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Yassine Bounou, « le meilleur gardien africain »

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À 35 ans, le Marocain né à Montréal Yassine Bounou en était peut-être à la dernière Coupe du monde de sa carrière.

Si c’est le cas, le gardien a sans doute laissé un grand souvenir aux partisans du Maroc.

Dans un bel effort marocain qui a mené la nation à une deuxième présence de suite en quarts de finale, Bounou s’est illustré sans cesse pour aider les siens à éviter la moindre défaite avant le match de jeudi contre la France.

Et même dans ce revers de 2-0, Bounou a été un joueur étincelant. En fait, sans lui, le constat aurait pu être bien pire.

Intraitable sur sa ligne en première période, il a longtemps retardé l’échéance face à la France. Bounou a fini par s’incliner à deux occasions face à deux attaquants de classe mondiale, Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé.

Dernier rempart d’une sélection qui avait choisi de subir plutôt que de faire le jeu, le portier du club saoudien d’Al-Hilal avait pu donner aux Lions de l’Atlas le sentiment qu’ils seraient infranchissables en stoppant le penalty trop mou de Mbappé à la 28e minute de jeu.

C’est le quatrième penalty qu’il repoussait en Coupe du monde, devenant le co-meilleur gardien dans l’exercice depuis 1966 selon le site de statistiques Opta.

« Bounou est toujours là, ses performances durant cette Coupe du monde et dans sa carrière dans l’équipe nationale est impressionnante, pour moi c’est le meilleur gardien africain et du monde arabe », a salué son coéquipier, le gardien remplaçant Munir El Kajoui.

En six matchs à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, Bounou a repoussé un total de 15 ballons et il n’a permis que six buts, à peine un par match en moyenne.

Sans lui, le Maroc n’aurait possiblement même pas rejoint le Canada en huitièmes de finale puisqu’il n’a accordé que deux buts lors de la séance de tirs au but contre les Pays-Bas.

Le Maroc a chuté contre la France jeudi, mais l’étoile de Bounou a brillé pendant près d’un mois.