La Tchèque Marketa Vondrousova, titrée à Wimbledon en 2023, fait l’objet d’une enquête pour dopage pour ne pas avoir fourni un échantillon lors d’un contrôle en décembre chez elle, à Prague, a-t-elle révélé vendredi sur ses réseaux sociaux.
L’actuelle 46e joueuse mondiale, qui risque jusqu’à quatre ans de suspension, s’est justifiée en assurant que le contrôle n’était pas conforme aux normes puisque la contrôleuse, envoyée par une agence allemande, ne s’était pas identifiée clairement et qu’elle avait eu peur de lui ouvrir sa porte.
« Depuis longtemps, je dois gérer des blessures, une pression constante et des problèmes de sommeil récurrents qui m’ont épuisée et fragilisée », indique-t-elle dans une longue publication sur Instagram où elle évoque également « des années de messages de haine et de menaces » qui ont sapé le sentiment de sécurité qu’elle éprouve chez elle.
« Quand quelqu’un a sonné à ma porte tard la nuit sans s’identifier clairement ni suivre le protocole, j’ai réagi comme une personne qui avait peur », poursuit-elle.
L’ex sixième joueuse mondiale fait également un parallèle avec sa compatriote Petra Kvitova, grièvement blessée à la main en 2016 après avoir ouvert à un homme armé d’un couteau. « Depuis ce qui est arrivé à Petra, nous n’accueillons pas des inconnus chez nous à la légère », écrit-elle.
Contacté par l’AFP, son avocat, Jan Exner, a déclaré que « le contrôle anti-dopage n’était simplement pas dans les normes ». « Marketa avait donc une raison de ne pas fournir d’échantillon ».
Il a également précisé que les menaces évoquées par sa cliente émanaient de parieurs lui reprochant d’avoir perdu leurs mises à cause d’elle. « Donc ce contrôle anti-dopage non réglementaire a créé une réaction aiguë au stress chez Marketa, ce que les experts tchèques et internationaux ont confirmé », a-t-il ajouté.
Il a précisé qu’il allait tenter de convaincre l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) que le refus de Vondrousova d’ouvrir sa porte était légitime.





