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La 4e fois sera-t-elle la bonne pour Zverev?

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Suivez la finale masculine de Roland-Garros dimanche à 9 h sur les ondes de RDS2 et sur le RDS.ca.

La quatrième sera-t-elle la bonne? Après trois échecs en finale de Grand Chelem, le no 3 mondial Alexander Zverev tient l’occasion rêvée de décrocher son premier titre majeur à Roland-Garros dimanche face à un invité surprise, l’Italien Flavio Cobolli (14e).

Personne n’aurait misé un centime sur cette affiche mais la quinzaine de l’ocre est devenue folle, entre le forfait du double tenant du titre Carlos Alcaraz, blessé à un poignet, et les sorties prématurées de Jannik Sinner et de Novak Djokovic, victimes de la canicule qui a accablé Paris.

C’est une aubaine pour l’Allemand, 29 ans, habitué au second rôle depuis des années: l’Espagnol l’avait renversé en finale de Roland-Garros en 2024, l’Italien l’a battu lors de leurs neuf dernières confrontations dont la finale de l’Open d’Australie en 2025, et le Serbe l’a éliminé en quarts de finale à Paris l’an dernier.

Toujours placé mais jamais sacré, le Hambourgeois traîne une réputation de joueur certes talentueux mais au mental vacillant dans les moments importants comme lors de ses trois échecs en finale de Grand Chelem.

Au US Open en 2020, face à Dominic Thiem, il menait deux sets à zéro puis avait servi pour le match dans la cinquième manche avant d’être renversé par l’Autrichien; à Paris en 2024, après avoir sorti Rafael Nadal et Casper Ruud, il avait cédé en cinq manches face à Alcaraz, s’effondrant 6-1, 6-2 dans les deux derniers sets; à Melbourne en 2025, il avait flanché en trois manches face à Sinner.

Lui n’a jamais douté de sa capacité à ajouter un jour la seule ligne qui manque à son grand palmarès (24 titres), dont deux victoires au Masters de fin d’année, une médaille d’or olympique (2021) et sept Masters 1000.

« Pendant plusieurs années, j’ai été no 2 ou 3 dans le monde. Donc, j’ai le sentiment que je peux revenir à cette période. L’an dernier, je n’ai pas bien joué. Mais j’avais le sentiment que je pouvais y arriver et retrouver ce niveau. J’ai toujours pensé que je pouvais y arriver », a affirmé Zverev, dont le dernier titre remonte à Munich en avril 2025.

Avantage Zverev

À Paris, Zverev a rapidement été promu au rang de favori, dominant sans trembler ses adversaires issus d’une nouvelle génération appelée à supplanter ses aînés.

Il s’est pourtant démené comme un diable lors de ses passages successifs en conférence de presse pour prendre ses distances avec cette étiquette. « Je me concentre sur le prochain match, sur mon adversaire, ce sont les seules choses que je puisse contrôler », évacuait-il à chaque fois.

Pour mettre fin à sa malédiction en Majeur, il trouvera sur sa route Flavio Cobolli, 24 ans, qui n’avait jusqu’ici jamais dépassé le stade des quarts de finale en Grand Chelem.

L’élimination de son compatriote Sinner a ouvert sa partie de tableau, dans laquelle il a sorti Félix Auger-Aliassime (6e) en quarts de finale avant de se qualifier pour la finale sans même fouler la terre battue du Central après le forfait de Matteo Arnaldi (104e), touché par un virus.

« Cela me donne presque quatre jours (sans jouer) donc je risque de perdre le rythme. Mais je vais m’entraîner, je vais être prêt pour la finale. Je sais également que je serai frais, ça c’est sûr », a déclaré le vainqueur de trois titres en ATP 500 - Hambourg, Bucarest (terre battue) et Acapulco (dur).

Zverev et Cobolli se sont affrontés quatre fois depuis un an. L’Allemand a empoché trois victoires, dont la dernière sur la terre battue du Masters 1000 de Madrid le 30 avril (6-1, 6-4), et l’Italien une, à l’ATP 500 de Munich le 18 avril (6-3, 6-3), aussi sur l’ocre.