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Un US Open sans favori évident

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Elena Rybakina, Alexander Zverev, Carlos Alcaraz, Aryna Sabalenka, Jessica Pegula et Novak Djokovic. (Associated Press)

Jannik Sinner forfait, Novak Djokovic et Aryna Sabalenka en manque de repères, Carlos Alcaraz tout juste de retour : les Internationaux des États-Unis démarrent dimanche à New York sans favori évident chez les dames comme chez les messieurs.

Vainqueur de Wimbledon en juillet et solide no 1 mondial, Sinner (5 titres en Grand Chelem) est blessé au genou droit et a dû renoncer pour la première fois de sa carrière à un tournoi majeur. 

Son grand rival Carlos Alcaraz (3e) jouera lui à New York son premier tournoi depuis le mois d’avril, quand une blessure au poignet droit l’a condamné à ronger son frein pendant plus de quatre mois, manquant au passage Roland-Garros et Wimbledon.

« Reprendre la compétition » par un Grand Chelem, « c’est un vrai défi après une si longue absence », a souligné vendredi le septuple vainqueur de tournois majeurs.

Avant d’affronter le Russe Roman Safiullin (98e) au premier tour du simple, l’Espagnol de 23 ans a inauguré mardi son retour sur le circuit par une victoire et une défaite en double mixte aux côtés de la revenante Serena Williams (44 ans). Deux matches lors desquels le Murcien portait encore un manchon de compression au bras droit.

« Je m’attends à ce qu’il soit peut-être un peu rouillé au premier ou au deuxième match, mais ensuite, il sera très certainement un prétendant sérieux » au titre, s’est méfié vendredi Alexander Zverev (2e), vainqueur en juin de son premier Grand Chelem à Roland-Garros.

« Novak aura toujours une chance »

Finaliste de Wimbledon, l’Allemand a ensuite perdu dès son entrée en lice au Masters 1000 de Montréal puis en huitièmes de finale à Cincinnati.

Et Novak Djokovic, alors? Encore finaliste de l’Open d’Australie en janvier et demi-finaliste de Wimbledon en juillet, le Serbe de 39 ans a perdu son unique match de préparation sur dur à Cincinnati.

Mais « quel que soit le tournoi qu’il dispute, Novak aura toujours une chance », a estimé lundi son ex-rival suisse Roger Federer.

« J’ai beaucoup de respect pour Novak », en quête depuis près de trois ans d’un 25e titre en Grand Chelem qui améliorerait son record, a renchéri le finaliste de l’US Open 2014 Kei Nishikori.

« Il est encore dans le top-5 et il produit encore un super tennis. Il a beau être blessé parfois, il continue à se battre », l’a applaudi le Japonais, ex-4e mondial, dont la carrière en Grand Chelem s’est achevée vendredi à 36 ans par une défaite au troisième tour des qualifications pour l’US Open.

Plusieurs outsiders ont montré les muscles ces dernières semaines, comme l’Américain Ben Shelton (9e) qui a réussi à défendre son titre au Canada, ou le Français Arthur Fils (11e), vainqueur du trophée le plus prestigieux de sa carrière à Cincinnati.

Vu leur forme actuelle, le jeune Espagnol Rafael Jodar (13e) et l’Américain Brandon Nakashima (17e) seront aussi à surveiller.

Fronde financière en sourdine

Chez les dames, la double tenante du titre aux Internationaux des États-Unis, Aryna Sabalenka, n’a plus remporté de tournoi depuis son retentissant doublé Indian Wells-Miami en mars.

Mais ce n’est « qu’une question de temps » avant qu’elle revienne à son meilleur niveau, a claironné la no 1 mondiale vendredi.

Sa dauphine Elena Rybakina, qui a déjà manqué plusieurs occasions de lui ravir le trône mondial, reste sur un abandon en quarts de finale à Cincinnati et un point d’interrogation plane donc sur sa condition physique à New York.

De quoi laisser espérer les joueuses en forme du moment comme Jessica Pegula (3e), Coco Gauff (4e) et Iga Swiatek (8e).

« Il n’y a pas de joueuse ultradominante dont on sent qu’elle doit absolument perdre pour qu’on ait une chance » de gagner le tournoi, a savouré Pegula, finaliste à New York en 2024. 

Si le combat pour le titre promet d’être acharné, la fronde financière des stars du circuit contre les organisateurs de Grand Chelem s’est en revanche apaisée.

Outre une dotation record à l’US Open (5,5 millions de dollars pour le vainqueur en simple), les quatre tournois majeurs ont récemment annoncé la création d’une instance de dialogue avec les joueurs, répondant ainsi à une revendication phare des frondeurs, dont font notamment partie Sinner et Sabalenka.

« On avance dans la bonne direction », s’est satisfait vendredi l’Américain Ben Shelton.

Mais « il reste encore du travail », a nuancé Jessica Pegula, qui sera notamment attentive à la composition du futur Conseil réunissant joueurs et organisateurs des tournois du Grand Chelem.