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Andreeva survole la finale à Paris et gagne un 1er titre du Grand Chelem

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Russia's Mirra Andreeva poses with the trophy after winning the final women's tennis match against Poland's Maja Chwalinska at the French Open in Paris, Saturday, June 6, 2026. (AP Photo/Aurelien Morissard) (Aurelien Morissard/AP Photo/Aurelien Morissard)

À seulement 19 ans, la jeune Russe Mirra Andreeva, 8e mondiale, a décroché samedi son premier titre en Grand Chelem en dominant à Roland-Garros la Polonaise Maja Chwalinska (114e) en deux sets 6-3, 6-2. 

La Sibérienne décroche son troisième titre de la saison après Adelaide (dur) et Linz (terre battue), le sixième de sa jeune carrière où elle a brûlé les étapes dès son plus jeune âge. 

Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d’Indian Wells pour s’installer dans le top-10.

Cette victoire sur le Central est d’autant plus symbolique qu’elle avait connu l’une des plus grandes déceptions de sa carrière l’an dernier lors de son élimination en quarts de finale dans un stade entièrement acquis à la cause de son adversaire, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l’époque).

À 19 ans et 39 jours, la Sibérienne devient la troisième joueuse la plus jeune à être sacrée en Grand Chelem depuis le début des années 2000, derrière Maria Sharapova à Wimbledon en 2004 (17 ans et 76 jours) et Emma Raducanu à l’US Open en 2021 (18 ans et 302 jours). 

Elle devient la plus jeune joueuse à s’imposer à Paris depuis Monica Seles, qui avait 16 ans et demi lorsqu’elle a remporté le premier de ses trois titres consécutifs porte d’Auteuil en 1990.

Il était acquis qu’une nouvelle joueuse soulèverait samedi la coupe Suzanne-Lenglen dans un tournoi au scénario aussi inattendu qu’imprévisible avec les sorties précoces de plusieurs favorites, comme Iga Swiatek, Aryna Sabalenka ou Coco Gauff. 

Si Andreeva faisait partie des candidates crédibles à la victoire finale grâce à sa finale au WTA 1000 de Madrid et son titre à Linz, personne n’aurait parié sur la présence de Chwalinska en finale. 

Début de match crispé

Inconnue il y a trois semaines, la Polonaise a survécu aux trois tours de qualifications avant d’enchaîner six victoires dans le tableau final et pouvait rêver d’un parcours à la Emma Raducanu, lauréate de l’US Open en 2021 à 18 ans en sortant des qualifications. 

Sous les yeux de l’acteur américain Brad Pitt et de Flea, bassiste des Red Hot Chili Peppers, les deux joueuses ont livré un match crispé, le stress d’une première finale majeure se faisant sentir dès les premiers échanges.

Andreeva comme Chwalinska ont enchaîné balles en cloche, coups droits à mi-distance et fautes grossières au service pendant 20 minutes, incapables de remporter la moindre mise en jeu. 

Habituée aux échanges rapides et aux coups puissants, la Russe a eu bien du mal face à la lenteur de balle de son adversaire avant de parvenir à confirmer son break d’avance et mener 5 jeux à 3.

La native de Krasnoïarsk a décroché la première manche en 42 minutes sur un break blanc grâce à un revers décroisé imparable.

La suite était à sens unique: Andreeva a déroulé, ne laissant que des miettes à la Polonaise, en perdition. Toute proche du titre à 5-0, la Russe a laissé filer deux jeux, avant de terminer le match sur le service de son adversaire en 1H22, les deux genoux à terre et le visage enfoui entre ses mains pour célébrer ce premier sacre majeur. 

Actuellement 8e mondiale, Andreeva sera classée lundi au 6e rang, à une place de son meilleur classement en juillet dernier. Chwalinska fera, elle, un bond à la 21e place mondiale.