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UFC 297 : Enfin à la maison, Charles Jourdain ne veut pas revivre le cauchemar parisien

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Charles Jourdain avait comme souhait d'obtenir un premier combat à la maison et il se réalisera enfin samedi, à Toronto.

À l'UFC 297, le Québécois de 28 ans visera une troisième victoire de suite face à Sean Woodson, après l'avoir emporté de façon spectaculaire à sa dernière sortie, alors qu'il a infligé une défaite par soumission au Brésilien Ricardo Ramos dès le premier round.

« C'est cool, c'est une première pour moi en sol canadien. C'est quelque chose de spécial. D'habitude où je me trouve, c'est plus exotique que le Canada en janvier, mais ça fait du bien d'être à la maison. J'ai hâte de voir les encouragements canadiens, j'ai hâte de vivre ce moment-là. Ça va être une histoire à raconter », a réagi Jourdain en entrevue à RDS mercredi.

Sean Woodson présente une fiche de 4-1-1 depuis qu'il a signé un contrat dans l'UFC via la Contender Series de Dana White, mérité grâce à coup de genou dévastateur aux dépens de Terrance McKinney en 2019. Ancien boxeur amateur, il semble un adversaire moins reluisant que les précédents de Jourdain, qui espère augmenter sa valeur auprès des fans et de ses patrons, mais ce dernier aime plusieurs aspects de cet affrontement.

« Je pense qu'on augmente plus notre valeur en fonction des performances qu'on livre. C'est sûr qu'au début c'était censé être Cub Swanson, qui est un nom extraordinaire, mais Woodson a un dossier respectable, parce que c'est très difficile chez les poids plumes. Il a une drôle de morphologie (6 pi 3) pour un plume, donc c'est un combat dans lequel je peux prouver que tu peux te battre contre quelqu'un de beaucoup plus grand et avec plus de portée en utilisant tous les arts martiaux que tu as appris. »

« J'ai tout de suite aimé le matchup, c'est un striker. Par contre, il dit qu'il ne veut pas aller au sol, mais j'en doute parce que chaque fois que j'ai entendu ça, les gars finissent par s'accrocher après moi. J'ai hâte de voir quel type de pression il va amener, de voir s'il va être capable de gérer le fait que je suis très rapide et très sec dans mes coups. En termes de nom, ce n'est pas le plus excitant, mais en le regardant, j'ai vu que ce n'est vraiment pas un céleri. Il est très bon et très violent, et même s'il gagne souvent par décision, c'est tout le temps une guerre. »

Selon Jourdain, Woodson n'a encore jamais affronté quelqu'un de sa trempe. Plus réfléchi aujourd'hui, il sent qu'il y a eu un déclic depuis sa défaite contre Nathaniel Wood à Paris, en septembre 2022.

« La performance n'était pas au rendez-vous à Paris et c'était la première fois que je subissais deux défaites d'affilée, dont contre Hurricane Shane, qui était 13e au monde. Devant mes cousins français en plus, devant une foule que j'espérais de mon côté, ç'a tellement fait mal. Si jamais il arrive une affaire comme ça à Toronto... j'aurais de la misère à me regarder dans la glace si je ne mettais pas tous les efforts nécessaires pour gagner. Je ne me le pardonnerais pas. J'ai mis les bouchées quadruples pour ça. Il fallait qu'il y ait un déclic et que je change. Il fallait que je comprenne qu'on est dans un sport où il faut savoir comment être un bon tacticien pour gagner, gérer les risques et être plus réfléchi. »

« Du fait que j'ai eu une victoire expéditive contre Ramos, j'ai pu mettre beaucoup de temps dans mon jiu jitsu et mon niveau s'est tellement élevé. Ce qu'il (Woodson) a vu de moi avant le gala de Paris, j'étais plus jeune et fringant, alors que maintenant j'arrive avec une nouvelle version de moi-même. Je prends plus mon temps, je sais comment bien attaquer. Je reste aussi violent, mais je sais plus comment utiliser cette violence », assure Air Jourdain.