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Une spectaculaire fin de course propulse Brien et VandenBroek en finale

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Alizée Brien et Grace VandenBroek
Alizée Brien et Grace VandenBroek (Aviron Canada/Aviron Canada)

Elles ont plié, mais elles n’ont pas cassé. Alizée Brien et Grace VandenBroek ont tout donné en fin de parcours de leur demi-finale du deux de couple pour assurer leur place dans la finale A des Championnats du monde d’aviron, à Amsterdam.

Les 500 derniers mètres ont été le théâtre de la spectaculaire remontée des Suisses Salome Ulrich et Fabienne Schweizer, qui sont passées de la quatrième à la première place, devant les Néerlandaises Roos de Jong et Benthe Boonstra. Rendues quatrièmes avec 150 mètres à faire, les Canadiennes ont jeté leurs dernières énergies sur la ligne et ont devancé de 65 centièmes de seconde les Lituaniennes Martyna Kazlauskaite et Dovile Rimkute, après 7 min 13,63 s de course. Un effort qui leur a permis d’arracher le dernier billet disponible pour la finale qui aura lieu vendredi.

Assise dans le premier siège et pleinement concentrée à donner la cadence, la Québécoise a mentionné en entrevue à Sportcom qu’elle n’avait aucune idée de leur classement provisoire dans les derniers moments de l’épreuve.

« Quand les Suisses nous ont dépassées, je pensais que c’était terminé et que nous finirions quatrièmes. C’est Grace qui regardait les autres bateaux et qui savait où nous étions. Elle m’a dit de ne pas lâcher et finalement, les Lituaniennes sont un peu mortes dans les 150 derniers mètres. »

Pour exécuter les instructions de sa coéquipière, encore fallait-il que Brien en ait encore dans le réservoir pour maintenir la vitesse de son bateau qui est parti en trombe, au point où le descripteur de la diffusion internationale a lancé pendant le direct : « les Canadiennes... que se passe-t-il? Elles vont juste vite! »

La Québécoise ignorait si elle maintiendrait le rythme jusqu’au bout. En revanche, ce qu’elle savait, c’est qu’elle avait pleinement confiance en sa coéquipière, tout le personnel de soutien et surtout, dans l’entraînement fait au cours des derniers mois, même si elle avait amorcé la saison avec une autre partenaire dans ce bateau.

« Je savais que nous étions prêtes, alors en partant, je me suis dite que nous allions faire notre course et que si on mourait dans les 300 derniers mètres, so be it ! [...] Là, on ne relâche pas, sauf qu’on ne va pas se le cacher : c’est déjà une grande victoire de faire la finale A. C’était un objectif pour le programme (de l’équipe canadienne), mais nous étions quand même un peu les underdogs. C’est un gros, gros objectif de coché », a poursuivi la rameuse en riant.

Mine de rien, Brien prendra part à une deuxième finale A en deux mondiaux consécutifs. L’an dernier, l’athlète de Val-David s’était classée sixième en quatre de couple. Raison de plus pour que l’ancienne cycliste de haut niveau ne se sente plus comme une impostrice dans son bateau.

« Autant c’est irréel et cool, autant il y a une partie de moi qui dit : “crime, ça fait 20 ans que tu travailles pour ça.” Je suis une rameuse et j’ai ma place ici. C’est vraiment le fun! »

Marilou Duvernay-Tardif et ses coéquipières seront des demi-finales du quatre de couple jeudi.