Les essais libres du GP de Miami seront présentés dès 12 h 15 vendredi sur le RDS.ca.
MIAMI, États-Unis - Le Grand Prix de Miami de Formule 1 ce week-end sera marqué par l’entrée en vigueur de la nouvelle version de la règlementation technique, ajustée après les trois premières manches de la saison, ce qui ne devrait toutefois pas bouleverser la hiérarchie.
Patrons d’équipes, motoristes, pilotes, promoteurs de la F1 et instances du sport automobile sont tombés d’accord la semaine dernière pour modifier à la marge les règles en qualification et en course que la Fédération internationale de l’automobile (FIA) avait imposées cette année pour améliorer le spectacle, notamment en favorisant les dépassements.
Mais cette remise à plat a bouleversé la manière de piloter, en raison notamment de la complexe gestion de l’énergie électrique, et a provoqué des critiques acerbes de certains, à l’image du quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull), à la peine au championnat et pourfendeur de ce nouveau règlement.
Toutefois, les modifications réglementaires qui seront appliquées à Miami, et vont notamment réduire la gestion énergétique pour les pilotes et leur permettre de pousser plus en qualifications, ne devraient pas modifier profondément les forces en présence et Mercedes, archi-dominateur en mars, devrait confirmer sa suprématie.
« Personne ne croyait que le patient, c’est-à-dire notre discipline, se trouvait en soins intensifs. Il y avait clairement des problèmes à régler, mais nous n’étions pas en soins intensifs », a souligné Nikolas Tombazis, responsable monoplace de la FIA.
« Pas une révolution »
« Peut-être que le patient a besoin de faire un peu plus d’exercice, de manger une ou deux pommes par jour, de prendre des vitamines, et c’est ce que nous avons entrepris de faire. Il s’agit d’une évolution, pas d’une révolution », a-t-il souligné.
La pause imprévue de cinq semaines entre le GP du Japon et l’épreuve floridienne, causée par la guerre au Moyen-Orient responsable de l’annulation des manches à Bahreïn et en Arabie saoudite, a surtout permis aux écuries de travailler sereinement sur leur monoplace afin d’apporter des améliorations à Miami.
McLaren, double tenant du titre constructeurs, sera scruté de près ce week-end car ces dernières années, l’équipe anglaise introduisait en Floride des nouveautés qui on toujours bien fonctionné, à l’image de 2024 quand Lando Norris avait décroché à la surprise générale sa première victoire en Grand Prix au Hard Rock Stadium.
Mercedes, qui a remporté assez largement les trois premiers GP de la saison, a également tenté durant le mois d’avril de progresser pour conserver son avance mais s’attend à ce que ses concurrents réduisent l’écart à Miami.
« Après un mois sans course, nous sommes prêts à reprendre la piste. Cette coupure nous a permis d’analyser nos premières courses afin de travailler sur nos points faibles pour continuer à nous améliorer. Nous avons bien démarré la saison mais cela ne sert à rien si on se repose sur nos lauriers », a expliqué Toto Wolff, le patron de l’écurie allemande.
« Nous savons également que nos adversaires auront mis à profit cette pause pour approfondir la compréhension de leur voiture et l’améliorer donc nous nous attendons à ce que les équipes soient plus proches les unes des autres », a souligné le dirigeant autrichien.
Le week-end sur le Miami International Autodrome s’annonce intense puisque la manche floridienne sera marquée par la deuxième course sprint de la saison.
En conséquence, il n’y aura qu’une seule séance d’essais libres au lieu de trois ce qui a poussé la FIA a prolongé sa durée de 60 à 90 minutes afin de permettre aux équipes et aux pilotes d’avoir un peu plus de temps pour s’adapter aux ajustements réglementaires en vue des séances de qualifications.




