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Le FC Barcelone pulvérise Newcastle pour filer en quarts

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Robert Lewandowski (Joan Monfort)

Accroché à l’aller (1-1), le FC Barcelone a encore tremblé mercredi au Camp Nou avant d’écraser Newcastle (7-2) sur sa route vers les quarts de finale de la Ligue des champions.

À force de jouer les funambules, ce Barça s’exposait sûrement, comme la saison dernière contre l’Inter lors d’une demi-finale d’anthologie, à une chute brutale.

Il a, en attendant son adversaire en quarts - qui sera finalement l’Atlético Madrid - livré un nouveau festival offensif pour faire imploser les Magpies (7-2), et fêter dignement son retour à ce stade de la compétition devant du public au Camp Nou, sept ans après.

L’équipe anglaise aura remarquablement résisté pendant un match et demi, mais elle a logiquement cédé face à la furia catalane et notamment les doublés du Brésilien Raphinha (6e, 72e) et du vétéran Robert Lewandowski, 37 ans (56e, 61e).

« La première mi-temps était compliquée, ils ont bien pressé. Nous avons perdu beaucoup de ballons et leur avons offert des transitions difficiles à défendre. En deuxième nous avons décidé d’avoir plus de contrôle et cela a bien fonctionné », a expliqué l’entraîneur barcelonais Hansi Flick.

« En analysant ce match, il est évident que nous devons nous améliorer. Nous devons faire mieux en défense, et c’est ce que nous allons faire. Nous avons une jeune équipe, mais j’apprécie voir mes joueurs essayer de progresser à chaque match », a-t-il poursuivi.

L’entraîneur allemand n’a cependant pas souhaité commenter les sorties sur blessure du gardien Joan Garcia et du défenseur Eric Garcia.

Dans la lignée de sa performance à Saint James’ Park, l’actuel neuvième de Premier League avait mis le champion d’Espagne sous une immense pression d’entrée.

Mais son marquage individuel audacieux a été battu dès la sixième minute de jeu, lorsque le prodige Lamine Yamal a laissé le pauvre Malick Thiaw au sol d’un contrôle orienté déroutant, menant à l’ouverture du score du capitaine Raphinha (6e, 1-0).

Transpercés en trois passes, les hommes d’Hansi Flick ont laissé égaliser trop facilement l’attaquant suédois Anthony Elanga (15e, 1-1), auteur ensuite d’un doublé (28e, 2-2) pour sanctionner une talonnade ratée de Yamal.

Le jeune Marc Bernal, 18 ans, avait entre-temps redonné l’avantage au Barça sur une belle combinaison sur un coup franc botté par Raphinha (18e, 2-1).

Préservé par un double sauvetage héroïque du défenseur anglais Dan Burn (40e) et deux ratés de Lewandowski et Yamal (45e+1), le gardien Aaron Ramsdale a fini par s’incliner face au jeune gaucher, venu se rattraper en transformant un penalty juste avant la mi-temps (45e+7, 3-2).

Malgré une nouvelle parade du portier anglais, la rencontre a viré à l’humiliation au retour des vestiaires pour les joueurs d’Eddie Howe, qui ont concédé trois buts en l’espace de dix minutes, inscrits par Fermin Lopez (51e, 4-2) et Lewandowski (56e, 5-2; 61e, 6-2).

L’inépuisable Raphinha, impliqué sur tous les buts de son équipe, a enfoncé le clou en profitant d’une offrande de Jacob Ramsey (72e, 7-2).

Une véritable démonstration de force des Catalans, dont l’impressionnante puissance offensive a encore permis de surmonter des carences défensives flagrantes.

Un duel 100% espagnol en quarts

Bousculé et défait par Tottenham (3-2) mercredi en 8e retour de Ligue des champions, l’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann a su limiter la casse pour défendre son large avantage du match aller, et s’offrir un quart de finale aux allures de choc contre Barcelone.

Éliminé en 8es par le Real Madrid l’an passé, l’Atlético retrouvera le Barça, leader de la Liga, qu’il a éliminé en demi-finale de la Coupe du Roi début mars.

Plombés par de grosses erreurs individuelles et menés 3-0 après un quart d’heure la semaine dernière, les Spurs ont tenté crânement leur chance, et ont entretenu leurs minces espoirs d’exploit en menant à trois reprises: 1-0, 2-1, puis 3-2.

Mais il en fallait plus pour ébranler les Colchoneros, troisièmes de Liga et qui pouvaient compter sur leur confortable matelas acquis au match aller (5-2).

Sans briller, à l’image d’un Griezmann étincelant à Madrid et muselé au Tottenham Hotspur Stadium, les joueurs de l’Atléti n’ont pas pour autant laissé les Londoniens enflammer la rencontre. Ils peuvent remercier Julian Alvarez, buteur et passeur une semaine après avoir mis un doublé.

Privé de son gardien titulaire Jan Oblak, blessé, Diego Simeone a pu compter sur un Juan Musso solide, notamment face aux nombreuses mèches allumées par l’ailier français Mathys Thel (10e, 24e, 32e, 42e...).

Ragaillardis après leur match nul contre Liverpool (1-1) dimanche en Premier League où ils sont bien à la peine, les joueurs d’Igor Tudor ont vu leurs efforts récompensés par un but de la tête de l’attaquant français Randal Kolo Muani (29e), servi par un centre de Thel.

Très agressifs dans les duels et poussés par un public redevenu bouillant, les Spurs ont été surpris au retour des vestiaires sur un contre, Julian Alvarez ajustant Vicario d’une frappe pleine lucarne (47e), un but accordé malgré une possible faute à l’origine de l’action.

Une égalisation pas suffisante pour faire abdiquer Tottenham, qui a répondu rapidement avec Xavi Simons (55e), dont la frappe enroulée a battu Musso.

À nouveau sauvé par Musso, auteur d’un arrêt face à Pedro Porro (60e), l’Atlético a tué tout suspense sur un corner d’Alvarez, logé dans les filets londoniens par David Hancko (75e).

Refusant de s’avouer vaincu, Tottenham a réussi à arracher la victoire avec un penalty de Simons (90e). Pas assez pour une remontée fantastique, mais suffisant pour espérer des lendemains meilleurs en Premier League, où les Spurs luttent pour le maintien (16es).

Autre présence en quarts pour le Bayern

Pour la septième saison consécutive, le Bayern s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, en surclassant en huitièmes l’Atalanta Bergame - 4-1 au match retour mercredi, 10-2 au cumul aller-retour -, et défiera le Real Madrid pour une place dans le dernier carré.

La dernière fois que le Bayern ne s’est pas hissé dans le top 8 de la compétition reine du football européen, cela remonte au printemps 2019, avec une sortie en huitièmes de finale contre Liverpool, futur lauréat de la compétition.

Depuis, si le Bayern a remporté le titre en 2020 contre le Paris SG pour son sixième et dernier sacre, et s’est arrêté en demies contre le Real en 2024, il a surtout été privé de festin à la table des quatre meilleurs en 2021 (Paris SG), 2022 (Villarreal), 2023 (Manchester City) et 2025 (Inter Milan).

Pour cette édition, c’est un grand classique du football européen et une affiche de gala qui attend les Munichois en quarts, contre le Real Madrid, avec l’avantage pour le Bayern de recevoir au match retour.

En huitièmes de finale contre l’Atalanta, le Bayern avait déjà fait une très grande partie du chemin à l’issue d’une démonstration au match aller à Bergame, avec une victoire 6 à 1.

Mercredi, les hommes de Vincent Kompany n’ont une nouvelle fois laissé aucune chance à l’Atalanta, privant les Bergamasques de balles (68% de possession en première période), avec un pressing étouffant toute construction de jeu italienne.

Les nombreuses parades du gardien de l’Atalanta Marco Sportiello en début de match n’ont fait que repousser l’inévitable ouverture du score par Harry Kane à la 25e minute, qui a dû s’y prendre à deux reprises pour transformer un penalty. Sa première tentative avait été arrêtée par Sportiello, mais celui-ci avait les deux pieds devant sa ligne de but.

En seconde période, Kane a inscrit son 50e but en Ligue des champions d’une superbe frappe croisée en pleine lucarne (54e, 2-0) et Lennard Karl, révélation munichoise cette saison, a salé encore un peu plus l’addition deux minutes plus tard (3-0, 56e).

Karl a ensuite lancé dans la profondeur Luis Diaz, qui a remporté son duel avec Sportiello d’une balle piquée pour le quatrième but munichois.

Le seul point noir du match aller avait été les trois blessés en fin de match, le gardien Jonas Urbig, le défenseur Alphonso Davies et le milieu de terrain offensif Jamal Musiala.

Victime d’une commotion cérébrale, Urbig a effectué son retour mercredi, alors que Manuel Neuer (également blessé), Davies et Musiala devraient être de retour pour le quart de finale aller à Madrid le 7 ou le 8 avril.

En fin de rencontre, Kompany a pu faire tourner son effectif, lançant notamment dans le grand bain le très jeune Filip Pavic, qui est devenu à 16 ans et 2 mois le plus jeune joueur du Bayern à évoluer en Ligue des champions.

Choc Liverpool-PSG en quarts

Liverpool a enfilé son costume de gala mercredi à Anfield pour terrasser Galatasaray (4-0), avec un Mohamed Salah des grands soirs, et donner rendez-vous au PSG en quarts de finale de la Ligue des champions.

Le champion d’Angleterre en titre a envoyé valsé ses soucis domestiques avec une prestation électrique, totalement à sens unique, face à des Turcs noyés sous une intensité de chaque instant.

Les Reds se vengent au passage de Galatasaray après avoir subi deux défaites 1-0 à Istanbul cette saison, fin septembre durant la phase de ligue puis la semaine dernière, en huitièmes de finale aller.

Ils ont transformé le retour en formalité pour s’offrir des retrouvailles face à une autre équipe qui leur a laissé des mauvais souvenirs : le PSG, leur bourreau de la saison dernière à ce stade de la compétition.

L’équipe d’Arne Slot avait réalisé un hold-up au Parc des princes (1-0), mais elle avait été éliminée par le futur champion d’Europe au retour à la maison, sur un but d’Ousmane Dembélé (1-0) et une séance de tirs au but magistrale de Gianluigi Donnarumma.

Les visages des deux équipes ont changé l’été dernier, notamment avec le départ du gardien italien, mais il y aura de la revanche dans l’air.

Avec ses recrues estivales devant (Wirtz et Ekitiké) et derrière (Kerkez et Frimpong), Liverpool a offert mercredi à ses supporters un football heavy-metal qui a rappelé celui de la saison dernière, voire des années Jürgen Klopp, où les vagues offensives s’enchaînent à l’infini.

Les Reds ont tenté de passer sur les côtés, dans l’axe, dans les petits espaces ou avec des longs ballons pour fissurer le bloc turc, mais la percée est venue d’un coup de pied arrêté.

Sur un corner, Dominik Szoboszlai s’est éloigné de la surface pour se faire oublier, Alexis Mac Allister l’a trouvé en retrait et le milieu hongrois a ouvert son pied gauche pour faire mouche (25e, 1-0).

Positionné en numéro 10, là où il excelle, Szoboszlai n’a pas fait que marquer son douzième but de la saison, le cinquième en Europe. Il a constamment harcelé la défense adverse et cela a encore payé lorsqu’il a obtenu un pénalty avant la mi-temps.

Mais Mohamed Salah a gâché l’offrande en réalisant une sorte de « Panenka » ratée, une frappe pas assez haute, ni assez forte, qu’Ugurcan Cakir a repoussée du pied droit (45+4).

L’Egyptien avait déjà manqué un face à face avec le gardien (29e), plus tôt, au coeur d’une séquence à très haute intensité où les Reds ont enchaîné les occasions dangeureuses par Florian Wirtz (31e), Mac Allister (32e) et Szobozlai (33e).

Le no 11 adoré d’Anfield s’est néanmoins racheté sur les trois buts suivants, ceux qui ont permis à son équipe d’accrocher la qualification en quarts, la première depuis 2022.

Il a d’abord centré pour Hugo Ekitiké au bout d’un enchaînement collectif fluide et délicieux (51e, 2-0), puis envoyé une volée qui a contraint le gardien à une parade difficile, sur laquelle Rayan Gravenberch a prospéré (53e, 3-0).

Salah a parachevé son oeuvre avec une superbe frappe enroulée, de l’extérieur de la surface (62e, 4-0), de quoi entrer davantage dans l’histoire puisqu’il s’agit de son 50e but en Ligue des champions.

Celui qui l’a gagnée une fois, en 2019, a frôlé le doublé en tirant sur la barre transversale (67e) et il aurait pu ajouter une deuxième passe décisive à son actif sans un arrêt de Cakir devant Mac Allister (68e).

Le « roi d’Égypte », peu après, a demandé à être remplacé à cause d’un pépin physique. Cela lui a permis de sortir sous les applaudissements nourris de ses supporters, debout.

Pour Galatasaray, c’était en revanche une soirée en enfer : le meneur de la SüperLig, totalement transparent (un tir cadré), a en plus perdu deux joueurs sur blessure, Victor Osimhen et Noa Lang, sorti sur une civière.