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En avril, ce n’est pas toujours facile!

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Compte complet : Mauvais départs, lourdes conséquences

Compte complet : Mauvais départs, lourdes conséquences

Malaise chez les Red Sox après le congédiement d'Alex Cora

Malaise chez les Red Sox après le congédiement d'Alex Cora

COLLABORATION SPÉCIALE

Un premier mois de la saison 2026 est déjà derrière nous et honnêtement, qui avait vu venir un tel scénario?

Seulement six équipes de la Ligue américaine jouent pour ,500 et plus. Six. Presque le même total que toute la division Centrale de la Nationale. Deux gérants déjà congédiés. Les Mets de New York et les Phillies de Philadelphie au fond du classement. Et trois des six équipes avec les plus grosses masses salariales sont déjà à la dérive.

Avril est un juge imparfait.

Mais parfois, il expose déjà des vérités que certaines organisations refusent de voir.

Changer de voix ou fuir le vrai problème?

Du côté de Philadelphie, les Phillies viennent de congédier Rob Thomson.

Mais soyons clairs : ils n’ont pas réglé leur problème. Ils ont changé de cible.

Quand un gérant en vient à dire à Dave Dombrowski qu’il ne comprend pas pourquoi son équipe joue ainsi, ce n’est pas seulement un aveu d’impuissance, c’est un signal d’alarme organisationnel.

Et pourtant, on a choisi de couper le fil le plus facile.

Les Phillies sont une équipe vieillissante. Leur défense est déficiente. Leur rotation est instable. Résultat : un différentiel de -45 qui ne ment pas.

Et malgré ça, leurs vedettes produisent.

Kyle Schwarber (MPP de ,976, 11 circuits) fait le travail. Bryce Harper (MPP de ,847) aussi. Quand tes piliers livrent et que ton équipe s’enfonce quand même à 12-19, ce n’est pas le gérant le problème.

C’est la construction de l’équipe.

La vérité? La fenêtre des Phillies est en train de se refermer et ce congédiement ressemble davantage à un geste de panique qu’à une solution.

À moins que le balayage du programme double de jeudi contre les Giants soit le début du redressement!

Boston : une organisation qui se sabote elle-même

À Boston, le congédiement d’Alex Cora ne règle rien.

Il confirme plutôt ce que plusieurs soupçonnaient : les Red Sox sont une organisation qui ne sait plus trop qui elle est.

Craig Breslow est brillant, personne ne remet ça en question. Mais diriger une organisation comme Boston, ce n’est pas un exercice académique. C’est un exercice de leadership. Et sur ce plan, ça n’a jamais fonctionné.

Cora était respecté. Écouté. Suivi. Quand ton vestiaire croit en son gérant, tu ne le remplaces pas à la légère. À moins que le problème ne soit ailleurs.

Et ici, il est ailleurs.

Instabilité au sommet. Vision changeante. Messages contradictoires.

Dave Dombrowski, Chaim Bloom, Craig Breslow, trois directions, trois philosophies, une seule constante : l’absence de continuité.

Dans ce contexte, demander à un jeune comme Roman Anthony de se développer devient presque injuste.

Et soudainement, certaines décisions prennent un autre sens. Rafael Devers échangé. Alex Bregman qui signe ailleurs.

Ce ne sont pas des accidents. C’est le résultat d’une organisation qui avance sans cap clair.

Mets : l’échec n’est plus une surprise

Et maintenant, les Mets.

La vraie question n’est plus si Carlos Mendoza est en danger. C’est quand?

Avec une masse salariale de 379 M$, cette équipe devait imposer le ton dans la Nationale. Au lieu de ça, elle s’enfonce lentement, mais sûrement.

Oui, il y a des blessures. Juan Soto revient à peine. Francisco Lindor est déjà absent. Jorge Polanco et Luis Robert Jr. sont sur la touche.

Mais à un moment donné, il faut regarder ceux qui jouent.

Marcus Semien et Bo Bichette sous les ,600 de MPP. Une production indéfendable pour des joueurs de ce calibre.

Résultat : 11,5 matchs de retard sur les Braves d’Atlanta.

On n’est plus dans un mauvais début de saison. On est une équipe qui a déjà perdu le contrôle de son année.

Toronto : pas spectaculaire, mais structuré

À Toronto, pour une fois, il n’y a pas de crise.

Et c’est peut-être ça, la meilleure nouvelle.

Le retour de Trey Yesavage a injecté de l’énergie. Celui de George Springer va stabiliser l’attaque. Et surtout, l’équipe joue mieux sans faire de bruit.

Trois séries de suite.

Et malgré la défaite contre les Twins jeudi, c’est une série de quatre matchs.

Vladimir Guerrero Jr. frappe pour ,354, et j’ai confiance que la puissance va suivre.

Comparé à 2025 après 30 matchs?

  • Même fiche (14-16)
  • Plus de production offensive
  • Une attaque qui peut produire
  • Un personnel de lanceurs qui tient le coup

Ce n’est pas dominant. Mais c’est cohérent.

Et dans une Ligue américaine aussi instable, une équipe cohérente devient rapidement une équipe dangereuse.

Les puissances, les vraies

Pendant que certaines équipes cherchent des réponses, d’autres imposent déjà leur loi.

Les Braves ne sont pas bons. Ils sont dominants.

Une fiche de 22-10. Un différentiel de +66. Une équipe complète, structurée et encore incomplète.

Parce que Spencer Strider n’est même pas encore revenu.

Même chose à New York, où les Yankees (20-11) avancent sans leur pleine puissance, en attendant Gerrit Cole et Carlos Rodón.

Les Dodgers de Los Angeles restent une référence, oui.

Mais pour l’instant, le message est clair : la hiérarchie est déjà en train de se dessiner.

Conclusion : avril ne ment pas tant que ça

On aime dire qu’il ne faut pas trop réagir au mois d’avril.

C’est vrai.

Mais c’est aussi une façon confortable d’éviter certaines évidences.

Parce que les chiffres, eux, racontent souvent la suite de l’histoire : 9 des 12 équipes en séries l’an dernier étaient déjà bien positionnées au début du mois de mai.

Ce n’est pas un hasard.

Avril ne donne pas toutes les réponses. Mais il identifie très vite les équipes qui contrôlent leur destin et celles qui le subissent.

Et pour certaines organisations, en ce moment, la direction est déjà claire. Le problème? C’est qu’elles n’ont toujours pas décidé de le régler.