Au-delà d’une quatrième place, les nageuses artistiques canadiennes sont allées chercher beaucoup de confiance à l’épreuve acrobatique par équipe de la Super finale de la Coupe du monde, à Toronto.
Médaillée d’or à cette épreuve lors de la Coupe du monde de Pontevedra en mai dernier, l’équipe canadienne a cette fois-ci conclu à 7,0624 points du podium au Centre sportif PanAm, en raison d’une note de 213,4828.
Reste que les sensations étaient tout aussi bonnes qu’en Espagne, preuve que la chimie n’est pas près de s’estomper au sein de cette formation, qui se tournera vite vers le processus de qualification olympique.
« On est un peu déçues d’une quatrième place, c’est si près du podium », a admis d’entrée de jeu Lily Bernier, en entrevue avec Sportcom. « En même temps, on est très fières de notre performance et de ce qu’on a pu démontrer. Tout au long de la routine, on s’est senties connectées, calmes et on a donné tout ce qu’on avait. »
« Depuis la dernière Coupe du monde, on a vraiment travaillé sur notre exécution et la constance de nos acrobaties. Et comme en Espagne, on a senti la même énergie ensemble. C’est super d’avoir réussi à conserver cette même connexion », a ajouté sa coéquipière Andrea Escobar.
Charlie Breault, Georgia Hock, Laurianne Imbeau, Halle Pratt, Kenzie Priddell et Alicia Rehel sont les autres nageuses à avoir représenté l’unifolié pour l’occasion.
Elles étaient sur le point de réussir un sans-faute dimanche, jusqu’à la septième et dernière poussée acrobatique de leur routine qui leur a coûté quelques points.
Dernières à s’élancer, les Chinoises ont obtenu la meilleure note à 243,3207. Les Japonaises les suivent au classement avec 234,9403 points, alors que les Mexicaines ont terminé troisièmes à 220,5452.
Un peu plus tôt, la Montréalaise Ximena Ortiz Montano et sa partenaire Olena Verbinska ont pris le septième rang du duo libre en raison de leurs 274,9450 points. Ce sont aussi les représentantes de la Chine qui l’ont emporté, à 315,0224. Celles du Japon et de l’Italie ont respectivement fini deuxièmes et troisièmes.
Nager à domicile en Super finale de la Coupe du monde n’a pas apporté une nervosité supplémentaire dans le camp canadien, mais un peu plus de fébrilité, comme l’a précisé Lily Bernier.
« On avait vraiment hâte de montrer à toutes les personnes venues nous encourager et crier pour nous sur quoi nous avions travaillé. Tout au long de la saison, on a réussi à se découvrir en tant qu’équipe et comprendre ce qui fonctionnait. On a réussi à nager avec plus en plus de constance. Plus ça avançait, plus on était stables et que nos patrons étaient serrés. »
« On se rapproche aussi en tant que personne et ça transparait dans l’eau », a spécifié Escobar, les yeux rivés sur la prochaine saison, qui sera marquée des Championnats du monde et des Jeux panaméricains.
« Ensemble, quand on travaille fort, on peut vraiment progresser. Toute l’équipe a le même objectif, on veut se qualifier pour les Jeux olympiques de 2028, on travaille vraiment fort tous les jours et c’est le fun, parce que ça porte ses fruits! »
« On est prêtes à foncer et à donner tout ce qu’on a pour se qualifier », a conclu Bernier.






