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La présence simultanée de légendes du sport sur la scène du Fanatics Fest vendredi soir était presque incroyable.
On y trouvait Tom Brady, le plus grand champion du Super Bowl de tous les temps. Il y avait Novak Djokovic, détenteur du record de titres du Grand Chelem au tennis. Il y avait Kevin Durant, le seul quadruple médaillé d’or olympique de l’histoire du basketball masculin.
Et avant de partir, ils ont tous pris un égoportrait avec Lionel Messi.
Voilà une nouvelle preuve du pouvoir de Messi : même les plus grandes vedettes du monde sportif apprécient visiblement d’être en compagnie du meilleur joueur de soccer de tous les temps.
Ils seront tous rivés devant leur écran dimanche – comme probablement 1,5 milliard d’autres personnes à travers le monde – lorsque Messi et l’Argentine affronteront l’Espagne en finale de la Coupe du monde de la FIFA.
« On donnera tout », a lancé Messi.
Cette conférence de presse prestigieuse devait être la dernière apparition publique de Messi avant la finale de dimanche à East Rutherford, dans le New Jersey.
La FIFA a choisi le Fanatics Fest – quatre jours de festivités sportives à New York, avec séances d’autographes et rencontres de célébrités – comme cadre pour ses conférences de presse d’avant-match.
Des centaines de personnes ont ainsi eu l’occasion d’apercevoir Messi dans un contexte habituellement fermé au public.
« Ce que Messi représente comme joueur et pour l’Argentine est indescriptible, a déclaré Rodri, capitaine de l’Espagne. Pour moi, il est tout simplement le plus grand joueur de tous les temps. »
L’idée de cette rencontre avec Messi et les autres joueurs et entraîneurs argentins et espagnols était simple : laisser les vedettes poser les questions à la place des médias traditionnels.
Brady a interrogé Messi sur une photo devenue virale cette semaine, où on le voit donner le bain à un adorable petit garçon qui deviendra plus tard la vedette espagnole Lamine Yamal. « Quelle photo incroyable! », s’est exclamé Messi.
Djokovic a interrogé Lionel Scaloni, sélectionneur de l’Argentine, sur sa gestion de la pression, puis a posé la même question à Messi. Et lorsque Messi a terminé sa réponse, Djokovic s’est contenté de dire : « Gracias, Leo. »
Djokovic a ensuite interrogé le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente et le capitaine Rodri sur l’importance de garder son calme dans les moments décisifs, avant que Brady n’interroge Rodri sur ce qu’il dirait à ses coéquipiers avant la finale de dimanche.
Durant a ensuite fait son apparition, demandant au gardien argentin Emiliano Martinez ce que signifierait de remporter deux Coupes du monde consécutives.
Il faut reconnaître que les équipes d’Argentine et d’Espagne semblaient apprécier le spectacle. La finale de la Coupe du monde est un événement, et ceci l’était tout autant.
« Ce n’est qu’un match de plus, a dit Scaloni. On ne peut pas vraiment penser au fait qu’il s’agit d’une finale de Coupe du monde. »
Le chemin vers la finale n’a pas été facile pour l’Argentine, même si les champions en titre (7-0-0) sont la seule équipe invaincue du tournoi; l’Espagne (6-0-1) a fait match nul lors de son premier match contre le Cap-Vert.
L’Argentine a dû remonter un déficit de 1-0 en seconde demie pour battre l’Angleterre en demi-finale, puis un déficit de 2-0 en seconde période pour vaincre l’Égypte en huitièmes de finale, et a dû disputer des prolongations contre le Cap-Vert (en seizièmes de finale) et la Suisse (en quarts de finale).
« Je l’ai dit à maintes reprises, on ne baisse jamais les bras », a déclaré Messi.
Grâce à cela, les champions en titre ont décroché leur billet pour New York. Et lorsque Messi est monté sur scène vendredi, peu de spectateurs, massés dans la salle, ont applaudi, préférant immortaliser l’instant avec leurs téléphones.
Messi savait ce qu’ils attendaient. Il a souri et salué la foule. Ils ont rugi d’enthousiasme.
« Dimanche, le spectacle promet d’être grandiose », a déclaré Scaloni.
Il semblerait que Messi ait jeté un coup d’œil rapide à la vitrine contenant le trophée avant son départ. Quoi qu’il en soit, il n’a certainement pas besoin qu’on lui rappelle l’enjeu.
Aucune équipe n’a remporté deux Coupes du monde consécutives depuis le Brésil en 1958 et 1962, et Messi a désormais l’opportunité d’ajouter un nouveau titre à son palmarès déjà exceptionnel.
« Nous avons un groupe de joueurs et un personnel technique qui travaillent sans relâche chaque jour pour faire la fierté de mon pays, a déclaré Martinez. Nous allons tout donner, avec Leo et avec l’équipe actuelle, pour ramener la Coupe du monde dans mon pays et fêter ça avec notre peuple. »
L’Argentine veut laisser un grand héritage
« Tous mes coéquipiers en équipe nationale viennent de la classe ouvrière », le fil rouge c’est de « toujours travailler dur », a déclaré vendredi le gardien de l’Argentine, Emiliano Martinez, avant la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ contre l’Espagne dimanche.
Le portier d’Aston Villa a participé à la conférence officielle d’avant-match, comme il l’avait fait avant les finales remportées en Copa America (2021 et 2024) et en Coupe du monde (2022), et avant la Finalissima gagnée contre l’Italie, championne d’Europe en titre, en 2022.
Quel héritage veut-il laisser?
« Qu’on se souvienne de nous comme de n’importe quel Argentin : que nous sommes des travailleurs, que nous n’abandonnons jamais et que, même si les choses nous coûtent, nous nous en sortons toujours, comme on le voit dans cette Coupe du monde », a-t-il déclaré dans une salle comble à New York.
Les champions du monde ont particulièrement peiné durant la phase à élimination directe, que ce soit face au Cap-Vert, l’Égypte, la Suisse et l’Angleterre, contre qui ils s’en sont sortis sur le tard.
D’après Martinez, le peuple argentin peut s’identifier avec le groupe actuel, même s’il inclut des joueurs devenus des vedettes mondiales.
« Tous mes coéquipiers en équipe nationale viennent de la classe ouvrière. Des familles où le père comme la mère devaient travailler, et ça inclut ma famille, ma mère et mon père », a-t-il affirmé.
Le joueur de 33 ans a assuré se sentir « vraiment calme » à deux jours du choc contre l’Espagne, un trait de caractère qu’il a pu mettre à profit durant la finale du Mondial-2022, au moment de réaliser son arrêt salvateur en fin de prolongation devant le Français Randal Kolo Muani.
« Je peux prendre un, deux, trois buts, mais à l’action suivante je suis exactement le même. La pression ne me pèse pas. J’essaie simplement d’enfiler les gants et, quand l’action arrive, je me dis : ‘j’ai plus de chances de l’arrêter’ », a-t-il expliqué.
« Que ce soit un match normal, une finale, ou quand je joue dans le quartier, je suis le même Dibu qui jouait dans le quartier de Mar del Plata », a-t-il ajouté en référence à sa ville natale.
Diffuser ce sentiment de sérénité participe à être un bon gardien, a-t-il insisté : « Beaucoup de gens pensent que les bons gardiens n’ont qu’à réussir de grands arrêts, c’est tout. Mais ça va bien au‑delà de ça ».
« Profiter » d’avoir encore Messi
Que l’Argentine fasse corps avec sa sélection nationale est « quelque chose d’extrêmement précieux » et « émouvant », a déclaré vendredi le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, à deux jours de la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ contre l’Espagne.
« Nous avons retrouvé quelque chose d’extrêmement précieux, à savoir le fait que les gens regardent nos matches à la télévision, en portant le maillot de l’Argentine et en s’enlaçant », a-t-il déclaré en conférence de presse depuis New York.
Il a affirmé que même les partisans de clubs ennemis pouvaient fraterniser le temps d’une compétition autour de l’Albiceleste, en lice pour un deuxième titre mondial consécutif.
« Un supporter de Boca qui enlace un supporter de River, un supporter de Newell qui enlace un supporter de Central. C’est quelque chose qui nous émeut énormément, cela ne peut pas être autrement, d’autant que dans une Coupe du monde, cette unité, cet esprit d’équipe, sont essentiels », a déclaré le sélectionneur de 48 ans.
L’équipe ressent « ce sentiment d’unité », a-t-il insisté. « Les gens sont avec nous, nous soutiennent et nous portent, c’est très émouvant. »
Dimanche, « j’espère que nous gagnerons, mais si nous ne gagnons pas je pense que ce parcours a été incroyable et un exemple pour tout le monde, j’espère que cela aidera notre peuple, notre pays », a prolongé Scaloni.
Concernant Lionel Messi, son capitaine de 39 ans, il faut « profiter » de l’avoir encore dans l’équipe. « Nous devons accorder de l’importance à ce qu’il fait, c’est lui l’histoire, c’est lui la légende. »
Est-ce que la finale de dimanche sera son dernier match avec l’Argentine? « Eh bien, qu’est-ce que j’en sais, demandez-lui! », a-t-il répondu. « Il ne cesse de nous surprendre, c’est une question que vous devriez lui poser. »





