New York a communié mardi soir autour de ses Knicks, qui se sont vu remettre leurs bagues de champions de NBA 2025-2026 juste avant leur premier match de la saison contre les 76ers de Philadelphie et leur nouveau « King », LeBron James, qui a signé cet été.
Les célébrations n’ont toutefois pas continué au terme de la rencontre, qu’ils ont perdue 106-100.
Impossible d’entendre, au début de la cérémonie, le résumé de la saison victorieuse des héros de toute une ville narrée par l’acteur - et partisan - Ben Stiller, tant les travées du Madison Square Garden résonnaient de « Knicks in five! » (« Les Knicks en cinq matchs! »), cri de ralliement des amateurs pendant les finales en juin.
Son imposante bague au doigt, le meneur et capitaine Jalen Brunson s’est adressé aux quelque 20 000 partisans présents dans la salle et à ceux cantonnés derrière une télévision faute d’avoir pu s’offrir des places pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars.
« On n’y serait jamais arrivés sans vous », a assuré le joueur par excellence des finales (victoire 4-1 contre les Spurs de San Antonio).
« On essaie de lancer cette nouvelle saison, on est prêts, en tant qu’équipe, à tourner la page. Mais il y a une chose que je voulais dire : la joie que cette ville a ressentie cet été, on adorerait revivre ça encore une fois. Merci à vous! »
Brunson a été le meilleur pointeur (21) des siens dans la défaite, alors que Karl-Anthony Towns a réalisé un doublé avec 19 points et 12 rebonds.
LeBron a fourni 14 points, 9 rebonds et 7 passes avec sa nouvelle équipe, victorieuse. Tyrese Maxey a mené la charge avec 28 points, devant Jaylen Brown, 19.
« C’est ça New York »
New York compte de nombreuses franchises sportives au palmarès parfois prestigieux, comme les Yankees.
Mais aucune n’a le pouvoir fédérateur des Knicks, dont les deux précédents titres remontaient à 1970 et 1973.
« Les Knicks, c’est la famille, c’est l’espoir, c’est l’unité », a dit à l’AFP Arnold Adams, 42 ans, accompagné de son père et de son fils pour voir « l’histoire s’écrire » pour les orange et bleu.
Le basket est le sport urbain par excellence. Mais, surtout, cette équipe résiliente a su à travers son histoire « capturer l’imaginaire collectif d’une manière particulière », selon l’universitaire Adam Criblez, auteur d’un livre sur le club.
« Je les vois comme des battants », a expliqué à l’AFP Wendeline Olmo, 48 ans, venue avec son fils. « Quand tout le monde doutait d’eux, ils ont juste montré que “non, vous avez tort”. Et pour moi, c’est ça New York. On est prêts à tout. »
Rééditer l’exploit
Avec le cinquième meilleur bilan de la saison passée (53 victoires contre 29 défaites), Jalen Brunson, Josh Hart, OG Anunoby, Mikal Bridges et Karl-Anthony Towns se sont révélés en séries et en finale, allant chercher le titre à coups d’incroyables remontées au score.
Ce faisant, ils ont offert mardi aux New-Yorkais un moment que ceux-ci ont attendu toute leur vie : voir la bannière de champion 2025-2026 hissée dans les hauteurs du MSG.
Rééditer l’exploit sera un défi de taille pour ce cinq de départ inchangé : aucune équipe n’a réussi le doublé en NBA depuis les Warriors de Golden State en 2018.
Et les Sixers de Philadelphie, copieusement hués à leur entrée sur le terrain, ne seront pas le moindre des obstacles, avec leur effectif de classe mondiale dans lequel figurent Jaylen Brown, Joel Embiid et LeBron James, le seul à avoir récolté de timides applaudissements au Madison Square Garden.
À 41 ans, le « King » veut un cinquième titre avec quatre équipes différentes, avant probablement de tirer sa révérence.