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Après la frayeur face au Cap-Vert, le défi égyptien attend l’Argentine

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Lionel Messi (Rebecca Blackwell)

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Proche d’une immense humiliation face au Cap-Vert au tour précédent, l’Argentine, portée par son génie Lionel Messi affronte l’Egypte de Mohamed Salah, mardi, à 16h, à Atlanta, en huitièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 pour tenter d’avancer vers la conquête d’un doublé historique.

Au-delà du talent infini de son guide et de deux très belles inspirations du défenseur Lisandro Martinez, les champions du monde ont souffert pendant 120 longues minutes pour battre le Cap-Vert, 64e mondial disputant sa première Coupe du monde.

De quoi laisser un goût d’inquiétude au sélectionneur Lionel Scaloni et ses hommes, totalement dépendants de Messi, 39 ans, auteur de sept des 11 buts lors des quatre premiers matches.

Manquant visiblement de fraîcheur physique mais aussi d’idées dans le jeu, les Argentins, qui n’ont toujours pas réalisé collectivement un match référence dans le tournoi, ont montré des faiblesses relevées par le capitaine lui-même.

Et la liste est longue: « On n’a pas réussi à bien les presser, il y avait trop d’espaces entre nos lignes. Quand nos milieux voulaient sortir sur leur défenseur central, nos défenseurs avaient beaucoup trop de distance à parcourir. On n’était pas bien coordonnés », a commenté Messi, éreinté, mais lucide.

« On n’arrivait pas à assurer le marquage. Ils n’avaient pas le ballon et pourtant ils nous ont fait courir car on ne pressait pas bien ».

Gagner dans la souffrance

Mardi à Atlanta, il faudra donc gommer toutes ces lacunes face à l’Egypte de Mohamed Salah. Et la question sera aussi de savoir si les joueurs, qui ont terminé la rencontre épuisés et avec des crampes, auront repris des forces. Facundo Medina, visiblement touché musculairement, ou Enzo Fernandez, perclus de crampes, seront-ils suffisamment remis ?

Pendant ces trois jours, l’idée principale pour le personnel d’entraîneurs argentins a été la récupération. Samedi matin l’entraînement a été annulé pour cause d’orage et les joueurs ont fait des exercices de récupération en gymnase au centre d’entraînement de l’Inter Miami.

Mais l’Albiceleste sait très bien gagner dans la souffrance, comme elle l’a fait à plusieurs reprises dans cette compétition. Et plus loin, lors de la finale en 2022 face à la France au bout d’une séance de tirs au but.

« Profitez-en »

« Nous sommes conscients que cela ne va pas être facile, ça ne l’a jamais été, cela ne l’était pas non plus lors de la dernière Coupe du Monde, donc nous allons aborder cela avec sérénité », a affirmé lundi Leandro Paredes, et « on ne peut pas toujours jouer de la meilleure façon, parfois il faut souffrir comme l’autre jour ».

Hormis la demi-finale face à la Croatie (3-0), les Argentins n’avaient pas connu de matchs faciles au Qatar avant de devenir champions du monde: frôlant l’élimination en quart de finale contre les Pays-Bas (2-2, 4-3 t.a.b.) et avec une défaite inaugurale face à l’Arabie Saoudite d’Hervé Renard (2-1).

« Il faut toujours en tirer du positif, cette équipe ne renonce jamais », a souligné Lionel Scaloni.

Les Égyptiens, eux, poursuivent leur parcours historique dans le tournoi et Mohamed Salah et ses coéquipiers abordent ce huitième de finale sans stress, après la qualification heureuse face à l’Autriche (1-1, 4-2 t.a.b.). « J’ai dit aux gars que c’est la plus grande scène sur laquelle on puisse jouer. Profitez-en et ne laissez pas la pression vous atteindre », a lancé Salah.

« Le football égyptien, africain et arabe a de bons résultats mais a pris du retard dans de nombreuses compétitions. Nous sommes en train de rattraper ce retard, en essayant d’être à la hauteur des attentes », a insisté Hossam Hassan, le sélectionneur égyptien, qui a l’ambition « d’avoir une sélection qui pratique un football moderne, a une personnalité propre et impose son style sur toutes les scènes: à la CAN et à la Coupe du monde ».

Leur défense rigoureuse (1 but encaissé en moyenne par match), des nerfs d’acier et le talent de Mo Salah suffiront-ils ? Les Pharaons, 24es au classement Fifa, rêvent de créer une énorme surprise et de s’inviter au bal des quarts de finale.