GUIDE DU RDS.ca | CALENDRIER | CLASSEMENT | STATS | ÉQUIPE
Une attaque tout feu tout flamme mais une défense friable: l’équipe de France est toujours en quête du juste dosage pour mener à bien sa quête d’un troisième titre mondial alors que se profile le 16e de finale face à la Suède, mardi.
Une dynamique à conserver
Avec 10 buts inscrits en trois matches dans un groupe I compliqué avec notamment le Sénégal et la Norvège, l’attaque française n’a pas failli à sa réputation et a été à l’heure au rendez-vous. Si Kylian Mbappé (4 buts) et Michael Olise (3 passes décisives) ont démarré tambour battant la compétition, le réveil d’Ousmane Dembélé est venu ajouter une arme supplémentaire à la panoplie des Bleus.
Déjà buteur contre l’Irak (3-0), le Ballon d’Or s’est fendu d’un magnifique triplé vendredi pour éteindre la Norvège (4-1), une performance qui a de quoi le libérer définitivement pour la suite. La confiance du Parisien est désormais au top et le trio magique qu’il forme avec Mbappé et Olise tourne à plein régime. Du pain bénit avant de se lancer dans les matches couperets et d’aborder le rendez-vous mardi face aux Suédois (21h00 GMT).
« Les joueurs talentueux, de très haut niveau, peuvent jouer ensemble. Quand plusieurs joueurs sentent le football, c’est tout bénéfique pour l’équipe de France. Ousmane, Michael et Kylian, ils parlent le même football », a estimé après le large succès contre les Norvégiens l’entraîneur adjoint Guy Stéphan, qui a suppléé exceptionnellement sur le banc Didier Deschamps, endeuillé par le décès de sa mère et rentré en France pour assister à ses obsèques.
Une défense à soigner
Si le centre de gravité des Bleus s’est clairement déplacé vers l’attaque avec la mise en place d’un schéma tactique en 4-2-3-1, la question cruciale de l’équilibre global de l’équipe n’a toujours pas été résolue. Un vrai chantier, l’adversité étant vouée à se durcir avec le début des rencontres à élimination directe.
Après avoir réussi à garder sa cage inviolée face à l’Irak et avoir mis fin à une série noire de six sorties consécutives avec au moins un but encaissé, la France est en effet retombée dans ses travers devant la Norvège.
Didier Deschamps ne compte pas dans l’immédiat renoncer à sa nouvelle philosophie offensive mais le onze tricolore penche trop vers l’avant, ce qui expose forcément une défense parfois livrée à elle-même. D’autant que les latéraux restent d’une fébrilité inquiétante. Jules Koundé s’en est sorti honorablement à droite vendredi mais sans non plus être éblouissant. Théo Hernandez a lui connu de grandes difficultés à gauche, concédant un penalty en seconde période, stoppé par Mike Maignan.
La mise au repos vendredi de William Saliba, qui forme une redoutable charnière centrale avec Dayot Upamecano, a sans doute pesé mais la défense reste globalement un point d’interrogation.
« On a une équipe pimpante, qui a des étincelles avec des feintes, des dribbles. Le revers de la médaille, c’est qu’il y a un déséquilibre. Il faut l’assumer mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas travailler pour s’améliorer. Il y a des périodes où l’on tombe dans la facilité, on a tendance à faire moins de courses, ce qui donne des situations à l’adversaire, c’est ce qu’il faut gommer », a jugé Stéphan.
Des places à prendre
Didier Deschamps, de retour aux Etats-Unis samedi pour diriger l’entraînement, va devoir très vite se pencher sur la composition de son équipe pour affronter la Suède. Les principaux doutes se concentrent sur le côté gauche, que ce soit en défense ou en attaque.
Un match se joue entre les deux Parisiens Désiré Doué et Bradley Barcola pour être le quatrième élément du secteur offensif. Auteurs chacun d’un but au cours de cette Coupe du monde, ils possèdent des profils différents, Barcola étant un joueur de profondeur, au contraire de Doué, qui a pour lui un gros abattage et un énorme volume de jeu.
Au poste d’arrière gauche, le sélectionneur devra choisir entre Théo Hernandez et Lucas Digne, guère convaincant contre l’Irak.
Enfin au milieu, Manu Koné a marqué des points vendredi pour épauler Aurélien Tchouaméni dans le double pivot devant la défense. Mais Adrien Rabiot, qui a pu souffler et n’est pas entré en jeu, peut faire valoir la carte de l’expérience.





