Après des débuts olympiques à l’âge de 16 ans, Éliot Grondin est devenu le plus jeune médaillé olympique de l’histoire du snowboard cross, quatre ans plus tard, à Pékin. Il est reparti avec l’argent, au terme d’un photo-finish, dans lequel on remarque l’Autrichien Alessandro Haemmerle le devancer.... Par un cheveu ou deux.
Combien de fois l’a-t-il regardé cette vidéo-là?
« Beaucoup. [...] Je la regardais beaucoup, mais en même temps, c’était vraiment une belle course. À 20 ans, le but c’était de revenir avec une médaille et je reviens avec deux médailles. C’était mission accomplie », a souligné Grondin.
Lorsqu’il repense à cette finale de 2022, Éliot Grondin n’éprouve aucun regret. Après tout, depuis deux ans, il a presque tout gagné. En 2025, il est devenu champion du monde pour la première fois de sa carrière en plus de remporter un deuxième globe de cristal de suite.
« T’sais, moi, je vois plus ça comme une préparation digne d’un champion olympique. »
À 24 ans, il en sera déjà à ses 3es Jeux. Et, à Livigno, où auront lieu les épreuves de snowboard cross en Italie, il sera fort probablement l’homme à battre.
« Se rendre au meilleur niveau, je pense que c’est plus facile que de rester en haut. Ça ne fait pas si longtemps que je suis dans les meilleurs, donc ce n’est pas facile d’être dans ton dos. [...] Ce que je trouve vraiment le fun, c’est qu’encore à ce jour, à chaque jour, j’ai l’impression d’apprendre des nouvelles choses encore. Donc, ce n’est pas comme j’arrive à un point où c’est comme, OK, mais je connais tout. Puis je ne peux rien changer. Donc, c’est ça que je trouve excitant. »
C’est surtout très inquiétant pour ses adversaires!... Déjà en avance à chaque fois qu’il sort des portillons de départ, Grondin n’a pas l’impression d’avoir atteint son sommet physiquement. Il cherche constamment à s’améliorer.
« Je pense que je ne laisse aucun détail au hasard. Je pense que des fois, je peux peut-être être même tannant envers mon équipe. C’est comme, OK, mais ça, on fait quoi avec ça? On a-tu pensé à ça? Puis si. Puis ça, c’est comme, OK, mais là, on manque de bras. »
Parce que la clé pour le planchiste québécois s’il veut remporter l’or olympique, le seul titre et la seule médaille qui manque à son palmarès, ça passe par une préparation impeccable.
« C’est qu’après ça, tu arrives là-bas, puis tu sais que tu as fait le travail qui devait être fait. Tu arrives préparé. C’est un poids de moins sur tes épaules. Puis après, il reste juste à compétitionner. C’est un peu, j’ai envie de dire, la partie facile, ce qui n’est pas vrai. Mais en même temps, c’est pour ça que je fais le sport. J’ai toujours adoré mon sport. Donc, si la préparation est bien faite, je peux juste aller m’amuser. »
Éliot Grondin ne vise rien de moins que le doublé en 2026 : le globe de cristal et l’or olympique... Ce que seule la légende française de la discipline, Pierre Vaultier, a accompli en 2018.





