Les États-Unis n’ont pas gagné une compétition regroupant les meilleurs joueurs de hockey au monde depuis la Coupe du monde de 1996. Les Américains n’ont également pas terminé les Jeux olympiques avec l’or au cou depuis 1980, année du fameux « Miracle on Ice », à Lake Placid.
Malgré cette longue disette, les Américains débarqueront à Milan, en février, confiants comme jamais.
« Nous savons que nous avons l’équipe pour gagner, a lancé le défenseur étoile de l’équipe Quinn Hughes. Je ne pense pas que ce serait une surprise si nous gagnons, donc je pense que ça devrait être notre objectif. C’est tout ou rien, tout comme pour le Canada. »
En février 2025, les Américains ont baissé pavillon contre le Canada en finale de la Confrontation des 4 nations. Ce tournoi a quelque peu servi de tremplin pour les JO en regroupant les meilleurs joueurs des États-Unis, du Canada, de la Suède et de la Finlande.
Lors du camp de préparation de l’équipe américaine l’été dernier, le directeur général Bill Guerin est peu revenu sur cette défaite et a plutôt misé sur le futur. Guerin a mentionné aux joueurs que « ce serait un échec si les États-Unis ne gagnent pas l’or » aux JO.
« J’adore ça. Ça ne sert à rien de participer à ce tournoi si nous ne voulons pas être les meilleurs », a dit l’attaquant Matt Boldy.
Au cours des dernières années, les Américains ont connu beaucoup de succès au niveau junior en remportant quatre des huit dernières éditions du Championnat mondial de hockey junior des moins de 20 ans. Ces bons résultats des États-Unis prouvent que « USA Hockey » est sur la bonne voie.
« Ça commence à cet âge, a déclaré le défenseur Noah Hanifin. Remporter ces tournois montre les progrès considérables réalisés par USA Hockey au cours des dernières années. »
Le printemps dernier, les États-Unis ont également fait un pas de géant au niveau sénior en remportant l’or au Championnat du monde de hockey pour la première fois depuis 1933.
Même si cette compétition ne regroupe pas les meilleurs joueurs au monde, elle a permis à certains membres de l’équipe américaine, dont Zach Werenski, d’affronter des pays différents de ceux présents à la Confrontation des 4 nations. Selon lui, il ne faudra pas sous-estimer des pays comme la Suisse, la Tchéquie, la Slovaquie et l’Allemagne à Milan.
« Jouer contre ces pays aux Mondiaux nous a donné une bonne idée de notre niveau de jeu. J’ai vraiment aimé la façon dont nous avons joué contre de nouveaux systèmes de jeu, a souligné Werenski. Ce tournoi nous a donné beaucoup de confiance, car nous savons désormais que nous pouvons battre n’importe qui, n’importe quand. »
Guerin a décidé de faire appel à la grande majorité des joueurs qui ont participé à la Confrontation des 4 Nations, parce qu’il aimait la chimie du groupe, qui ne s’est pas créée en seulement deux semaines à Montréal et à Boston. Cette génération d’Américains a grandi en jouant ensemble, beaucoup d’entre eux au sein du Programme de développement de l’équipe nationale américaine et lors de tournois internationaux.
« C’est un peu difficile à croire, mais nous sommes tous de bons amis et de bons joueurs de hockey. Je pense que c’est ce qui nous aide vraiment à bâtir quelque chose de solide », a avoué Werenski.
Les États-Unis amorceront leur tournoi olympique le 12 février prochain contre la Lettonie.






