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Volleyball de plage : comme dans un couple, il faut trouver la bonne personne

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Annie Martin et Marie-Ève Lessard
Annie Martin et Marie-Ève Lessard (Archives)

Dans une équipe de volleyball de plage comme dans un couple, les échanges se font à deux. La comparaison peut aller encore plus loin si on s’attarde un peu plus aux facteurs de réussite de ces deux entités.

Annie Martin et Vincent Larivée en connaissent un brin à propos de ces deux sphères. Les deux sont conjoints depuis plusieurs années et sont aujourd’hui respectivement entraîneure et entraîneur-chef de l’équipe du Québec de volleyball de plage. Ancienne joueuse, Martin s’est classée cinquième aux Jeux olympiques d’Athènes 2004 avec Guylaine Dumont et 19e à ceux de Londres 2012, en compagnie de Marie-Andrée Lessard.

« La beauté et le défi du volleyball de plage, c’est que c’est un sport en duo. On fait toujours la même analogie : c’est comme une relation de couple. Au début, c’est tout nouveau, tout beau et il y a une lune de miel », explique Larivée qui entraînait les équipes de Martin lorsqu’elle était athlète.

« Après ça, plus on se connaît, plus les enjeux sortent. C’est pareil (comme un couple) : il faut apprendre à se parler, à communiquer nos besoins et à se comprendre. L’entraîneur peut être une tierce personne qui peut aider à la médiation pour que les deux (athlètes) puissent se comprendre. Il faut rester objectif. »

Trouver la bonne personne qui permettra à l’athlète d’atteindre ses objectifs sportifs, personnels et s’épanouir dans son sport est un défi. Ce n’est pas parce que deux athlètes se complètent bien physiquement et tactiquement qu’ils connaîtront automatiquement du succès.

« C’est quand même un défi de trouver une partenaire avec qui ça marche. Il y a l’aspect de la chimie d’équipe et aussi celui à l’extérieur du terrain. On voyage beaucoup à travers le monde, on est dans de petites chambres d’hôtel », précise Martin, qui a été intronisée au Temple de la renommée de Volleyball Canada en 2023.

Présentes au récent tournoi montréalais du Beach Pro Tour Elite 16, Marie-Alex Bélanger et Lea Monkhouse ne faisaient pas équipe au début de la saison 2026 avant de finalement se retrouver au début de l’été. Elles étaient coéquipières en 2024 et 2025.

« Lea et moi avions décidé de nous séparer et de prendre un peu de distance afin de voir quel était le meilleur partenariat pour aller aux Jeux olympiques, a reconnu Bélanger. On a été voir si le gazon était plus vert chez le voisin et finalement, on s’est rendu compte que non, ce n’était pas nécessairement le cas pour différentes raisons. Lea et moi avons une super bonne relation sur et à l’extérieur du terrain. [...] C’est avec elle que je suis la meilleure version de moi-même. »

Encore plus de pression

L’ancienne joueuse rappelle que les athlètes doivent présenter leur meilleur niveau de jeu dès les qualifications des plus prestigieux tournois, dont les tableaux principaux sont aujourd’hui encore plus exclusifs qu’à son époque, puisqu’ils ne comptent que 16 places, contre 32 auparavant.

« C’est sûr que ça crée une certaine pression. Des fois, quand ça va moins bien et que les résultats sont moins là, ça prend beaucoup de communication pour passer à travers les défis. À certains moments, tu réalises que des fois, c’est mieux de changer de partenaire, pour avoir d’autres opportunités ou que ce serait mieux pour les deux partenaires de repartir avec un autre duo. »

Cette pression ne doit pas non plus se transformer en des changements précipités ajoute-t-elle.

« C’est toujours cette première étape d’essayer de passer à travers les moments difficiles. Et des fois, ça aussi, ça peut lier une équipe très fortement. »

C’est dans ces moments que le rôle de l’entraîneur est encore plus important. Dans un sport d’équipe où il y a plusieurs joueurs, l’esprit de groupe peut être plus fort et un membre qui a besoin d’être soutenu ou recadré ne représente pas 50 % de la formation comme c’est le cas en volleyball de plage.

Mais encore là, l’expérience d’une vie à deux au quotidien peut servir d’inspiration pour changer certaines choses, comme l’avance Larivée.

« C’est un grand défi, mais comme on l’a toujours dit : ce sont de belles opportunités de se développer, de grandir et d’avancer. Ce sont des habiletés qui nous restent ensuite pour la vie. »