Marina Mabrey continue de grandir à sa huitième année dans la WNBA, et elle prouve qu’elle peut être la leader d’une équipe et jouer au niveau élite.
Sélectionnée par le Tempo de Toronto lors du repêchage d’expansion, Mabrey a complété une première moitié de saison exceptionnelle qui a été marquée par sa performance qui a égalé un record du plus grand nombre de points inscrits (53) dans un match contre les Sparks de Los Angeles le 25 juin et son invitation au Match des étoiles qui aura lieu samedi à Chicago.
Techniquement, Mabrey a été la première joueuse de la WNBA à signer un contrat d’une valeur annuelle d’au moins 1 million $ sous la nouvelle convention collective. Jusqu’à présent, elle répond aux attentes.
« J’attendais ça depuis longtemps, a discuté Mabrey avec TSN. J’ai travaillé tellement fort au fil des années. J’ai eu différents rôles dans la ligue. Je n’ai pas eu de telle reconnaissance depuis longtemps. »
À la pause des étoiles, Mabrey affiche la quatrième meilleure moyenne de points par match (21,0), une forte amélioration par rapport à l’an dernier (14,4). Elle est première pour les longs paniers (3,3) et elle participera d’ailleurs au concours de tirs de trois points en fin de semaine pour la deuxième fois.
Mabrey a maintenant un rôle accru avec le Tempo. Après une saison et demie passée avec le Sun du Connecticut, elle a été la seule sélection de Toronto qui était joueuse autonome sans restriction au repêchage d’expansion, ce qui a permis à l’équipe de lui apposer l’étiquette de joueuse de concession. Elle a ensuite signé pour deux ans et 2,4 millions $ au total.
C’est un énorme bond par rapport aux 210 000 $ qu’elle engrangeaient en 2025 avec le Sun, où elle a été échangée par le Sky de Chicago en 2024. Derrière une joueuse vedette comme Alyssa Thomas, son rôle était surtout de tirer des trois points et de suivre l’exemple de ses coéquipières au sein d’une formation en reconstruction.
« Je savais que le Connecticut allait dans une direction différente, de dire l’athlète de 29 ans au sujet du fait qu’elle n’a pas été protégée. Je le sentais. Je n’allais pas argumenter avec qui que ce soit. C’est correct d’avoir une certaine opinion sur moi comme joueuse, mais on n’était pas alignées là-dessus, alors je devais trouver un autre endroit qui allait mieux me correspondre. »
Reconnue pour sa personnalité fougueuse et son jeu passionné sur le terrain, elle s’est acharnée ces derniers mois à trouver comment canaliser ses émotions de la bonne façon.
À sa dernière campagne dans la ligue Unrivaled, durant la saison-morte de la WNBA, elle a battu le record à trois-contre-trois en inscrivant 47 points dans un match à Philadelphie. Elle est également reconnue pour avoir eu un crash out jar. C’est-à-dire qu’à chaque fois qu’elle perdait son sang-froid sur le terrain, elle devait mettre de l’argent dans un pot.
Le fruit de son travail est visible sur le terrain et on la sent plus sereine.
« Je crois que ce qui m’est destiné finira par arriver d’une façon ou d’une autre », affirme Mabrey. « J’essaie de prendre le bon comme le mauvais et d’apprécier le parcours plus que ces dernières années, et je pense que ça fonctionne pour moi. »
« Je crois qu’elle joue avec plus de liberté, elle joue de la façon qu’elle a toujours cru pouvoir jouer », dit pour sa part son ancienne entraîneuse dans la NCAA Muffet McGraw au sujet de son évolution cette saison.
Championne universitaire en 2018 avec Notre Dame, Mabrey a grandi dans le New Jersey et est la troisième de cinq enfants. Sa soeur Michaela a également joué à Notre Dame et y a dirigé, alors que sa jeune soeur Dara a participé au camp d’entraînement du Tempo avant la saison 2026.





