Soccer
soccerOpens in new window

L’Afrique du Sud et le Qatar qualifiés pour le Mondial

Mis à jour le 

Publié le 

Thalente Mbatha (PHILL MAGAKOE/AFP via Getty Images)

L’Afrique du Sud s’est qualifiée mardi pour la Coupe du monde 2026 de football aux États-Unis, au Mexique et au Canada, après avoir battu le Rwanda 3-0 à Nelspruit.

Grâce à des buts de Thalente Mbatha, Oswin Apollis et Evidence Makgopa, les Bafana Bafana ont coiffé lors de la dernière journée des qualifications africaines le Bénin, balayé par le Nigeria 4-0 dans l’autre match du groupe C, pour s’offrir leur quatrième participation à un Mondial après celles de 1998, 2002 et 2010.

Solides leaders de leur groupe durant toute la phase qualificative, les joueurs du Belge Hugo Broos se sont faits une énorme frayeur en perdant le 29 septembre sur tapis vert une rencontre face au Lesotho disputée en mars, pour avoir aligné un joueur suspendu.

En remplaçant leur succès 2-0 par un forfait 0-3, ils avaient rétrogradé à la deuxième place du groupe, devancés à la différence de buts par le Bénin.

Les Guépards béninois ont alors disposé d’une chance unique de se qualifier pour le premier Mondial de leur histoire.

Mais mardi, lors de l’ultime journée des qualifications, le Bénin n’a pas résisté au réveil, trop tardif, du Nigeria et de son attaquant star Victor Osimhen, auteur d’un triplé.

Les Super Eagles, qui ont entamé ces qualifications par trois matches nuls et une défaite, ne sont jamais parvenus à rattraper le retard accumulé sur l’Afrique du Sud.

Avec 17 points, ils terminent à la deuxième place du groupe derrière l’Afrique du Sud (18 pts) devant le Bénin (17 pts également mais une moins bonne différence de but).

Mais ils ne figurent pas parmi les quatre meilleurs deuxièmes de groupe pouvant encore se qualifier pour le “tournoi de barrage” intercontinental offrant deux tickets supplémentaires pour le Mondial-2026.

L’Afrique du Sud, elle, est en plein renouveau depuis que Hugo Broos en a pris les rênes en 2021.

Moribonds jusqu’à l’arrivée du Belge, les Bafana Bafana ont terminé troisième de la Coupe d’Afrique des nations 2023 en Côte d’Ivoire.

Ils font également partie des favoris pour la prochaine édition de la CAN qui s’ouvre en décembre au Maroc.

Le Qatar qualifié

Le Qatar a décroché sa qualification pour le Mondial grâce à son succès 2-1 à domicile face aux Emirats arabes unis dans le groupe A des éliminatoires asiatiques.

Le pays du Golfe participera l’été prochain à sa deuxième Coupe du monde, après celle de 2022 dont il était le pays hôte.

Le Qatar termine premier du Groupe A et rejoint l’Australie, la Corée du Sud, l’Iran, le Japon, le Jordanie et l’Ouzbékistan, déjà qualifiés dans la zone Asie.

Pour espérer aller au prochain Mondial, les Emirats arabes unis devront eux passer par un barrage aller-retour face à l’Arabie saoudite ou l’Irak (Groupe B), qui s’affrontent dans la soirée, avant de disputer un barrage intercontinental.

La sélection qatarienne, qui avait impérativement besoin d’une victoire pour se qualifier, a trouvé la faille sur deux coups francs frappés par Akram Afif, le premier repris de la tête par Boualem Khoukhi (49e), le second de la tête également par Pedro Miguel (74e). Réduits à 10 en fin de match, les Qatariens ont encaissé un but de Sultan Adil dans le temps additionnel (90+8).

Double champion en titre de la Coupe d’Asie des nations (2019, 2023), le Qatar tentera de faire mieux l’an prochain que lors de la précédente édition de la Coupe du monde. Chez eux, les Qatariens étaient devenus la pire équipe hôte de l’histoire de la compétition avec trois défaites en trois matches (7 buts encaissés pour un seul marqué).

La sélection qatarienne est dirigée par l’Espagnol Julen Lopetegui, nommé en mai après avoir été limogé par le club anglais de West Ham en janvier. Le technicien de 59 ans a également entraîné l’Espagne et le Real Madrid.

L’Espagne à un pas de l’Amérique

L’Espagne, championne d’Europe en titre, a poursuivi sa route vers la Coupe du Monde en signant une quatrième victoire en quatre journées de qualification face à la Bulgarie (4-0) à Valladolid, confortant sa première place du groupe E.

12 points, 15 buts marqués et 0 encaissé: la Roja, même privée de la moitié de ses titulaires, blessés, a conservé un bilan parfait pour se rapprocher un peu plus de la qualification, pas encore mathématiquement assurée en raison du large succès (4-1) de la Turquie (2e, 9 points) contre la Géorgie (3e, 3 points).

En l’absence de Rodri, Lamine Yamal, Nico Williams, Dani Carvajal, Fabian Ruiz, Dani Olmo, Ferran Torres et le jeune Dean Huijsen, c’est à nouveau le milieu de terrain d’Arsenal Mikel Merino qui a fait parler son sens du but en signant ses cinquièmes et sixièmes réalisations en quatre rencontres de la tête (35e, 57e).

Le défenseur bulgare Atanas Chernev a creusé l’écart en fin de match en détournant un centre d’Aleix Garcia dans ses propres filets (79e), et l’expérimenté Mikel Oyarzabal a transformé un pénalty obtenu par Merino, encore lui (90e+2).

L’Italie assure son billet pour les barrage

L’Italie a battu Israël 3 à 0 (mi-temps: 1-0) à Udine pour signer sa quatrième victoire consécutive qui l’assure, au minimum, de participer aux barrages pour le Mondial.

Mateo Retegui a inscrit un doublé, sur pénalty (45e+2) et d’une superbe reprise (74e), puis Gianluca Mancini a ajouté dans le temps additionnel (90e+3) un troisième but, lors d’une rencontre disputée dans un climat tendu.

Une manifestation propalestinienne a rassemblé, d’abord dans le calme, plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la rues d’Udine.

Au moment où débutait le match, des incidents ont éclaté quand plusieurs dizaines de manifestants ont tenté de forcer les barrages de police pour se rendre vers le stade, puis ont incendié des poubelles.

La police a fait usage d’engins lanceurs d’eau pour les stopper et a procédé à plusieurs arrestations, selon l’agence AGI. Une journaliste de la Rai a été blessée à la tête durant ces heurts, mais son pronostic vital n’est pas engagé, rapporte l’agence AGI.

Avant le coup d’envoi, l’hymne israélien a été sifflé par une partie des 10.000 spectateurs présents dans les tribunes du Stadio Friuli.

La Nazionale, bousculée en première période, a offert une quatrième victoire en autant de matches à son sélectionneur Gennaro Gattuso, en poste depuis juin.

Elle est désormais assurée de terminer au moins 2e du groupe I avec ses 15 points, soit six de plus que son adversaire du jour (9 pts).

L’Italie, absente des deux dernières Coupes du monde, peut théoriquement encore finir première et donc se qualifier directement pour la prochaine Coupe du monde.

Mais elle doit remporter ses deux derniers matchs mi-novembre contre la Moldavie et la Norvège, et marquer beaucoup de buts pour dépasser le leader norvégien, 18 points et une différence de buts nettement favorable (+26, contre +10).

Des gagnants en octobre

L’Allemand n’a pas tout changé non plus. Sa décision de maintenir le capitanat à Harry Kane, le seul grand no 9 à sa disposition, a encore été récompensée dans le petit Daugavas stadions (10 000 spectateurs) ouvert aux quatre vents.

L’avant-centre du Bayern a marqué sept buts en sept matches sous sa direction, en comptant son doublé de mardi: une frappe du gauche de l’extérieur de la surface (44e, 2-0) et un penalty parfaitement tiré avant la mi-temps (45e+4, 3-0).

Le Munichois traverse une des périodes les plus fastes de sa carrière: sur les deux derniers mois écoulés, il a inscrit 21 buts en 13 matchs, club et sélection confondus.

En Lettonie, il a montré une fois de plus sa science du placement, sa capacité à décrocher pour organiser les attaques et l’étendue de sa palette technique.

D’autres joueurs moins expérimentés ont également montré de belles choses à Riga, à commencer par l’ailier Anthony Gordon (24 ans) et le latéral polyvalent Djed Spence (25 ans), lancé en septembre et titulaire pour la deuxième fois d’affilée.

L’attaquant de Newcastle a tout fait pour percer le bloc bas adverse, offrant de nombreux centres à ses partenaires et marquant le premier but du match d’un tir enroulé (26e, 1-0) après une belle course.

Utilisé comme arrière droit, cinq jours après avoir évolué à gauche en amical contre le pays de Galles (3-0), Spence a lui géré derrière et apporté le danger devant, à l’image de son centre que le défenseur Maksims Tonisevs a catapulté dans son propre but (58e, 4-0).

Tuchel a pu faire entrer cinq remplaçants en seconde période et deux d’entre eux ont clos le festival: Jarrod Bowen a récupéré un ballon au pressing puis bien décalé Eberechi Eze, lequel a ajusté le gardien adverse après s’être bien réaxé (86e, 5-0).

Bien sûr, ce n’était que la 137e équipe au classement Fifa en face. Mais c’était un passage obligé, et très bien négocié, sur la route du Mondial.

L’Arabie saoudite qualifiée pour le Mondial

L’Arabie saoudite s’est qualifiée pour la Coupe du monde à l’issue d’un résultat nul face à l’Irak (0-0), à Jeddah, dans le Groupe B des éliminatoires de la zone asiatique.

L’équipe entraînée par le Français Hervé Renard n’avait besoin que d’un point alors que son adversaire devait impérativement s’imposer pour obtenir le précieux sésame. Aux Etats-Unis, Canada et Mexique, les Faucons verts disputeront leur septième Coupe du monde après celles de 1994, 1998, 2002, 2006 puis 2018 et 2022.

En dépit d’une nette domination, l’équipe saoudienne n’est pas parvenue à trouver la faille dans le bloc compact des Lions de la Mésopotamie, arrivés dans la capitale économique du royaume avec des intentions minimalistes.

Les deux équipes terminent avec quatre points chacune et la même différence de buts (+1), mais les Saoudiens décrochent leur qualification au bénéfice de la meilleure attaque (3 buts contre 1).

Ils rejoignent le Qatar, qualifié un peu plus tôt après sa victoire 2-1 sur les Emirats arabes unis, ainsi que l’Australie, la Corée du Sud, l’Iran, le Japon, la Jordanie et l’Ouzbékistan, déjà qualifiés dans la zone Asie.

Il s’agit de la troisième participation d’affilée au Mondial pour les Faucons verts qui sont également assurés de disputer le suivant organisé dans le royaume en 2034.

Lors de la dernière édition au Qatar ils avaient remporté une victoire retentissante, déjà sous la houlette d’Hervé Renard, contre l’Argentine, future championne du monde (2-1).

L’équipe saoudienne aurait pu prendre l’avantage deux minutes après le début de la seconde période, mais le défenseur latéral de Lens, Saud Abdulhamid, a vu sa frappe frôler la barre transversale irakienne alors qu’il avait le but à sa merci.

Quelques instants plus tard, le milieu de terrain d’A-Ahli Saleh Saleh Aboulshamat a contraint le gardien irakien Jalal Hassan à effectuer un bel arrêt, avant de contrer dans la foulée la tentative du capitaine saoudien Salem Al Dawsari.

L’Irak, dont la dernière participation remonte à 1986 au Mexique, disputera le mois prochain un match aller-retour contre les Émirats arabes unis, dont le vainqueur se qualifiera pour un barrage intercontinental.

Le Sénégal obtient aussi son billet

Le Sénégal, grâce notamment à un doublé de Sadio Mané, s’est qualifié pour la Coupe du monde, après sa victoire 4-0 face à la Mauritanie, à Dakar.

Les Lions de la Teranga vont vivre cet été leur quatrième Mondial après ceux de 2002, 2018 et 2022. Premiers du groupe D des qualifications de la zone Afrique, ils devancent la RD Congo, parmi les quatre meilleurs deuxièmes de groupe, qui disputera deux matches en novembre pour accéder au Tournoi de barrage de la Fifa.

A Dakar face à la Mauritanie, Sadio Mané, la star sénégalaise, a débloqué la situation en fin de première période d’un coup franc direct. Le partenaire de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr en Arabie Saoudite a récidivé au retour des vestiaires, en inscrivant son 47e but avec le Sénégal en 115 sélections.

Iliman Ndiaye, l’ancien ailier de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui à Everton, a sécurisé la victoire des siens grâce à une troisième but à l’heure de jeu, alors que le Messin Habib Diallo, tout juste entré en jeu, a encore aggravé le score en fin de rencontre.

Le Sénégal et la Côte d’Ivoire, qualifiée au même moment, rejoignent l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Cap Vert, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et le Ghana parmi les neuf qualifiés directs du continent pour le Mondial américain.

Un dixième représentant africain pourrait participer à la prochaine Coupe du monde s’il s’y qualifie via le “tournoi de barrage” intercontinental offrant les deux dernières places pour le Mondial.

Il s’agira du Gabon, de la RD Congo, du Nigeria ou du Cameroun qui se disputeront en novembre la place pour ce tournoi.

Le Sénégal attendra lui le tirage au sort de la Coupe du monde le 5 décembre à Washington avant de participer à partir du 21 décembre à la Coupe d’Afrique des nations au Maroc.

Le Portugal laisse filer sa qualification

Le Portugal devra patienter pour valider son billet pour la Coupe du monde 2026 après son match nul (2-2) concédé à Lisbonne dans le temps additionnel contre la Hongrie malgré un doublé de Cristiano Ronaldo.

Lors de ce match, “CR7” est devenu à 40 ans le meilleur buteur de l’histoire des qualifications du Mondial avec 41 buts.

Le match a mal commencé pour le Portugal. Après une première tentative de Ronaldo, qui a vu le ballon s’envoler au dessus des cages, les Hongrois ont créé la surprise en ouvrant le score dès la 9e minute grâce à un but de Szalai, de la tête sur un corner de Szoboszlai.

Mais le Portugal a rapidement réagi. Plus entreprenants, les hommes de Roberto Martinez ont égalisé à la 22e minute grâce à Ronaldo.

Parfaitement placé dans l’axe, il a marqué d’un tir puissant en reprenant dans les six mètres un centre tendu de la droite de Nelson Semedo.

Juste avant la pause (45+3), le capitaine portugais a offert l’avantage aux siens en reprenant un centre de Nuno Mendes.

Les quelque 48 000 spectateurs du stade Alvalade à Lisbonne ont explosé de joie.

Ce doublé a permis à CR7 d’entrer un peu plus dans la légende, en établissant un nouveau record historique de buts inscrits lors de phases de qualification, tous continents confondus.

L’attaquant portugais est devenu le meilleur buteur de l’histoire des qualifications pour la Coupe du monde, en inscrivant ses 40e et 41e buts. Il devance ainsi le Guatémaltèque Carlos Ruiz, ancien détenteur du record avec 39 réalisations.

En deuxième période, le Portugal a continué à presser, mais sans succès. Malgré plusieurs occasions nettes, notamment des frappes de Ruben Dias et Bruno Fernandes repoussées par les poteaux.

Mais les Hongrois sont restés dangereux jusqu’au bout. A la 73e minute la Hongrie a frôlé l’égalisation, mais le ballon s’est écrasé sur la barre avant d’être dégagé par Ruben Dias.

La douche froide est arrivée au début du temps additionnel, lorsque les Hongrois ont égalisé grâce à un but de Dominik Szoboszlai (90+1).