Maylie Valiquette et Alexandra Pidgeon aimaient bien le statut de négligée de l’équipe du huit canadien avant sa finale des Championnats du monde d’aviron, à Amsterdam, aux Pays-Bas. Sans complexe, les Canadiennes ont pris le cinquième rang de l’épreuve après une chaude lutte pour une place sur le podium.
Exclue de la finale A aux mondiaux l’an dernier, l’embarcation canadienne a cette fois obtenu son billet pour la course ultime en terminant deuxième de sa vague lors des qualifications disputées samedi. En finale, les Canadiennes étaient au plus fort de la course avec les Américaines, les Néerlandaises et les Britanniques à la mi-parcours, alors que les Roumaines avaient déjà pris une confortable avance.
Valiquette, Pidgeon et leurs coéquipières ont tout donné dans la deuxième moitié de l’épreuve pour finalement prendre le cinquième rang en arrêtant le chrono à 6 min 0,26 s.
« C’est un gros accomplissement! Ça fait seulement quelques mois qu’on s’entraîne avec l’équipe nationale senior, donc on est vraiment fières. On voulait simplement tout donner pour ne pas avoir de regret. On a reçu un énorme soutien de nos entraîneurs et de nos coéquipières, ce qui nous a toujours poussées à donner le meilleur de nous-mêmes », a d’abord lancé Maylie Valiquette.
« C’est un gros saut entre les moins de 23 ans et l’équipe senior. Je n’aurais pas vraiment imaginé qu’on aurait été capables de terminer cinquièmes au monde dès cette année. On avait la mentalité d’underdogs avant la finale et on voulait prouver qu’on était capables de rivaliser avec les meilleures au monde », a poursuivi Alexandra Pidgeon.
Les Roumaines ont maintenu le rythme pour s’imposer en 5 min 51,88 s. Elles ont été accompagnées sur le podium par les Britanniques (+0,88 seconde) et les Américaines (+1,88 seconde).
Toutes les deux recrues au sein de l’équipe nationale senior, Maylie Valiquette et Alexandra Pidgeon ont indiqué que cette participation aux Championnats du monde était une occasion en or de poursuivre leur apprentissage.
Elles sont également heureuses d’avoir l’opportunité de faire partie de la nouvelle équipe du huit, qui avait été médaillée d’or aux Jeux olympiques de Tokyo, et vice-championne olympique à Paris avant de voir plusieurs de ses athlètes prendre leur retraite.
« Tout s’est passé tellement vite depuis le début de l’été. On dirait que j’ai réalisé hier, pendant les qualifications, que j’étais aux Championnats du monde et que je faisais partie de l’équipe nationale maintenant. C’est vraiment excitant pour la suite. Les filles ont tellement d’expérience, c’est un bagage tellement important pour moi », a indiqué Valiquette.
« Il n’y a pas si longtemps, on regardait l’équipe de l’extérieur et maintenant, on est dans le bateau, c’est un rêve qui se réalise. C’était tellement une belle expérience et un beau moment d’apprentissage », a ajouté Pidgeon.
Valiquette retournera à l’Université du Tennessee dès la semaine prochaine pour sa dernière saison dans la NCAA. De son côté, Pidgeon, qui a terminé sa carrière universitaire au printemps, elle aussi avec l’Université du Tennessee, prendra bientôt la direction de Victoria afin de s’entraîner avec l’équipe nationale qui participera à la Régate de Los Angeles au cours des prochains mois.
Les deux Québécoises ont déjà dans leur mire les Championnats du monde de 2027, où elles voudront aider le Canada à qualifier un maximum d’embarcations pour les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.






