Le médecin principal accusé au procès sur la mort de Maradona a affirmé jeudi que « le seul qui (le) défendrait, ce serait Diego », rejetant toute responsabilité dans le choix de la convalescence à domicile, au cours de laquelle la légende du football argentin est décédée.
« C’est facile de s’en prendre à moi parce que je suis celui qui a eu le plus de contacts avec lui », a déclaré Leopoldo Luque, neurochirurgien, mais surtout médecin de confiance de Diego Maradona aux dernières années de sa vie, assurant avoir été « la personne qui voulait le plus aider » la vedette.
« Il voulait rentrer chez lui » après son opération pour un hématome à la tête début novembre, a insisté le Dr Luque, assurant avoir à plusieurs reprises tenté de convaincre Maradona de se rendre « dans un lieu pour qu’on l’aide ».
Le neurochirurgien, jugé avec six autres professionnels de santé pour de potentielles négligences ayant contribué à la mort de Maradona en novembre 2020, a soutenu que l’ex-footballeur était « lucide » au moment de quitter la clinique après sa neurochirurgie.
Maradona est décédé d’un œdème pulmonaire et d’un arrêt cardiorespiratoire trois semaines après cette opération, au cours de sa convalescence à domicile.
Un médecin de soins intensifs, Fernando Villarejo, a par ailleurs affirmé devant le tribunal qu’une structure de réhabilitation spécialisée avait d’abord été envisagée pour la convalescence de l’astre du football.
« Nous avons suggéré une institution spécialisée dans le traitement des addictions », a expliqué M. Villarejo. « Je pensais que tout allait dans cette direction », a-t-il poursuivi, avant d’indiquer qu’il avait par la suite appris qu’une hospitalisation à domicile avait été décidée parce que « le patient voulait rentrer chez lui ».
Selon lui, Maradona « avait besoin d’une structure plus importante, avec des équipements médicaux et une prise en charge multidisciplinaire difficile à maintenir à domicile ». « Ce patient nécessitait un établissement », a-t-il insisté.
Lors d’une audience mardi, une fille de Maradona, Jana, avait accusé Leopoldo Luque d’avoir fait pression à l’époque pour une hospitalisation à domicile de la star, promettant une attention et prise en charge « 24H sur 24 » lors de la convalescence qui lui fut fatale.
Les accusés, qui nient toute responsabilité dans le décès, encourent entre 8 et 25 ans de prison.
Le procès, à raison de deux audiences hebdomadaires, doit se poursuivre jusqu’en juillet.






