Florence Carrier ne ressentait pas une once de stress lors de sa préparation pour le slalom géant dans la catégorie debout, en ski para-alpin, jeudi, aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Les choses ont un peu changé lorsqu’elle s’est installée dans le portillon de départ, quelques secondes avant de s’élancer pour la toute première épreuve paralympique de sa carrière.
Sa descente initale n’a pas été à la hauteur de ses attentes, terminant avec un chrono de 1 min 25,70 s et le 16e rang provisoire. Même si elle n’était pas satisfaite, cette première présence sur la piste de Cortina a permis à l’athlète de 18 ans de se sentir plus en confiance et d’attaquer davantage en deuxième manche.
Et c’est exactement ce qu’elle a fait.
De son propre aveu, elle a skié avec plus d’intention à son retour sur le parcours et a obtenu le deuxième meilleur temps de la manche en 1 min 25,17 s, ce qui lui a procuré le 13e rang au classement final.
« Je me sentais super bien avant la course, mais dès que je me suis installée dans le portillon, toute l’anxiété est arrivée d’un coup ! Ma première run s’est moins bien passée que ce que j’aurais voulu, mais les nerfs sont partis quand j’étais en bas de la piste », a raconté Florence Carrier à Sportcom.
« Ma deuxième descente s’est vraiment mieux passée. Je voulais seulement mieux skier, la glace était brisée et tout était moins stressant tout à coup. Je voulais juste avoir du fun et c’est ce que j’ai réussi à faire », a-t-elle ajouté.
La Suédoise Ebba Aarsjoe a remporté la médaille d’or devant la Russe Varvara Voronchikhina (+2,84 secondes). La Française Aurélie Richard (+4,62 secondes) a complété le podium tandis que l’Ontarienne Michaela Gosselin a été la meilleure Canadienne du jour avec une huitième place.
Si Florence Carrier est devenue une habituée des Coupes du monde au cours des derniers mois, elle avoue que rien de tout ça ne l’avait préparée à l’immensité des Jeux paralympiques.
« Il y a tellement plus d’excitation aux Jeux et l’ambiance est incroyable. Il y avait une estrade au bas du parcours et j’entendais les gens crier jusqu’en haut, c’était assez impressionnant. Cette énergie-là se fait énormément ressentir sur la piste », a-t-elle expliqué.
Elle a également pu vivre cette première entourée des membres de sa famille et Cedomir Tanackovic, qui a été son tout premier entraîneur en ski para-alpin au club Owl’s Head, en Estrie.
« Mes parents et ma famille ne m’ont vraiment pas vu courser depuis que j’ai 14 ou 15 ans, c’était vraiment spécial de les avoir avec moi pour la plus grosse compétition de ma vie. Je vais me souvenir très longtemps de ce moment-là. Mon entraîneur a été là depuis le début. Quand j’ai rejoint le club d’Owl’s Head à 9 ans, il m’a pris sous son aile et c’est en grande partie grâce à lui que je suis ici aujourd’hui. »
Florence Carrier sera de retour en action samedi pour participer au slalom debout, sa dernière épreuve des Jeux de Milan-Cortina. D’ici là, Alexis Guimond sera au départ du slalom géant debout vendredi.





