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RÉSULTATS

Les DG joueront du coude!

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PALM BEACH, Fl. – L'ordre du jour est étoffé : les conclusions de l'étude sur le déroulement des prolongations et les changements à adopter, s'il y a lieu, seront entre autres choses présentées à Kent Hughes et à ses 31 homologues qui ont tous convergé vers le Sud de la Floride dimanche.

Dès 8 h 30 lundi matin jusqu'à mercredi après-midi, ils échangeront aussi sur les buts marqués avec des bâtons trop élevés, sur les blessures provoquées par les lames de patin, sur la sélection des joueurs utilisés lorsqu'un club obtient un tir de pénalité, sur le contrôle et la possession de rondelle lors des entrées de zone, sur l'endroit le plus approprié pour disputer une mise en jeu après une passe avec la main ou une rondelle touchée au-delà la limite permise des épaules, sur le « fair-play » à afficher lors des mises en jeu, sur les gardiens d'urgence et l'échauffement à accorder à un gardien qui vient remplacer un coéquipier blessé en cours de match. Ah oui! Ils échangeront aussi sur les modifications des horaires d'entraînements matinaux les jours de match.

Rien que ça?

Ô que non!

Sur la vingtaine de points à l'ordre du jour, plusieurs sont aussi reliés aux règlements, à la manière dont ils sont appliqués et à la sévérité des sanctions imposées à ceux qui osent ne pas les respecter.

La sévérité – ou le laxisme – des sanctions imposées par les arbitres en matière de bâtons élevés et de mises en échec par derrière pour ne nommer que ces deux aspects.

Mais aussi la sévérité affichée par le préfet de discipline Georges Paros qui a, comme dans ses belles années à titre de joueur, laissé tomber les gants avec plus d'insistance depuis le début de la saison. Pensons aux suspensions de six matchs imposées à David Perron et Morgan Rielly, à celle de quatre parties imposée la semaine dernière au jeune géant Matt Rempe.

Avec, comme résultat, que plusieurs directeurs généraux dénoncent le fait que Paros puisse parfois se montrer implacable et d'autre fois afficher une grande tolérance pour des incidents que plusieurs considèrent pourtant très semblables.

Paros, qui savait se défendre et défendre ses coéquipiers, devra se retrousser les manches cette semaine, car il semble acquis que plusieurs directeurs généraux débarquent à Palm Beach avec l'intention de jouer du coude à ses dépens.

Les 32 DG joueront aussi du coude – comme ils le font chaque année – avec le grand responsable des opérations hockey, Colin Campbell, qui devra défendre les décisions rendues dans le cadre des contestations des entraîneurs.

Là-aussi, il sera encore et toujours impossible de faire l'unanimité.

Le plafond en toile de fond

Si les discussions officielles s'annoncent sans l'ombre d'un doute animées, les discussions officieuses devraient l'être plus encore.

Car 10 jours après que le couperet soit tombé sur la période des transactions, plusieurs directeurs généraux fulminent toujours en marge de l'utilisation des allégements accordés pour pallier les pertes de joueurs blessés à long terme. Des allégements qui permettent de contourner les contraintes associées au plafond salarial.

Comme le Lightning de Tampa Bay l'a fait au cours des dernières années, les Golden Knights de Las Vegas ont étiré l'élastique au maximun encore cette année pour s'offrir des joueurs de premier plan comme Noah Hanifin et Tomas Hertl à la date limite des transactions.

À l'image du Lightning, les Golden Knights respectent les règlements. Mais respectent-ils la nature du règlement?

Pour chaque oui, un et même plusieurs non viennent le mettre en échec. Cela ouvrira donc des débats musclés entre les directeurs généraux et les dirigeants de la Ligue. Des débats au cours desquels le ton pourrait monter d'un cran ou deux et les coudes risquent d'être élevés un brin ou deux.

Cela dit, comme ce point n'est pas à l'ordre du jour, c'est autour de la table pendant le lunch ou le souper ou au bar de l'hôtel que les discussions risquent de s'éterniser. Ou encore le long des allées du terrain de golf où Gary Bettman recevra, en après-midi lundi, les 32 directeurs généraux afin de joindre l'agréable à l'utile.

Lorsqu'ils ne seront pas réunis au golf, autour d'un bon repas, ou d'un verre de vin rouge, les directeurs généraux échangeront en petit groupe des différents sujets à l'ordre du jour. Ils tenteront de faire consensus au sein de leur groupe avant de faire un rapport de leurs discussions une fois tout le monde réunis dans la grande salle.

C'est là aussi que seront servies les mises à jour habituelles de Bill Daly – projections sur le plafond salariale, supervision des arbitres en séries éliminatoires – et des autres hauts dirigeants de la LNH qui entourent Gary Bettman.