OTTAWA — Travis Green s’est concentré sur les systèmes de jeu et les éléments de base la saison dernière.
L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa en était à sa première saison à la tête d’un club qui n’avait pas réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires depuis sept ans, dans le cadre d’une reconstruction de longue haleine dans la capitale du pays.
Green a contribué à ramener sa nouvelle équipe en séries éliminatoires, avant une élimination honorable au premier tour — la fin d’une saison considérée, dans l’ensemble, comme une base solide pour un groupe qui commençait enfin à réaliser son potentiel.
À l’aube de la saison 2025-26, le camp d’entraînement a commencé avec des attentes accrues, tant à l’interne qu’à l’extérieur. Tout ne s’est pas déroulé sans heurts.
« L’année dernière, nous avons dû trouver notre jeu au fil de la saison, a déclaré Green. Cette année, c’était davantage un combat mental. »
Les Sénateurs ont réussi à obtenir le dernier laissez-passer octroyé aux équipes repêchées dans l’Association Est grâce à une remontée post-olympique spectaculaire, après un début de saison en dents de scie, autant sur la glace qu’à l’extérieur de celle-ci.
Les résultats n’étaient pas toujours au rendez-vous, tandis que les rumeurs allaient bon train au-delà des quatre murs du vestiaire, du moins pendant un certain temps.
Bien que ce ne soit pas exactement la même situation, les premiers matchs de la série de première ronde des Sénateurs contre les Hurricanes de la Caroline présentent des similitudes. Le club est globalement satisfait de son processus. Le tableau d’affichage, cependant, a été impitoyable.
Il sera crucial de garder la tête froide afin de se relancer, et Green devra agir vite pour sortir sa troupe du pétrin.
Les Sens tirent déjà de l’arrière 2-0 dans cette série au meilleur des sept matchs contre les favoris dans l’Est, après une défaite de 2-0 lors du premier match, suivie d’un revers crève-coeur de 3-2 en deuxième période prolongation, lundi soir. Le match no 3 est prévu jeudi au Cente Canadian Tire.
À travers tout cela, le message venant du bureau de l’entraîneur-chef a toujours été clair et concis.
« On est payé pour aller sur la glace et faire notre travail, a mentionné le défenseur des Sénateurs Thomas Chabot. On s’est accrochés et on est restés soudés. »
Les Sénateurs affichaient une dossier de 5-1-0 avant la pause olympique de trois semaines dans la LNH en février, mais se trouvaient toujours à six points d’une place en séries éliminatoires, en vertu de leur fiche cumulative de 28-22-7.
À la reprise des hostilités, le club ontarien s’est mis en marche.
Les Sénateurs ont connu une série de 16 victoires, cinq défaites et quatre autres en surtemps, laquelle comprend une séquence de 10-2-2 entre le 26 février et le 24 mars. Une bonne partie de ces succès est attribuable au retour du gardien de but Linus Ullmark, en route vers l’obtention d’une place en séries éliminatoires avec 99 points de classement.
« Nous avions le contrôle sur tout, a déclaré l’attaquant des Sénateurs, Drake Batherson, à propos de ce qui a été perçu comme un drame. Nous avons simplement cru les uns en les autres, nous nous sommes soutenus mutuellement tout au long de cette période. Quoi que vous fassiez, les gens diront toujours quelque chose. Il faut simplement sauter sur la glace et jouer. »
L’attaquant Nick Cousins a déclaré que Green avait été présent pour ses joueurs tout au long de la saison.
« Quelques distractions cette année... On a bien géré ça, a-t-il dit. Le vestiaire a bien géré ça aussi. On n’a laissé aucune de ces rumeurs extérieures s’immiscer. On est un groupe très soudé ici. On ne laisse pas ce genre de choses nous déranger.
«Travis (Green) nous aide à rester concentrés sur la tâche à accomplir, grâce à cette mentalité de ‘gagner chaque jour’ qu’il a toujours eue », a-t-il poursuivi.
Les Sénateurs devront remporter de nombreuses victoires au cours de la prochaine série de matchs pour rester en vie cette saison — à commencer par jeudi devant leurs partisans.
« On aimait notre jeu presque depuis le début de l’année, mais on n’obtenait tout simplement pas de résultats, a rappelé Green. En tant que joueur, ça peut être très frustrant d’entendre: ‘Continuez comme ça’. Parfois, on cherche des réponses. En tant qu’entraîneur, on a beaucoup analysé notre équipe à l’interne et on a vraiment eu l’impression qu’il n’y avait pas grand-chose à changer.
« Nous avions juste besoin de repartir à zéro, de retourner sur la patinoire et d’avoir confiance en notre équipe », a-t-il résumé.
Il saura bientôt si ses efforts auront porté leurs fruits.











