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Le Sénégal, sèchement battu par la France pour ses débuts à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, doit se relancer lundi dans une finale avant l’heure contre la Norvège d’Erling Haaland, qui voudra assurer sa qualification après son large succès face à l’Irak.
Oubliée la victoire de prestige contre les Bleus en 2002. Les Lions de la Teranga ont subi mercredi une première défaite contre les vice-champions du monde qui ont mis 45 minutes à trouver leur tempo (3-1).
« Ce sera un match difficile et important, pour nous ce sera une finale, on n’a plus le droit à l’erreur et il faudra aller chercher les points pour prétendre aux 16es de finale », a assuré le sélectionneur Pape Thiaw.
« On a visionné le match contre la France, on l’a analysé, on a vu nos erreurs et on les a corrigées », a-t-il ajouté.
Déjà sous pression, les champions d’Afrique déchus sur tapis vert ont également connu plusieurs problèmes internes : la prime récompensant leur parcours à la Coupe d’Afrique des nations n’aurait pas été versée, le chef qui les suit d’habitude ne fait partie de la délégation et les joueurs, mécontents de la nourriture proposée dans leur hôtel du New Jersey, commandent des plats à l’extérieur.
« Il y a eu des dysfonctionnements mais nous, les joueurs et l’encadrement, nous sommes concentrés sur le match contre la Norvège, a admis Pape Thiaw, pour qui ces problèmes se sont réglés en interne. »
Il a également annoncé avoir signé un nouveau contrat avec la Fédération, l’ancien étant arrivé à échéance en février. « C’est réglé », a-t-il dit sans vouloir donner de détails.
La Norvège en mode rameur
La meilleure performance de l’équipe reste un quart de finale en 2002. Elle s’est hissée en huitièmes de finale il y a quatre ans au Qatar.
Une victoire contre la Norvège, première devant la France à la différence de buts, permettrait à Sadio Mané et ses coéquipiers d’entrevoir une troisième place qualificative pour le tour suivant avant le dernier match du groupe I contre l’Irak.
Mais en face se dressent les Vikings norvégiens et leur buteur, Erling Haaland, auteur d’un doublé lors de la victoire initiale (4-1) contre d’autres Lions, ceux de la Mésopotamie.
« Il n’y a pas de plan anti-Haaland mais un plan anti-Norvège », a affirmé Pape Thiaw, assurant avoir détecté les points faibles des Norvégiens.
Autour de la vedette de Manchester City (57 buts en 51 sélections), qui fait l’objet d’une célébration des supporters mimant les mouvements des rameurs de drakkar devenue virale sur les réseaux sociaux, le sélectionneur norvégien Staale Solbakken dispose d’une équipe solide, avec notamment Alexander Sorloth (Atlético Madrid) et le meneur de jeu d’Arsenal Martin Odegaard.
« Erling est dans une forme épatante et j’espère qu’il y en a plus à venir », a assuré le sélectionneur à propos du doublé de son attaquant contre l’Irak.
Le technicien peut aussi compter sur son banc avec le défenseur Leo Ostigard (Genoa), troisième buteur contre l’Irak et qui a assisté vendredi à la naissance de son premier enfant via FaceTime, et le milieu Kristian Thorstvedt (Sassuolo), poison pour la défense irakienne qui a amené le quatrième but en toute fin de match.





