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L’Espagne confirme sa supériorité et avance sans difficulté

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Mikel Oyarzabal (ETIENNE LAURENT/AFP via Getty Images)

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L’Espagne a facilement vaincu l’Autriche 3 à 0, jeudi au Los Angeles Stadium pour mériter son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™.

La Roja va se mesurer avec le Portugal, tombeur de la Croatie dans un match qui passera à l’histoire du côté de Toronto. Cette rencontre de huitièmes de finale se tiendra lundi prochain à 15 h au Dallas Stadium.

L’Autriche n’avait pas atteint les rondes éliminatoires depuis 1982.

Citée parmi les principales favorites de la Coupe du monde, la Roja n’avait plus gagné un match à élimination directe depuis son sacre en 2010, suivi par une sortie en phase de groupes en 2014 puis par deux éliminations aux tirs au but en 8e de finale face à la Russie (2018) et au Maroc (2022).

« Nous avons fait un très, très grand match. Je suis heureux parce que, dans tous les aspects, nous avons frôlé la perfection », s’est réjoui le sélectionneur de l’Espagne Luis de la Fuente juste après le coup de sifflet.

Jeudi, sous le soleil californien adouci par le toit transparent du très moderne stade de Los Angeles, les Espagnols n’ont laissé que peu d’espoirs aux Autrichiens.

Les premières minutes ont été équilibrées, avec un centre de Marcel Sabitzer tout près d’être repris par Michael Gregoritsch, puis la Roja a mis le pied sur le ballon et accentué la pression.

Après un but de Marc Cucurella refusé pour une faute sur coup pied de coin (29e) et une superbe parade d’Alexander Schlager devant Oyarzabal (33e), l’attaquant de la Real Sociedad a trouvé les filets d’une reprise au coeur de la surface sur un centre bien senti depuis la gauche de Cucurella.

« Il m’a manqué un but ou une passe décisive. Mais gagner et passer au tour suivant reste le plus important », a déclaré le Lamine Yamal.

Incapable de bonifier ses rares ballons dans le dernier tiers adverse, l’Autriche a vu un puissant coup-franc d’Alex Baena heurter la transversale juste avant la pause (45+2).

Sous les yeux de la popstar Rosalia et de l’acrice Penelope Cruz, les Espagnols ont insisté après la mi-temps et fini par faire le break quand un centre de Baena a trouvé le latéral droit Pedro Porro, qui s’est envolé au coeur de la surface, tel un attaquant, pour une tête puissante (66e).

« Oui, je suis heureux. Le match est terminé et il faut penser au prochain », a rétorqué Yamal quand un journaliste lui a fait remarquer qu’il semblait fermé malgré la qualification.

« Nous n’avons peur d’aucune équipe car nous sommes l’Espagne et nous devons le montrer sur le terrain », a-t-il encore dit après une performance qui a renforcé le statut de la Roja parmi les favorites pour le titre final.

S’il a virevolté, Lamine Yamal aurait bien aimé marquer : il a râlé sur un oubli d’Oyarzabal (49e), puis été privé du 3-0 par un sauvetage sur sa ligne de David Alaba (85e), juste avant de sortir la moue boudeuse.

Le troisième but est de nouveau venu de Cucurella, auteur d’un centre parfait dans le dos d’une défense aux abois, pour trouver Oyarzabal seul devant le gardien (89e).

La performance offensive de la Roja a réussi à faire oublier le forfait sur blessure de Nico Williams, que son sélectionneur Luis de la Fuente espère récupérer au prochain match.

L’Espagne a complètement dominé la rencontre avec plus de 65 % de la possession du ballon et avec 10 cadrés contre aucun dans le camp autrichien. L’Espagne a tenté 22 frappes vers le filet d’Alexander Schlager.

Les Espagnols n’ont toujours pas concédé de but dans le tournoi après quatre matchs.