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Le Japon peut-il embêter le Brésil?

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Le Japon, qui n’a jamais remporté le moindre match à élimination directe dans un Mondial, a la confiance et le talent pour battre le Brésil lundi en 16e de finale à Houston, a affirmé à l’AFP l’ancien sélectionneur français des Samurai Blue Philippe Troussier.

« L’histoire du football nous montre que sur un match, tout est possible », a lancé le technicien de 71 ans, lors d’un entretien réalisé vendredi à Tokyo.

« Le Japon, avec sa confiance, son talent, son organisation collective et puis, maintenant, sa culture tactique avec des joueurs expérimentés qui jouent pour la plupart dans des championnats majeurs en Europe » peut inquiéter le Brésil.

« Il est évident que sur le papier on peut dire que le Brésil possède une équipe plus expérimentée mais dans la réalité, je répète, il y a aussi des points faibles que le Japon pourrait utiliser », a-t-il insisté.

Troussier a dirigé la sélection nippone durant la Coupe du monde 2002 organisée conjointement par le Japon et la Corée du Sud.

Si depuis les Samurai Blue se sont toujours qualifiés pour le Mondial, jamais ils n’ont brisé le plafond de verre des 8es de finale, avec des éliminations contre la Turquie en 2002, le Paraguay en 2010, la Belgique en 2018 puis la Croatie en 2022.

Face au Brésil quintuple lauréat de la compétition, les coéquipiers d’Ayase Ueda arrivent avec la confiance engrangée durant la phase de groupes, durant laquelle ils ont battu la Tunisie (4-0), puis tenu en échec les Pays-Bas (2-2) et la Suède (1-1).

« Quand on voit le match contre la Suède, la façon dont ils ont su souffrir et défendre, cela montre qu’ils ont beaucoup progressé dans leur culture défensive », a relevé Troussier, aux manettes des Samurai Blue entre 1998 et 2002.

Le football japonais n’a cessé de progresser, a expliqué Troussier qui a beaucoup vadrouillé en Asie avec des expériences en Chine et au Vietnam notamment, mais le manque d’expérience et de profondeur de banc limitent actuellement son rayonnement dans les plus grandes compétitions.

À plus long terme, « le Japon est capable de rêver plus grand. Donc je veux bien accepter qu’en 2050, le Japon sera plus près de gagner la Coupe du Monde qu’aujourd’hui », a-t-il pronostiqué. Un exploit que la sélection féminine du Japon a réalisé en 2011.