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RÉSULTATS

La liste des Québécois aux camps de la MLB

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MONTRÉAL - Combien y aura-t-il de Québécois dans le Baseball majeur en 2024? À l'aube des camps d'entraînement en Floride et en Arizona, nous tentons ici de donner la réponse la plus claire possible.

Au moment d'écrire ces lignes, seulement deux Québécois font partie de la formation des 40 joueurs d'un club de la MLB et seront de facto au camp d'entraînement de leur équipe : Édouard Julien, avec les Twins du Minnesota, ainsi qu'Abraham Toro, avec les Athletics d'Oakland.

Otto Lopez faisait partie de ce groupe jusqu'à vendredi, alors que les Blue Jays de Toronto ont décidé désigné pour réaffectation le joueur d'avant-champ dans le but de libérer une place au sein de leur formation des 40 joueurs. L'équipe dispose maintenant de sept jours pour l'échanger ou le soumettre au ballottage.

Quant à Vladimir Guerrero fils, s'il est vrai qu'il est né à Montréal, nous ne le comptabilisons pas ici : il n'a pas joué son baseball mineur au Québec et il représente la République dominicaine sur la scène internationale.

Dix autres Québécois sont assignés à des équipes des ligues mineures, dont Charles Leblanc, qui a été retiré de la liste des 40 joueurs des Marlins de Miami après un court passage dans les Majeures en 2022. Il a signé un contrat des ligues mineures avec les Angels de Los Angeles en novembre dernier, après une saison complète au niveau AAA en 2023.

Édouard Julien

La place de Julien au Minnesota est presque chose faite. Il a terminé septième au scrutin de la recrue par excellence dans l'Américaine l'an dernier après avoir maintenu des moyennes de ,263/,381/,459 avec 16 circuits et 37 points produits en 109 rencontres. Il a ensuite été inséré dans la formation des séries éliminatoires des Twins.

Autre indice que sa place est pratiquement acquise : les Twins viennent d'échanger Jorge Polanco aux Mariners de Seattle en retour de quatre joueurs. Désireux de réduire leur masse salariale, il est clair que les Twins miseront sur le Québécois — et son salaire de 770 000 $ US, tout près du salaire minimum — pour s'occuper du deuxième but cette saison. Sa place est à perdre, pas à gagner.

Abraham Toro

Abraham Toro

Après une très difficile saison 2022 à Seattle, Toro a été échangé aux Brewers de Milwaukee, qui l'ont confiné à leur club-école AAA pour toute la saison — sauf neuf rencontres. Mais il a été excellent.

Au niveau AAA, il a maintenu des moyennes offensives de ,291/,374/,471 avec huit circuits, 36 doubles et 58 points produits en 96 matchs. Pendant son bref rappel de neuf rencontres à Milwaukee, il a laissé une intéressante carte de visite avec huit coups sûrs en 18, dont deux circuits, neuf points produits et une moyenne au bâton de ,444.

Les Brewers l'ont toutefois échangé aux A's d'Oakland, où il aura toutes les chances du monde de se faire valoir. Le gérant Mark Kotsay a d'ailleurs indiqué à MLB.com pendant les assises d'hiver que sa grande polyvalence et le fait qu'il soit frappeur ambidextre pourraient lui permettre d'être de la formation tous les jours. 'FanGraphs.com' le voit même comme troisième-but partant face aux lanceurs droitiers cette saison.

Le baseballeur de 27 ans arrive à un moment charnière de sa carrière dans la MLB, mais il semble être au sein de la bonne organisation pour se faire valoir.

Otto Lopez

Otto Lopez

Lopez se retrouve maintenant dans la même situation que Leblanc l'an dernier chez les Marlins : l'équipe lui signifie clairement qu'il ne fait plus partie des plans.

Il se trouvait nettement dans une impasse avec les Jays. Après de très brefs séjours en 2021 et 2022, alors qu'il a été utilisé dans un et huit matchs respectivement, Lopez n'a été rappelé que pour une rencontre en 2023, à laquelle il n'a pas participé.

D'un point de vue statistique, il vient de connaître sa pire saison dans les ligues mineures et les sites spécialisés ne le classaient même plus parmi les espoirs des Jays pour les ligues mineures à l'avant-champ (FanGraphs.com le place au quatrième rang des arrêt-courts au niveau AAA).

C'est sans compter la congestion à l'avant-champ à Toronto, avec les Bo Bichette, Cavan Biggio, et autres Isiah Kiner-Falefa, Justin Turner et Santiago Espinal, qui sont des années lumières devant lui. 

Si aucun des 29 autres clubs ne lui fait signe, il devra se résigner à faire de son mieux au niveau AAA et tenter d'attiser la convoitise.

Charles Leblanc

Leblanc croyait bien avoir fait sa niche après avoir disputé 68 rencontres en 2022 à Miami. Mais les Marlins ont effectué une série de transactions pour aller chercher plusieurs joueurs d'avant-champ, si bien que Leblanc a été retiré de leur formation de 40 joueurs.

Ennuyé par une blessure au dos, Leblanc n'a pas pu se faire complètement justice la saison dernière, comme en font foi ses moyennes de ,252/384/,423 avec le club-école AAA des Marlins.

Profitant de l'autonomie complète pour la première fois de sa carrière, l'athlète de 27 ans a accepté un contrat des ligues mineures des Angels.

Il y a du trafic à l'avant-champ chez les Angels, mais le contrat de Leblanc stipule qu'il sera invité au camp d'entraînement principal du club. À lui de prouver qu'il peut retrouver son niveau de jeu qui lui avait permis de se tailler une place avec les Marlins il y a deux ans.

Les autres

Les autres Québécois affiliés aux équipes de la MLB ne sont pas assez loin dans leur progression pour espérer percer les formations des Majeures cette saison.

On retrouvait au niveau A avancé en 2023 Miguel Cienfuegos (Padres de San Diego), Cédric De Grandpré (Braves d'Atlanta), Nathan Landry (Red Sox de Boston) et Anthony Quirion (Phillies de Philadelphie).

Au niveau A évoluaient Pier-Olivier Boucher (Braves), Archer Brookman (Tigers de Detroit) et Nicolas Deschamps (Blue Jays). Jérémy Pilon (Rays de Tampa Bay) a quant à lui joué dans les Ligues des Recrues.

Finalement, Conor Angel (Rays), Brandon Hernandez (Cardinals de St. Louis), Jean-Christophe Masson (Blue Jays), Francisco Hernandez (Cardinals) et Mathieu Voros (Mets de New York) ont tous été libérés par leurs clubs respectifs en 2023.

Jacques Lanciault

Non, Jacques Lanciault n'est pas un espoir québécois de premier plan, mais on peut dire que ses informations sont essentielles.

Longtemps impliqué auprès de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ), Lanciault tient un registre exhaustif et précis de tous les Québécois évoluant dans les collèges et universités américaines, dans les organisations du Baseball majeur, ainsi qu'au baseball indépendant.

Son site internet, jacqueslanciault.com, se veut une ressource indispensable et il a été consulté pour cet article, particulièrement afin de retrouver les joueurs évoluant dans les plus bas échelons du baseball affilié.