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Mbappé lance la reconquête du Real Madrid; Haaland trop fort

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Bien aidé par des erreurs adverses, le Real Madrid 2.0 de José Mourinho a lancé mardi sa mission reconquête en Ligue des champions par une victoire poussive (2-1) face à l’Inter Milan, dominateur dans le jeu mais puni pour sa naïveté.

L’entraîneur portugais n’en demandait pas tant, pour ses retrouvailles pleines de nostalgie avec son ancien club, où il avait dominé l’Europe il y a 16 ans, déjà.

Auteurs d’un match plein d’audace sur la pelouse du stade Santiago Bernabéu, récompensé par une réduction du score méritée en fin de partie, les Nerazzurri ont considérablement facilité l’entrée en lice du « Special one » et de son armada de vedettes en offrant deux buts gag à Kylian Mbappé (14e, 1-0) et Federico Valverde (23e, 2-0).

Ces deux pertes de balles bien maladroites, et même interdites pour espérer ramener un résultat de l’antre du Roi d’Europe, sont venues saper un travail collectif pourtant remarquable, et une domination totale dans le camp merengue, avec près de 70 % de possession en première mi-temps.

Comme beaucoup avant eux, les champions d’Italie repartiront donc de la capitale espagnole avec une défaite amère, et le sentiment d’avoir mérité mieux face à un Real loin d’être brillant, mais décidément impitoyable lorsque l’hymne de la Ligue des champions retentit au Bernabéu.

Elle a beau souvent se répéter, l’histoire de cette rencontre aurait, quand même, pu être bien différente sans un immense Thibaut Courtois pour garder les cages madrilènes.

Le spectacle du gardien belge, auteur au final de sept parades décisives et même aidé par son poteau droit, a débuté dès la troisième minute devant l’attaquant international français Marcus Thuram (3e), et s’est poursuivi jusqu’à la 90e face à l’Arménien Henrikh Mkhitaryan, après avoir écœuré tour à tour Lautaro Martinez (13e, 55e), Hakan Calhanoglu (16e), Curtis Jones (50e), et Alessandro Bastoni (63e).

Entre-temps, Kylian Mbappé, ovationné avant le match lors de la remise de son trophée de meilleur buteur de C1 la saison passée, était venu sanctionner une passe ratée du milieu anglais (14e, 1-0) pour ouvrir le score et égaler la légende merengue Raul Gonzalez comme cinquième meilleur buteur de l’histoire de la compétition.

Son capitaine Federico Valverde, récompensé pour ses efforts incessants, a doublé la mise en venant chiper le ballon dans les pieds du gardien interiste Josep Martinez (23e, 2-0).

Mbappé, qui avait lancé la veille en conférence de presse sa campagne pour le Ballon d’Or 2026, a eu trois balles de doublé pour marquer d’entrée les esprits, mais il a buté sur le portier espagnol (45e+1, 49e, 67e), qui s’est aussi interposé devant Bellingham (58e).

Poussés par leurs nombreux supporters ayant fait le déplacement, les Nerazzurri ont fini par faire céder Courtois sur un centre parfait de Martinez coupé par le latéral Carlos Augusto (77e, 2-1).

À 11 contre 10 pendant quelques minutes après la sortie de Vinicius Junior, qui a trop tardé pour quitter la pelouse et céder sa place à Alvaro Carreras, les Italiens ont poussé fort pour créer l’exploit et arracher le match nul, mais sont tombés encore une fois sur Courtois, impérial jusqu’au bout (90e).

Avec un doublé de Haaland, City trop fort pour Porto

Erling Haaland a remporté un beau duel face au gardien de Porto Diogo Costa en marquant un doublé pour offrir à Manchester City un succès mérité sur le terrain des Dragons.

Après s’être heurtés au mur érigé par le portier international portugais, les Citizens ont été récompensés pour leur domination en début de seconde période, d’une tête de Haaland à la conclusion d’un centre de l’Argentin Enzo Fernandez (47e, 1-0).

L’attaquant norvégien a doublé la mise d’un plat du droit en pleine surface, bien servi par Rayan Aït-Nouri en toute fin de rencontre (90+1, 2-0).

Haaland, qui avait déjà signé le but gagnant contre Coventry en fin de semaine en Premier League, porte ainsi son compteur personnel à 5 buts en 5 rencontres depuis le début d’une saison dont il s’est plaint de ne pas avoir pu la préparer idéalement en raison de sa participation au Mondial-2026.

Les champions du Portugal ont longtemps résisté à la domination de City grâce à leur bonne organisation défensive, mais l’équipe anglaise a su créer les espaces grâce à la créativité d’un milieu animé par Rayan Cherki et Phil Foden, ainsi que par ses nouvelles recrues achetées à prix d’or, Enzo Fernandez et Ayyoub Bouaddi.

Et quand les hommes d’Enzo Maresca, l’entraîneur qui a succédé à Pep Guardiola sur le banc de City, parvenaient à disloquer la défense portugaise, Diogo Costa s’est montré impérial.

Après une première tentative d’Antoine Semenyo facilement captée (15e), le portier lusitanien a repoussé une tête à bout portant d’Erling Haaland, qui tentait de conclure une belle action lancée par Phil Foden et Enzo Fernandez (21e).

Costa a ensuite contré un tir rasant de Foden, bien servi par Cherki (29e) et encore défendu contre une autre frappe de Haaland suivie d’une reprise de Fernandez (32e).

En revenant des vestiaires, Haaland a enfin ouvert le score sur un centre du milieu argentin, en plaçant sa tête croisée sur un poteau rentrant hors de portée pour Diogo Costa (47e, 1-0).

Intraitable en championnat depuis le début de la saison, surtout à domicile, Porto a dû attendre près d’une heure de jeu pour réussir à viser le but de Gianluigi Donnarumma, avec une frappe puissante d’Alan Varela (57e) suivie d’un autre tir non cadré de William Gomes (62e).

Et quand l’équipe locale a dû prendre davantage de risques en fin de rencontre, City a de nouveau menacé les cages de Costa, mais Rayan Aït-Nouri a lui aussi manqué le cadre (86e).

L’Algérien né en France a fini par offrir à Haaland l’occasion de signer son doublé et fixer le score final.

Aston Villa s’impose à Bruges

Aston Villa, en difficulté en Premier League, a offert un visage plus offensif en ouverture de la Ligue des champions pour prendre la mesure du Club Bruges (3-2) et lancer sa saison chez le champion de Belgique.

Battu à deux reprises (pour un nul) en trois matchs de championnat sans avoir encore inscrit le moindre but, les hommes d’Unai Emery, futurs adversaires du PSG dans cette C1, ont eu le bon goût de marquer à deux reprises en début de match pour se diriger vers un succès précieux à défaut d’être complètement rassurant dans la Venise du Nord.

Un but de l’Écossais John McGinn dès la 11e minute, puis un autre de l’Espagnol Emiliano Buendia (22e) qui répondait à l’égalisation brugeoise signée Hugo Vetlesen (19e) sont venus récompenser la plus grande maîtrise de la formation anglaise.

Une performance favorisée il est vrai par les errances de l’arrière-garde locale peu rassurée par la fébrilité du gardien suisse Yann Sommer, arrivé cet été à Bruges en provenance de l’Inter Milan.

Ce dernier, coupable d’une sortie loin de son but complètement ratée, a d’ailleurs grandement contribué à la déroute de son équipe en permettant au Sénégalais Nicolas Jackson de marquer juste avant la pause (44e, 3-1).

« Je dois rester dans mon but, ne pas sortir. C’est une erreur de ma part car nous avons encore deux défenseurs pour s’occuper (de Jackson). C’est une décision prise trop vite », a reconnu l’expérimenté gardien (37 ans) au micro de RTL Sports.

Les Vilains se sont quelque peu mis en difficulté en deuxième période après avoir remis leurs hôtes dans le match à l’heure de jeu : une faute de main d’Aaron Wan-Bissaka a permis à l’attaquant allemand Nicolo Tresoldi de convertir un pénalty (61e, 3-2).

Même si Bruges était le plus souvent privé de ballon, la fébrilité a un temps gagné les rangs du club de Birmingham qui a pu compter sur un très bon Zion Suzuki, le portier japonais intervenant impeccablement sur des tentatives de Vetlesen (68e) et Tresoldi (69e).

Le Néerlandais Lamare Borage aurait pu mettre son équipe à l’abri d’un retour des Blauw en Zwart (Bleu et Noir) à 10 minutes du terme, mais son tir repoussé sur la ligne par Joachim Seys a manqué de précision.

Une maladresse dont n’ont pas profité les hommes d’Ivan Leko, battus avant un déplacement périlleux mi-octobre à Milan pour y affronter l’Inter.

« Nous avions de grands objectifs pour ce match. Et j’ai vu beaucoup de bonnes choses en deuxième période. Mais nous avons été insuffisants lors des 45 premières minutes », a analysé Sommer.

Au même moment, l’AEK Athènes a célébré son retour en Ligue des champions. Sept ans après avoir disputé sa dernière phase finale de C1, le club grec s’est imposé à domicile contre le LASK.

D’un somptueux coup franc direct, Razvan Marin a offert la victoire aux champions de Grèce au compte de 1-0.

Lille perd le fil et s’incline face au Betis Séville

Devant au score à la pause, Lille a perdu le fil de son match en 10 minutes et s’est incliné face au Betis Séville (3-2).

Jamais vainqueur de son premier match dans la plus grande des compétitions européennes, avec trois nuls et cinq défaites avant le match de mardi, le Losc n’est pas parvenu à mettre fin à cette bien mauvaise série.

Pourtant en tête à la mi-temps (2-1), grâce au deuxième but en deux matches de la recrue Ayase Ueda, titularisé à la pointe de l’attaque à la place d’Olivier Giroud, et à une belle tête d’Alexsandro, les Dogues ont tout gâché juste après la pause.

D’abord en manque de justesse aux abords de la surface lilloise en première période, à l’exception d’une tête de Marc Bartra, les Sévillans ont réglé la mire au retour des vestiaires et profité des largesses de la défense lilloise pour passer devant en huit minutes. Un calvaire couronné par l’exclusion trois minutes plus tard d’Ethan Mbappé, coupable d’un coup de coude sur le visage de Natan, après un geste de chambrage du défenseur brésilien.

Avec ce revers contre un adversaire qui semblait à sa portée, notamment en début de match, le Losc laisse filer à domicile de premiers points dans la course à la qualification, avant un déplacement périlleux à Londres face à Arsenal lors de la prochaine journée.

Pour la première de Davide Ancelotti en Ligue des champions en tant qu’entraîneur principal, lui qui compte deux titres dans la compétition comme adjoint de son père Carlo (2022 et 2024), les Lillois ont été les premiers à frapper, dès la 12e minute.

Très percutant sur son côté droit, Tiago Santos a trouvé Ethan Mbappé dans la surface. Trois minutes après une frappe manquée dans la même position, le no 8 des Dogues a déposé un superbe centre sur la tête de Ueda, qui a inscrit le troisième but de sa carrière en C1.

Devant au score, les joueurs de Davide Ancelotti ont d’abord bien contrôlé des mouvements des Sévillans, à l’exception des débordements d’Antony qui ont mis en difficulté Romain Perraud. Et c’est après un bon mouvement sur le côté droit du Betis et un corner d’abord repoussé que les visiteurs ont égalisé grâce à une tête de Marc Bartra (33e), venu devancer Alexsandro.

Si les Lillois ont repris l’avantage grâce à une tête de leur défenseur brésilien Alexsandro (36e), ils ont ensuite laissé les Andalous mettre progressivement la main sur la partie en fin de première période, avant de complètement perdre le fil en dix minutes au retour des vestiaires.

Grâce à une nouvelle tête de Bartra (49e), encore laissé trop libre par Alexsandro, et d’une frappe croisée de Troy Parrott (53e), vainqueur de son duel avec Nathan Ngoy, le Betis a renversé la rencontre.

Les largesses défensives des Dogues apparues en fin de première période ont été immédiatement sanctionnées dans une rencontre où les occasions franches se sont faites rares, mais où les cinq premières frappes cadrées ont fini au fond des filets.

À 10 contre 11, les Lillois ont retrouvé un peu de l’allant offensif affiché en début de rencontre, mais ont eu du mal à se montrer vraiment dangereux.

Malgré les entrées de Dilane Bakwa et d’Olivier Giroud, et une bonne situation pour l’ancien international français contrée par la défense andalouse (83e), le mal était fait.