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Un US Open sans favori évident

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NEW YORK, États-Unis - Jannik Sinner forfait, Novak Djokovic et Aryna Sabalenka en manque de repères, Carlos Alcaraz tout juste de retour : les Internationaux des États-Unis démarrent dimanche à New York sans favori évident chez les dames comme chez les messieurs.

Vainqueur de Wimbledon en juillet et solide no 1 mondial, Sinner est blessé au genou droit et a dû renoncer pour la première fois de sa carrière à un tournoi du Grand Chelem.

Quintuple lauréat de tournois majeurs, l’Italien de 25 ans n’avait pas manqué un seul Grand Chelem depuis son élimination au premier tour des qualifications pour Wimbledon, en 2019.

Son grand rival Carlos Alcaraz (3e) sera bien présent à New York. Mais les Internationaux des États-Unis sont son premier tournoi depuis le mois d’avril, quand une blessure au poignet droit l’a condamné à ronger son frein pendant plus de quatre mois, manquant au passage Roland-Garros et Wimbledon.

L’Espagnol de 23 ans a inauguré mardi son retour sur le circuit par une victoire et une défaite en double mixte aux côtés de la revenante Serena Williams (44 ans).

Deux matchs qui n’ont cependant pas permis à Alcaraz de se tester à la même intensité que les participants aux Masters 1000 de Montréal et Cincinnati. Et mardi, le Murcien portait encore un manchon de compression au bras droit.

« Novak aura toujours une chance »

Vainqueur de son premier Grand Chelem à Roland-Garros et finaliste de Wimbledon, l’Allemand Alexander Zverev (2e) aurait pu arriver à New York avec plus de certitudes que le tenant du titre espagnol. Mais il a perdu dès son entrée en lice au Canada et en huitièmes de finale à Cincinnati.

Novak Djokovic, alors? Encore finaliste des Internationaux d’Australie en janvier et demi-finaliste de Wimbledon en juillet, le Serbe de 39 ans a perdu son unique match de préparation sur dur à Cincinnati.

Mais « quel que soit le tournoi qu’il dispute, Novak aura toujours une chance », a estimé lundi son ex-rival suisse Roger Federer.

« Je pense que c’est aussi une des raisons pour lesquelles il continue à jouer : il croit sincèrement qu’il est encore capable » de s’offrir un 25e titre en Grand Chelem qui améliorerait son record, a poursuivi Federer, retraité du circuit depuis 2022.

Plusieurs prétendants ont montré les muscles ces dernières semaines, comme l’Américain Ben Shelton (9e) qui a réussi à défendre son titre au Canada, ou le Français Arthur Fils (11e), vainqueur du trophée le plus prestigieux de sa carrière à Cincinnati.

Vu leur forme actuelle, le jeune Espagnol Rafael Jodar (13e) et l’Américain Brandon Nakashima (17e) seront aussi à surveiller.

Après deux saisons où Sinner et Alcaraz se sont accaparé les titres en Grand Chelem, « le circuit n’a jamais été aussi ouvert. Il faut en profiter maintenant », a jugé samedi sur X l’ex-6e mondial Gilles Simon, à la veille du sacre d’Arthur Fils à Cincinnati.

Fronde financière en sourdine

Chez les dames, la double tenante du titre aux Internationaux des États-Unis, Aryna Sabalenka, n’a plus remporté de tournoi depuis son retentissant doublé Indian Wells-Miami en mars.

La no 1 mondiale vient même d’enchaîner trois éliminations en huitièmes de finale à Wimbledon, au Canada et à Cincinnati.

Sa dauphine Elena Rybakina (2e), qui a déjà manqué plusieurs occasions de lui ravir le trône mondial, reste sur un abandon en quarts de finale à Cincinnati et un point d’interrogation plane donc sur sa condition physique à New York.

De quoi laisser les Américaines Jessica Pegula (3e) et Coco Gauff (4e), en forme, espérer un sacre à domicile. Sacrée au WTA 1000 de Toronto, Iga Swiatek (8e) aura aussi des arguments à faire valoir.

Si le combat pour le titre promet d’être acharné, la fronde financière des stars du circuit contre les organisateurs de Grand Chelem s’est en revanche apaisée.

Outre une dotation record aux Internationaux des États-Unis (5,5 millions $ pour le vainqueur en simple), les quatre tournois majeurs ont récemment annoncé la création d’une instance de dialogue avec les joueurs, répondant ainsi à une revendication phare des frondeurs, dont font notamment partie Sinner et Sabalenka.

Peu de chances donc que les rebelles - tous millionnaires - écourtent à New York leurs obligations médiatiques comme certains l’avaient fait avant Roland-Garros et Wimbledon.