MADRID, Espagne - Le Séville FC, dominateur mais maladroit, a concédé un nul frustrant contre Gijon (0-0) dimanche pour la 29e journée du Championnat d'Espagne, abandonnant la troisième place à l'Atletico Madrid, vainqueur de Malaga (2-0) la veille.
Malgré un déluge d'occasions, les Sévillans n'ont pas réussi à forcer le verrou asturien et restent sur une inquiétante série de cinq matchs sans succès consécutifs toutes compétitions confondues.
Avec ce point du match nul, l'équipe andalouse (4e, 58 pts) revient à hauteur de l'Atletico (3e, 58 pts) mais se retrouve dépassée à la différence de buts particulière, qui prévaut en Espagne en cas d'égalité.
La bataille s'annonce acharnée entre Sévillans et « Colchoneros » pour le gain de cette troisième place derrière le duo Real Madrid-FC Barcelone : la dernière marche du podium est directement qualificative pour la phase de poules de la Ligue des champions, alors que la quatrième place est synonyme de barrage.
Quelque chose semble cassé dans la dynamique de Séville, loin de l'insolente réussite qui l'accompagnait depuis le début de saison.
Dans une semaine agitée qui a vu l'emblématique directeur sportif Monchi annoncer son départ du club après 17 ans en poste, l'équipe sévillane a montré beaucoup de nervosité dimanche au stade Sanchez-Pizjuan.
Les hommes de l'entraîneur Jorge Sampaoli ont pourtant eu des occasions en pagaille (21e, 40e, 70e, 79e) mais ont manqué de précision.
Très en vue (49e, 69e), l'ailier international espagnol Vitolo a réclamé en vain un penalty pour une main involontaire mais indiscutable de Fernando Amorebieta dans la surface (65e). Quant aux Asturiens, ils sont passés par tous les états lorsque l'arbitre a sifflé un penalty en leur faveur avant de revenir sur sa décision pour hors-jeu (32e).
Au final, ce nul arrange surtout Gijon (18e, 22 pts), premier relégable, qui continue d'entretenir l'espoir de se maintenir dans l'élite. Quant aux Sévillans, ils devront faire beaucoup mieux mercredi soir au Camp Nou pour le choc de la 30e journée face au FC Barcelone.
Le mano a mano se poursuit en tête du Championnat d'Espagne
Le Real Madrid s'est montré réaliste contre Alaves (3-0) pour garder les commandes devant Barcelone, guidé par Luis Suarez et Neymar à Grenade (4-1) en l'absence de Lionel Messi suspendu.
À l'heure de l'ultime ligne droite, la 29e journée de Liga n'a pas modifié le rapport de force entre le Real de Zinédine Zidane (1er, 68 pts, un match de moins) et son dauphin barcelonais (2e, 66 pts), qui s'affronteront dans un clasico à quitte ou double le 23 avril.
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Les larges succès obtenus dimanche ne reflètent toutefois pas le scénario de leurs matchs, qui se sont avérés très compliqués pour les deux grands d'Espagne.
Le Real, qui présentait une équipe très remaniée au stade Santiago-Bernabeu, l'a emporté dans la douleur en concrétisant ses principales occasions grâce à Karim Benzema (31e), Isco (85e) et Nacho (88e).
« Nous savons que nous pouvons faire mal à l'adversaire à n'importe quel moment. C'est le propre de cette équipe », s'est réjoui Zidane, dont l'équipe a marqué au moins un but lors de ses 50 derniers matchs officiels.
Quant au Barça, il était privé de Messi pour cause d'accumulation de cartons jaunes. Et face aux parades du gardien mexicain « Memo Ochoa », le club catalan a été sauvé par un grand Suarez, buteur (44e) puis passeur pour Paco Alcacer (64e) alors que Grenade avait égalisé grâce au Français Jérémie Boga (50e).
Après l'exclusion du défenseur de Grenade Uche Agbo pour deux cartons jaunes (82e) et un but contre son camp de Matthieu Saunier (83e), Neymar a clos le score pour inscrire son 100e but sous le maillot du Barça depuis son transfert controversé en 2013.
« Ses statistiques sont celles d'un monstre, a commenté l'entraîneur barcelonais Luis Enrique. C'est l'un des joueurs les plus déséquilibrants du monde et son transfert a été une grande réussite. »
Ces succès permettent au deux équipes de tête de prendre le large devant l'Atletico Madrid (3e, 58 pts) et le Séville FC (4e, 58 pts), lequel a encore perdu du terrain en concédant le nul contre Gijon (0-0) dimanche midi.
À l'orée d'un mois d'avril crucial, Real et Barça ont néanmoins essuyé des coups durs avec les blessures respectives du défenseur madrilène Raphaël Varane et du milieu barcelonais Rafinha.
À Madrid, Zidane avait choisi de laisser au repos plusieurs cadres. Et la rencontre contre Alaves a bien mal débuté pour lui avec la sortie sur blessure de Varane (10e), victime d'une rechute alors qu'il reprenait tout juste la compétition.
« Rapha s'est fait mal au même endroit, mais ce n'est pas aussi fort. J'espère que ce sera peu de choses », a commenté Zidane.
De son côté, Rafinha est sorti après un quart d'heure de jeu dimanche à Grenade, souffrant d'une blessure à un ménisque du genou droit. Déjà privé d'Arda Turan (adducteurs), Luis Enrique a évoqué une probable indisponibilité du milieu offensif brésilien pour les « prochaines semaines ».
C'est le genre de contretemps qui assombrit un peu le bilan de la fin de semaine, surtout quand on voit le calendrier démentiel qui attend Real et Barça.
L'équipe de Zidane s'apprête à défier l'Atletico Madrid dans le derby madrilène la fin de semaine prochaine, puis le Bayern Munich en quart de finale de Ligue des champions, et enfin le FC Barcelone dans le clasico de la Liga.
Quant au Barça, il disputera son quart de C1 contre la Juventus Turin. Auparavant, il aura déjà fort à faire mercredi avec la réception de Séville dans le choc de la 30e journée de Liga. Mais pour que cette affiche tienne ses promesses, il faudra que les Sévillans stoppent leur mauvaise série après cinq matchs consécutifs sans succès toutes compétitions confondues, dont leur nul frustrant dimanche contre Gijon.






