Jeux olympiques

Une joueuse de la Victoire propulse la Suède

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La Suédoise Lina Ljungblom (au centre à droite) marque le premier but de son équipe lors d'un match préliminaire de hockey féminin opposant l'Allemagne à la Suède aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, à Milan, en Italie, le jeudi 5 février 2026. (Photo AP/Petr David Josek, Pool) (Petr David Josek)

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La joueuse de la Victoire de Montréal, Lina Ljungblom, a marqué deux buts pour permettre à la Suède de signer une victoire de 4-1 contre l’Allemagne en lever de rideau du tournoi olympique de hockey féminin, jeudi.

Le but de Katarina Jobst-Smith en début de première période a donné l’avantage à l’Allemagne, mais Ljungblom a riposté avec deux filets avant que ses coéquipières Mira Jungaker et Thea Johansson ne creusent l’écart pour la Suède. Les Suédoises ont dominé l’Allemagne 37-16 au chapitre des tirs au but, alors que Lisa Johansson et Jenna Raunio ont amassé deux passes chacune.

La Suède a ainsi déplacé son premier pion dans la course au titre du groupe B, dans lequel jouent les équipes les moins bien classées, et si elle termine en tête, alors elle obtiendra son laissez-passer pour les quarts de finale. Les cinq équipes du groupe A, ainsi que les trois meilleures du groupe B, se qualifieront pour les matchs éliminatoires.

Par ailleurs, le vice-président américain JD Vance a assisté à la victoire sans équivoque de 5-1 des États-Unis contre la Tchéquie, les Américaines étant notamment propulsées par un doublé de la joueuse de la Victoire, Hayley Scamurra.

Alex Carpenter a marqué un but et ajouté une mention d’aide à sa fiche, et la marque a été complétée par la capitaine Hilary Knight et Joy Dunne. Les États-Unis en ont donc profité pour porter leur fiche à 8-0 sur la scène internationale contre la Tchéquie.

Aerin Frankel, qui disputait son premier match en carrière aux Jeux olympiques, a repoussé 13 tirs.

Laila Edwards a ajouté une passe à sa fiche, et elle est devenue la première joueuse afro-américaine à représenter son pays en hockey féminin aux Jeux olympiques.

Barbora Jurickova fut la seule à riposter du côté des Tchèques. Elle est sortie du banc des pénalités et en a profité pour s’échapper et déjouer habilement Frankel pour rétrécir l’écart à 3-1, en milieu de deuxième période.

Klara Peslarova a conclu la rencontre avec 37 arrêts devant le filet tchèque.

La Tchéquie participe seulement à ses deuxièmes Jeux olympiques, et elle s’était inclinée devant les États-Unis en quarts de finale du tournoi des Jeux olympiques de Pékin en 2022. Les Tchèques ont un dossier de 0-6 contre les États-Unis en Championnat du monde, incluant une défaite de 2-1 en demi-finales en avril dernier.

D’autre part, le match du Canada contre la Finlande qui était prévu jeudi soir a été reporté au 12 février. Les Finlandaises ont été touchées par un virus intestinal et ne comptaient que huit patineuses et deux gardiennes de but à l’entraînement jeudi matin.

Des Québécoises en action dans la victoire de l’Italie sur la France

D’autre part, l’équipe hôtesse, l’Italie, a pris la mesure de la France 4-1 pour savourer sa première victoire aux Jeux olympiques, à sa deuxième participation. La France participe à ses premiers Jeux olympiques en hockey féminin. Ce match s’est déroulé sur la patinoire principale, à l’aréna Santagiulia de hockey sur glace, qui a fait l’objet d’une attention particulière dans les médias ces dernières semaines en raison de retards dans sa construction.

Il y avait tout de même cinq Québécoises en uniforme pour cette rencontre. Kayla Tutino et Kristen Guerrerio, pour l’Italie, tout comme Gabrielle De Serres, Alice Philbert et Marie-Pierre Pélissou, pour « les Bleues », ont foulé la glace pour l’occasion. Ajoutons à ce groupe la directrice générale de l’Italie, Danièle Sauvageau, ses entraîneurs Éric Bouchard, Pier-Alexandre Poulin et Alexandre Tremblay, de même que l’officielle Élizabeth Mantha : le Québec était bien représenté avant même que la rondelle ne tombe.

Puis, il y a eu le premier but du match inscrit par Gabrielle De Serres, avant la réplique de Kayla Tutino quelques secondes plus tard en première période.

Dominantes au chapitre des lancers, les Italiennes sont parvenues à percer la muraille d’Alice Philbert pour prendre les devants 2-1 au deuxième vingt. Deux buts rapides en troisième période ont finalement permis au pays hôte de filer vers la première victoire olympique de son histoire, au grand plaisir de la foule.

« C’était un moment vraiment spécial, un moment que mes coéquipières et moi n’oublierons jamais. On n’a pas utilisé ce match comme de la pression. Nous sommes l’équipe locale et nous avons utilisé ça à notre avantage », a commenté Kayla Tutino au terme de la partie.

Dans le camp opposé, Alice Philbert a fait face à de nombreuses attaques dangereuses. Elle s’est signalée à plusieurs reprises pour permettre à son équipe de demeurer dans le match pendant plus de deux périodes, mais en vain.

« C’était un match intense, surtout que je connaissais plusieurs joueuses de l’autre équipe. Malheureusement, on n’a pas eu le résultat espéré, a reconnu l’auteure de 42 arrêts. J’essaie de ne pas trop penser que je suis aux Jeux olympiques pour pouvoir me concentrer sur ma game. Les estrades étaient remplies, j’essayais de rester dans ma zone et je pense que ça s’est bien passé malgré tout. »

Les chandails aux couleurs de l’Italie étaient naturellement très présents dans les gradins, mais ceux de la numéro 82 Kayla Tutino étaient particulièrement nombreux. Pour cause, alors qu’une quarantaine de membres de sa famille et amis étaient sur place pour l’encourager à ses débuts olympiques.

Sportcom a même eu la chance de faire son chemin jusqu’au nouvel amphithéâtre en leur compagnie et, à peine à bord du métro menant à destination, on pouvait sentir l’enthousiasme et la fierté du groupe.

« Nous sommes honorés d’être ici et très excités que Kayla représente notre héritage. C’est quelque chose de très spécial pour nous », a mentionné avant d’assister au match sa mère, Diana, originaire de Rome.

Il faut dire que la route a été sinueuse pour Tutino qui, après sa retraite du hockey professionnel en 2019, a poursuivi sa carrière comme entraîneuse au Québec. Si bien qu’elle a ensuite été embauchée comme adjointe de la formation italienne en vue des JO de Milan-Cortina.

On a cependant rapidement constaté qu’elle pouvait être d’une plus grande aide encore, mais sur la patinoire.

« Quand ils ont vu sa forme, on lui a tout de suite donné une opportunité de jouer. Elle a remis les patins, elle s’est entraînée fort et on en est là aujourd’hui », a expliqué son père George Tutino.

« On a toujours appuyé Kayla et quand elle nous a parlé de cette chance d’aller aux Jeux olympiques, je lui ai dit : “do it’’. C’est l’expérience d’une vie! », a renchéri madame Tutino.

L’ex-membre des Canadiennes de Montréal a ainsi multiplié les efforts pour s’assurer d’être prête pour le grand moment. Un long parcours qui a nécessité autant de rigueur que de persévérance, mais aussi beaucoup de soutien.

« Ça n’a pas été facile, c’est sûr », a avoué la principale intéressée, qui évolue présentement avec l’équipe Real Torino chez les professionnelles en Italie. « J’ai beaucoup de gens autour de moi qui ont confiance en moi et c’est entre autres grâce à eux que je suis ici. Nos trois entraîneurs m’ont aidé pendant l’été, ils n’ont jamais lâché. Il n’y a rien eu de facile, mais ça nous mène à aujourd’hui. »

Chose certaine, Kayla Tutino a savouré chaque instant de cette victoire historique de l’Italie et elle continuera de le faire pendant la quinzaine olympique, le tout, devant ses plus grands partisans.

« Quand tu te rends ici, tu penses beaucoup à ta famille et tu as juste besoin de ça pour performer. Je n’étais pas trop stressé aujourd’hui, j’ai juste joué avec mon cœur. J’ai vu ma famille dans les estrades et c’est tout ce dont j’avais besoin pour travailler fort. C’était vraiment le fun! »