MONTRÉAL — Alexander Zverev a affronté cinq fois Jannik Sinner en demi-finale ou en finale d’un tournoi cette saison et a perdu chaque fois.
Malgré tout, l’Allemand se désolait de l’absence de son rival italien à l’Omnium Banque Nationale, à Montréal.
« Je crois que vous voulez affronter les meilleurs joueurs au monde, surtout avant les Internationaux des États-Unis », a dit Zverev en conférence de presse, dimanche. Mais je comprends sa décision. J’ai aussi songé à sauter le tournoi de Montréal.
« Mais bon, je crois que si nous nous sommes affrontés si souvent cette année, c’est un bon signe, a-t-il enchaîné. Ce n’est pas bon de perdre toujours contre le même joueur, mais je pense que la situation démontre que nous sommes les deux joueurs les plus constants sur le circuit cette année. Et ça, c’est un élément positif. »
Zverez, deuxième au monde et favori à Montréal, a notamment perdu en finale contre Sinner à Madrid et récemment à Wimbledon.
L’Allemand de 29 ans a mentionné avoir vite digéré la défaite contre Sinner au prestigieux tournoi sur gazon, bien qu’il aurait aimé prolonger le suspense en forçant la présentation d’une manche ultime.
Zverev a aussi réalisé après son triomphe à Roland-Garros, en juin, qu’un premier titre en Grand Chelem ne changeait pas vraiment la vie.
« Bien sûr, c’est satisfaisant de gagner un premier tournoi majeur après avoir attendu aussi longtemps et j’en suis très heureux, a dit Zverev. Mais le travail n’est pas terminé. Nous avons deux Masters et un tournoi du Grand Chelem ici en Amérique du Nord et je me concentre là-dessus. »
Zverev a mentionné qu’il était important pour lui de jouer beaucoup de matchs afin de bien se sentir sur le terrain. Il n’a donc pris qu’une semaine de congé après Wimbledon, avant de reprendre l’entraînement.
Il a toutefois rappelé que chaque joueur avait sa façon de faire, comprenant pourquoi Sinner et le vétéran Novak Djokovic ont mis une croix sur le tournoi montréalais.
Zverev ne semblait pas non plus particulièrement intéressé à discuter de moyens pour encourager tous les joueurs à participer aux Masters 1000.
« Honnêtement, si nous revenions à des tournois d’une semaine lors des Masters, nous pourrions en jaser. Mais si vous allez nous forcer à être loin de la maison pendant deux semaines et demie ou trois semaines pour des tournois du Grand Chelem et la même chose pour des Masters... Vous ne pouvez pas nous forcer à jouer. Désolé, ça n’a aucun sens. »
« En fin de compte, nous obtenons un bonus si nous participons aux neuf tournois Masters durant l’année. Alors, il y a déjà ça », a-t-il ajouté.
Zverev n’est donc pas particulièrement friand des Masters disputés sur 12 jours, comme l’est l’Omnium Banque Nationale depuis 2025.
« Je participais à plus de tournois de niveau 500 ou 250 avant, quand les Masters étaient plus courts », a-t-il souligné.
Zverev espère malgré tout que le tournoi de Montréal, qu’il a remporté en 2017, lui servira de tremplin pour sa saison sur surface dure.
« Je ne crois pas jouer mon meilleur tennis ici, mais le bénéfice de participer au tournoi devrait avoir un impact sur mon jeu à Cincinnati. Puis, j’espère jouer mon meilleur tennis à New York », a-t-il mentionné.
De bonnes performances pourraient l’aider à atteindre son objectif de grimper au premier rang mondial pour une première fois en carrière.






