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Cyril Linette quitte son poste de directeur général pour les JO de 2030

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PHOTO D'ARCHIVES - Edgar Grospiron, président du comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030, prononce un discours lors d'une conférence de presse marquant le lancement du comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030, à Décines, près de Lyon, le 18 février 2025. (Photo AP/Laurent Cipriani, archives) (Laurent Cipriani)

Le comité organisateur des Jeux olympiques des Alpes françaises de 2030 a confirmé mercredi le départ de son directeur général après plusieurs semaines de troubles internes.

Il a déclaré que le départ de Cyril Linette, qui était en désaccord avec Edgar Grospiron, l’ancien champion olympique de ski acrobatique qui dirige le comité organisateur, avait été officiellement confirmé lors d’une réunion du conseil d’administration le week-end dernier.

Les organisateurs ont déclaré que cette décision reflétait une volonté collective de « donner un nouvel élan grâce à une gouvernance renouvelée » à l’approche d’une phase clé de leur projet.

Les tensions se sont multipliées ces derniers mois, dans un contexte marqué par plusieurs démissions, et ont abouti à un conflit ouvert entre Grospiron et Linette. Leur querelle n’était que le dernier épisode d’une saga de turbulences qui ont affaibli le projet.

Elle fait suite aux démissions successives de la directrice des opérations, Anne Murac, du directeur de la communication, Arthur Richer, ainsi qu’au départ de Bertrand Méheut, qui était responsable du comité de rémunération.

« Les parties prenantes réaffirment leur engagement en faveur du succès des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises, ont déclaré les organisateurs. La priorité collective reste la poursuite du travail déjà engagé au service du projet. »

Les Jeux d’hiver des Alpes françaises — dont les épreuves de patinage de vitesse sont destinées à se dérouler à l’étranger, à Turin, en Italie, ou à Heerenveen, aux Pays-Bas, où des sites existent déjà — ont toujours été soumis au calendrier le plus serré de tous les Jeux olympiques modernes.

À l’instar des Jeux olympiques de Milan-Cortina plus tôt ce mois-ci, les Alpes françaises sont divisées entre les sports de neige dans les montagnes et le patinage dans une ville côtière, c’est-à-dire la station balnéaire de Nice, sur la Côte d’Azur.

Les épreuves de patinage de vitesse devraient se dérouler à l’étranger, dans un site existant, afin d’éviter les coûts élevés liés à la construction d’une patinoire adaptée. La Thialf Arena, à Heerenveen, ou l’Oval Lingotto, à Turin, font partie des sites candidats.

La carte définitive des sites n’a pas encore été adoptée et devrait être définie d’ici la fin du mois de juin.