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« On est dus pour présenter la Coupe Grey »

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MONTRÉAL – Est-ce que Montréal pourrait accueillir le match de la Coupe Grey pour la première fois en 20 ans? Le directeur général des Alouettes de Montréal, Danny Maciocia, croit enfin à cette possibilité.

Il faut remonter à 2008 pour recenser la dernière présentation de cet événement dans la métropole québécoise. Bien sûr, tout dépendra de l’évolution des travaux au Stade olympique. En théorie, ce grand chantier devrait être complété en 2028. On parle ici de la réfection de l’anneau technique et du toit ainsi que l’imposante rénovation intérieure.

La ville hôtesse de la Coupe Grey 2028 n’a pas encore été déterminée, mais on a le goût de dire que l’option de 2029 serait probablement plus prudente pour Montréal.

« C’est sûr qu’on aimerait, un moment donné, avoir la semaine de la Coupe Grey à Montréal. On est dus parce que ça fait plusieurs années. Puis, quand tu regardes l’équipe avec des Davis (Alexander), (Tyson) Philpot, (Tyler) Snead et que tu vises de recevoir l’événement dans deux ou trois ans, on serait à notre pic », a commenté Maciocia qui porte également le titre de vice-président principal des opérations football.

« Si jamais on peut ramener une coupe à Montréal et partager ces festivités avec nos partisans, ce serait énorme et on le souhaite. »

—  Danny Maciocia

Depuis 2008, toutes les villes de la LCF, sauf Montréal et Ottawa, ont présenté la Coupe Grey deux ou trois fois.

Il restera également à déterminer si les Alouettes vont déménager au Stade olympique pour y disputer les matchs de la saison régulière et des éliminatoires. Les bureaux des Oiseaux sont déjà installés au Stade olympique et ce serait plus facile de s’entraîner sur cette surface au lieu de se déplacer chaque jour au Parc Hébert.

Voilà beaucoup de conditionnel et, dans le monde sportif professionnel, on préfère le concret. Pour l’instant, Maciocia se concentre donc sur les efforts quotidiens afin que son équipe poursuive sur sa lancée avec une fiche de 9-2 en 2026.

De toute évidence, l’arrivée de l’entraîneur-chef Jason Maas en décembre 2022 a été cruciale dans le retour en force du club. Mais Maciocia s’est aussi empressé de souligner le travail de son groupe de gestion.

« C’est un effort d’équipe. Tu apprends beaucoup de tes échecs, ce sont des leçons de vie. J’ai appris à connaître mes forces et mes limites. La clé, pour avoir du succès dans n’importe quelle entreprise, c’est de s’entourer avec des gens qui ont des forces dans d’autres domaines. C’est grâce à toutes ces personnes qu’on a obtenu ce succès. Notre prolongation de contrat (à lui et Maas), ça parle à un paquet d’individus qu’on va essayer de convaincre de rester parce qu’on veut le vivre avec eux, ils sont là depuis le début », a remercié Maciocia.

« Que ça soit Jean-Marc (Edmé, directeur exécutif du personnel des joueurs) ou Pier-Yves Lavergne (directeur général adjoint) qui possède une maîtrise en finances. Avec lui, on jase de chiffres toute la journée. Bien sûr, on parle de joueurs, mais comment peut-on maximiser leur apport et respecter le plafond salarial », a exposé le DG.

Les changements aux terrains reportés ?

Parmi les autres dossiers qui intriguent Maciocia, il y a celui des changements prévus par la LCF pour les terrains en 2027.

Radio-Canada a dévoilé, dans les derniers jours, que le réseau universitaire canadien n’adopterait pas les modifications élaborées par la LCF pour la prochaine saison. Il s’agit de déplacer les poteaux de but à l’arrière de la zone des buts et de réduire la grandeur du terrain de 110 à 100 verges.

Le hic, qui était déjà connu, c’est que quatre équipes de la LCF (Montréal, Winnipeg, Calgary et Saskatchewan) partagent leur stade avec le football universitaire. À Montréal, le cas est encore plus complexe puisque le stade appartient à l’Université McGill.

Des coûts très importants seraient impliqués pour déplacer les poteaux et réduire la grandeur du terrain. Il faudrait même remplacer la surface artificielle dans certains stades.

Cette décision de l’U Sports et de Football Canada peut laisser croire à une tactique de négociation pour que la LCF s’acquitte de tous les frais. D’ailleurs, la LCF avait mentionné qu’il s’agissait de sa responsabilité.

« Je n’ai rien de concret à dire à ce sujet. Je sais qu’ils sont toujours en discussion pour déterminer quand on va adopter ces changements. Ça se discute à un autre niveau, ce seront les gouverneurs qui vont nous aviser des décisions. Je m’attends à en savoir plus dans un mois ou deux », a commenté Maciocia.

Il ne serait pas surprenant que ces changements soient reportés ou abandonnés.