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Une autre médaille au 3000 m pour Valérie Maltais

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Valérie Maltais
Valérie Maltais (Matthias Schrader/AP)

Valérie Maltais a profité de la dernière Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de la saison pour monter une nouvelle fois sur le podium à l’épreuve du 3000 m. La Québécoise a mis la main sur la médaille de bronze samedi à Inzell, en Allemagne.

Dans l’avant-dernière paire du jour, Maltais était accompagnée de la Norvégienne Ragne Wiklund qui a enregistré un record de la piste et un record personnel en complétant la distance en 3 min 54,74 s afin de rafler la médaille d’or. Maltais a de son côté arrêté le chrono à 3 min 59,92 s, ce qui était alors bon pour le deuxième rang provisoire.

La Néerlandaise Joy Beune a devancé Maltais en franchissant l’arrivée en 3 min 56,96 s.

« Je suis vraiment contente de ma course. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre après un gros camp d’entraînement la semaine dernière. C’était une course pour me remettre dedans et l’objectif était de penser à la technique et aux tactiques. Je voyais ça comme un contre-la-montre et je voulais seulement compléter la distance le plus vite possible », a expliqué Valérie Maltais à Sportcom.

Au-delà de la médaille du jour, la patineuse de la Baie avoue se sentir au sommet de son art présentement, ce qui est extrêmement positif pour elle à deux semaines des Jeux olympiques de Milan-Cortina.

« Le but ultime, c’est de monter sur le podium le 7 février. Je crois que je suis exactement là où je voulais être à l’approche des Jeux. J’ai eu plusieurs rencontres avec mon physiologiste dans les dernières semaines et on est vraiment satisfaits de ma forme. Il ne reste plus qu’à tout mettre en œuvre sur la glace quand ça va compter. »

Il s’agit d’une troisième médaille au 3000 m cette saison pour la patineuse de 35 ans. Elle s’était emparée de l’argent en début de saison à Salt Lake City avant de terminer sur la troisième marche du podium, à Calgary, la semaine suivante.

Elle pointe au quatrième rang du classement de la Coupe du monde pour les épreuves de distance, à égalité avec la Joy Beune, qui la devance toutefois grâce à ses deux victoires au début du calendrier.

« Je savais que c’était possible d’obtenir un bon classement général et c’est devenu très réaliste tôt dans la saison. Au 3000 m, j’ai trois podiums et une quatrième place. C’est mon 5000 m qui m’a fait un peu plus mal, mais je ne ferai pas cette course-là aux Jeux olympiques », a conclu Maltais.

La Québécoise sera de retour en action dimanche à Inzell où elle participera au départ groupé. Elle souhaitera obtenir le meilleur résultat possible, sans toutefois prendre trop de risques.

Abonnée au top-6

Au lendemain de ce qu’elle considère comme le meilleur 500 m de sa carrière, Béatrice Lamarche a poursuivi sa lancée samedi en se classant au sixième rang du 1000 m qui a été remporté par la Néerlandaise Jutta Leerdam.

Comme elle l’avait mentionné à Sportcom la veille, ces résultats lui prouvent une fois de plus qu’elle peut maintenant se compter parmi les meilleures patineuses au monde sur cette distance et viser le podium lors de chacune de ses sorties.

« Je me suis vraiment bien sentie aujourd’hui et je démontre encore une certaine constance. Je suis très, très contente de mon temps également. Ça faisait quelques semaines que je n’avais pas fait un 1000 m. Mon corps a trouvé ça un peu difficile, mais tout s’est bien passé et ce sera intéressant pour la suite », a mentionné Lamarche.

« Je m’en vais aux Jeux heureuse et en confiance. C’est ce que je souhaitais et je peux espérer faire de belles choses là-bas », a-t-elle ajouté.

Grâce à trois sixièmes places et une médaille de bronze au 1000 m cette saison, Lamarche complète la campagne au sixième rang du classement de la Coupe du monde sur cette distance. Un exploit qu’elle ne croyait pas vraiment possible il y a quelques mois seulement.

« Au début de la saison, j’avais espoir de me glisser quelques fois dans le top-10. Finalement, ma pire course de l’année a été une 10e place. On a rapidement revu mes attentes, mais si on s’était parlé en septembre et que tu m’avais dit que je finirais sixième au général, je n’y aurais pas cru. Pas parce que je ne crois pas en moi, mais plutôt parce que je ne veux pas me mettre des attentes inatteignables. »

Également en action samedi, David La Rue s’est classé 16e du 1000 m masculin alors que du côté féminin, Rose Laliberté-Roy a pris le quatrième rang sur cette même distance, dans le groupe B.