jeudi, 8 mai 2014. 12:50

BROSSARD, Qc – Trois-un, deux-deux. La somme des deux combinaisons est la même, mais la différence entre ces deux scénarios qui s’offrent au Canadien à l’aube du quatrième match de sa série contre les Bruins de Boston est énorme.

Une victoire ce soir et le Tricolore n’aura plus qu’un pas à franchir pour accéder à la finale de l’Association Est pour la deuxième fois en cinq ans. Une défaite, par contre, et il serait confronté à l’obligation de gagner une série 2-de-3, de retour dans le rôle de grand négligé avec deux matchs à jouer l’étranger.

« C’est un match crucial pour les deux équipes », a convenu Josh Gorges après l’entraînement matinal, jeudi.

« Nous sommes conscients de l’importance du défi et nous sommes prêts à passer le test. À mesure que les séries progressent, chaque match est un peu plus difficile, chaque victoire est plus contestée. Nous ne nous attendons à rien de moins qu’un effort absolu de leur part ce soir », a ajouté Gorges, qui a été crédité de cinq mises en échec et dix lancers bloqués depuis le début de la série contre les Bruins.

L’entraîneur Michel Therrien le répète chaque fois qu’il en a l’occasion : il demande à ses joueurs de se concentrer sur le moment présent. Chez le Canadien, une minute passée à s’étendre sur des scénarios hypothétiques est une minute mal investie.

« Il faut se concentrer sur le prochain match sans penser à ce qui pourrait suivre, a bien compris Mike Weaver. Chaque présence, chaque mise en jeu, chaque bataille pour la rondelle. Il faut aborder l’avenir un moment à la fois. »

« Plus on progresse dans la série, plus on joue du hockey solide et inspiré », s’est tout de même permis de souligner le coach, d’un optimisme réservé à quelques heures de l’ouverture des portes du Centre Bell.

« Je suis convaincu que leur objectif était de remporter au moins un match ici, alors ce sera un match important pour eux. Mais pour nous aussi. On veut continuer sur notre lancée. »

« Nous, on y croit depuis le début et ça n’a pas changé dans nos tête. On sait qu’on est capable d’aller loin avec ce groupe-là et c’est ce qui compte », a commenté David Desharnais.

Pas de changement à prévoir

Plusieurs observateurs croient que les Bruins se sont éloignés de leur style de jeu habituel à mesure que la série a pris de l’âge. Après avoir distribué 56 mises en échec dans leur défaite en deuxième période de prolongation, les hommes de Claude Julien en ont livré un total de 65 dans les deux matchs suivants… deux de moins que le Canadien.

Un match pour hommes semble dans l’air alors que les grands et gros favoris se retrouvent dans une position désavantageuse, mais cette perspective ne devrait troubler la sieste d’avant-match de personne chez le Canadien.

« Plus on avance, meilleurs nous sommes »

« C’est ce dont on s’est toujours attendu de leur part. C’est ça leur style. Ils sont imposants et ils n’hésitent pas à vous foncer dessus. On sait qu’ils vont finir leurs mises en échec », disait Weaver sans trop s’en faire avec cette possibilité.

« Je suis convaincu qu’ils voudront sortir comme des enragés. C’est ce pourquoi nous sommes préparés », a calmement répondu Gorges.

Six joueurs étaient absents à l’entraînement optionnel de jeudi : Brendan Gallager, Brian Gionta, Max Pacioretty, Dale Weise, Lars Eller, P.K. Subban et Carey Price. Dustin Tokarski a comblé l’espace devant l’un des filets. Nathan Beaulieu a aussi participé à la séance.

Rien n’indique qu’il y aura des changements dans la formation du Canadien ce soir. Francis Bouillon a fait du temps supplémentaire à l’entraînement, ce qui porte à croire que Douglas Murray, efficace à sa première sortie des séries mardi, disputera un deuxième match consécutif. Travis Moen devrait également garder son poste aux dépens de Brandon Prust.

Fidèle à son habitude, Michel Therrien a toutefois refusé de dévoiler son jeu.

Meilleur franc-tireur du Canadien en saison régulière, Pacioretty n’a qu’un but en sept matchs depuis le début des séries. Contre les Bruins, il a jusqu’ici décoché 12 tirs sans trouver le fond du filet.

« Je ne suis pas inquiet pour Patch, a assuré Therrien. Il est compétitif, il a une bonne attitude et je sais que les résultats viendront. »