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Stade olympique : le budget et l’échéancier demeurent respectés

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MONTRÉAL – Des travaux qui se déroulent bien au Stade olympique, il semblerait que ce soit possible et même pour le remplacement du « fameux » toit. Jusqu’à présent, l’échéancier et le budget (870 millions) ont été respectés.

Jeudi, les dirigeants du Parc olympique avaient organisé une visite de ce chantier absolument fascinant.

Résumons d’abord les grandes lignes de ce projet qui était attendu depuis si longtemps :

-Les travaux pour remplacer la toiture ont débuté en 2024 et ils devraient être complétés au printemps 2028.

-En novembre, ce sera l’étape colossale d’élever la nouvelle toiture à 65 mètres de hauteur pour la suspendre à la tour.

-Actuellement, 550 des 870 millions ont été dépensés. Parmi les autres étapes pour compléter le toit, il y aura la portion des vitres qui vont le ceinturer.

-En optant pour une surface réglementaire, il faut renoncer au baseball sur une base permanente. Des événements ponctuels de baseball, comme les Savannah Bananas et la Classique mondiale de baseball, pourraient être accueillis.

-Les discussions avancent bien avec le CF Montréal, mais les Alouettes n’ont pas entamé de discussions sérieuses.

-Après la modernisation de l’enceinte, il y aura 32 000 places au bas du Stade. En ouvrant la portion supérieure (qui ne sera pas rénovée), la capacité grimpe à 52 000 places. En ajoutant le parterre pour un concert, ça atteindra 63 à 64 000 places.

-Les sièges seront rapprochés de 28 mètres de chaque côté.

-Le changement de gouvernement ne semble pas trop ralentir le prochain volet de moderniser les gradins inférieurs, les coursives et les concessions.

La deuxième vie qui sera donnée au Stade olympique a impliqué des sacrifices. Le plus important est celui de renoncer à du baseball sur une base permanente en raison du choix de confectionner un terrain rectangulaire qui est « plus multifonctionnel ».

« Évidemment, le baseball, c’est un terrain en losange. Présenter du baseball pour une saison complète, il faut réaliser qu’on ne pourrait pas le faire, ça prendrait vraiment un stade de baseball. Mais, des événements, on peut penser à ce qui est très populaire : les [Savannah] Bananas, ça se fait sur un terrain rectangulaire », a précisé François Dumontier, vice-président, Stratégies et exploitation commerciale du Parc olympique.

« On ne ferme pas la porte au baseball ou à d’autres sports, mais ça va nécessiter des discussions et des investissements supplémentaires », a-t-il ajouté.

Des matchs occasionnels des Blue Jays de Toronto ou quelques parties de la Classique mondiale de baseball demeurent donc une possibilité.

Une consolation pourrait provenir du hockey, car une patinoire pourrait être érigée au sol.

« C’est techniquement possible, mais la LNH demande vraiment un stade ouvert pour la Classique hivernale. Mais ils ont aussi la Série des stades et ça fait partie de nos visées », a déclaré Dumontier.

Le point sportif majeur à régler concerne le CF Montréal qui doit se trouver un domicile adapté au nouveau calendrier hivernal de la MLS. Déménager au Stade olympique s’imposait pour demeurer à Montréal, mais le propriétaire Joey Saputo a formulé ses exigences pour s’y installer.

Les dirigeants du Parc olympique verraient les choses du même œil afin d’offrir des billets avec une expérience de haute qualité et des loges de niveau international.

« Ça avance plutôt bien, on est assez avancés dans nos discussions qui se prolongent parce qu’elles dépendent de la date qu’on visera pour l’ouverture. En ce moment, le défi, c’est de trouver, avec les étapes de la construction, une cible pour leur dire ‘Venez chez nous’. On continue les discussions, mais ça demeure un défi », a évoqué Dumontier alors qu’une entente à long terme est souhaitée.

Du côté des Alouettes, l’équipe n’a pas franchi autant de terrain.

« Je ne peux pas dire qu’on a eu de grandes discussions avec d’autres équipes. Mon téléphone sonne, mais on demeure à la phase de planification. On veut deux équipes en résidence, on n’a jamais caché ça. »

—  Dumontier

Par ailleurs, la nouvelle configuration ne permettra pas d’installer une piste d’athlétisme, mais on déduit que ce projet verra le jour à l’extérieur du Stade. Dumontier et son équipe veulent attirer de nombreux Championnats du monde, les Jeux panaméricains et une multitude de concerts d’envergure à la Taylor Swift.

« Quand tu regardes les grandes tournées mondiales, il y en a trois ou quatre par année. On voudrait qu’elles arrêtent toutes à Montréal », a-t-il noté.

Quant à la NFL, l’augmentation des matchs internationaux pourrait favoriser Montréal même si le Canada n’est pas tant dans leur mire.

Un chantier épatant

Même pour Nadir Guenfoud, vice-président, Modernisation et remplacement de la toiture du Stade olympique, on sentait que la prochaine étape d’élever la toiture ne serait pas de tout repos.

« C’est une manœuvre qui a été effectuée ailleurs, plus souvent afin de remplacer des tabliers de ponts. Cette fois, c’est un peu inusité de le faire pour un stade et surtout à cette hauteur (65m de hauteur), ce sera un exploit sans précédent », a-t-il mentionné.

Pour l’instant, 65 à 70% des travaux du remplacement de la toiture ont été complétés. Au même moment, la planification se poursuit pour l’autre volet majeur de moderniser l’enceinte. L’année 2028 avait été évoquée, mais la prudence s’est imposée.

« On est encore dans la phase de planification, il est trop tôt pour s’avancer sur une date », a cerné Guenfoud.

Sans que le changement de gouvernement ait représenté un frein majeur, on déduit que ça pourrait occasionner un petit ralentissement.

« Pendant la campagne électorale, on a entendu les différents partis se prononcer en faveur de la poursuite des travaux de modernisation donc on va échanger avec eux dès que le gouvernement sera formé pour continuer les travaux. »

—  Guenfoud

La bonne nouvelle, c’est que l’étape du toit était, de toute évidence, la plus complexe à effectuer.

« Le toit, c’était quand même le gros morceau, il y avait une complexité inusitée. On sait que c’est une problématique qui dure depuis un certain temps. De réussir à résoudre cet enjeu, ç’a pris beaucoup de planification et le chantier avance bien », a-t-il conclu en nous faisant visiter les lieux.