquiétude.

Reinbacher : une saison complète, enfin?

À moins qu’il ne cause la surprise au prochain camp d’entraînement et qu’il ne devance Jayden Struble et Arber Xhekaj pour le rare poste à l’enjeu au sein de la brigade défensive montréalaise, David Reinbacher établira résidence dans le vestiaire de la Place Bell cet hiver.

Et c’est parfait ainsi.

Depuis que les Canadiens ont fait de l’Autrichien leur choix de premier tour en 2023 (5e), le droitier a surmonté plus d’une épreuve.

D’abord, dans la saison qui a suivi sa sélection, il a été limité à 35 matchs et a été dirigé par trois entraîneurs différents à Kloten en Suisse avant de se rapporter au Rocket en fin de saison 2023-2024.

Ses 11 rencontres avec le club-école devaient être le début de son ascension, la fondation sur laquelle bâtir.

Il s’est plutôt blessé à un genou au dernier camp d’entraînement, subissant une opération qui l’a tenu à l’écart du jeu jusqu’en février.

Réintégré en douceur dans le feu de l’action avec le Rocket, Reinbacher a pris part à 10 matchs de saison régulière, avant d’en jouer 13 autres prometteurs en séries.

Trente-quatre rencontres dans la Ligue américaine, c’est bien peu. Le défenseur de 6 pi 3 po et 207 lb a beau avoir les aptitudes et le potentiel pour s’implanter avant longtemps dans le top-4 des Montréalais à la ligne bleue, ce temps n’est pas encore venu.

Reinbacher doit engranger les minutes et c’est à Laval qu’il les trouvera.

Beaucoup à prouver

Joshua Roy

Plus d’un joueur joue son avenir avec le Rocket – et par la bande les Canadiens – cette saison. À commencer par Joshua Roy.

L’attaquant québécois écoulera la dernière année figurant à son contrat d’entrée dans la LNH. Dominant par moment dans la Ligue américaine, le choix de 5e ronde en 2021 (150e) n’est pas encore parvenu à convaincre la direction montréalaise qu’il peut s’établir à temps plein dans la LNH.

Après avoir joué 23 matchs avec le grand club en 2023-2024, Roy en a disputé la moitié moins (12) l’an dernier, inscrivant deux buts. La profondeur de l’attaque du CH ayant été renflouée par les ajouts de Veleno et Blais, Roy a encore plus d’obstacles devant lui à franchir.

Il en va de même pour Sean Farrell, qui a gagné un sursis d’un an en se relevant brillamment d’un début de saison catastrophique. Luke Tuch, dont la dernière campagne a été perturbée par les blessures, a lui aussi le prochain calendrier pour démontrer qu’il a toujours sa place parmi les espoirs du Bleu-Blanc-Rouge.

Ce qui nous amène à Filip Mesar. Le choix de premier tour des Canadiens en 2022 (26e) tarde à éclore et à jouer à la hauteur de son potentiel. Contrairement à ses coéquipiers mentionnés ci-haut, le Slovaque a toutefois encore deux saisons devant lui pour s’affirmer avant l’expiration de son contrat.

Pascal Vincent, pour une dernière fois?

Entraîneur-chef de l’année dans la Ligue américaine, Pascal Vincent a à tout le moins prouvé l’an dernier qu’il mérite une autre chance de diriger dans la LNH.

Le Lavallois d’origine n’a pas caché en fin de campagne qu’il caresse toujours le rêve d’évoluer dans le circuit Bettman après une brève expérience derrière le banc des Blue Jackets de Columbus.

Mais il a promis d’être sélectif. Il est bien chez lui, « devant son monde », à attendre l’offre qu’il ne peut refuser.

Le carrousel des entraîneurs-chefs étant ce qu’il est chaque année dans la LNH, elle pourrait bien venir rapidement.